CIRCULATION PAR INFLUENCE DANS LES VEINES ET SINUS UTÉRINS
Les nombreux sinus veineux de l'utérus pendant la gestation, avec leurs adhérences aux tissus de l'organe, avec leurs formes irrégulières, offriraient au sang noir une circulation bien difficile, bien languissante, sans le secours de l'impulsion artérielle
collatérale ; aussi ce mode de propulsion y est-il fort accentué.
En effet, les artères très nombreuses, roulées en spirales ou en arcs de cercle, adossent à chaque instant leurs convexités contre les parois veineuses et les forcent à se vider, par la double influence : 1° de leur dilatation qui s'opère aux dépens de celle des veines ; 2° du recul auquel les soumettent les courbes multiples de leur trajet.
Ce recul, en effet, doit résulter du choc de la colonne sanguine sur chaque courbe qui lui fait obstacle, et les veines en reçoivent le contre-coup.
L'influence de cette disposition anatomique peut facilement être constatée, lorsqu'à l'exemple de Rouget de Montpellier, on injecte avec soin les artères et les plexus utérins, un ou deux mois après la grossesse. Si alors on vient à fendre les sinus veineux dans leur longueur, on voit que les artères utérines y font de conlinuellos saillies, repoussant à l'intérieur sous forme do bosselures la paroi interne du sinus veineux correspondant.
CIRCULATION PAR INl-'LUlîNCE DANS LA VEINE CENTRALE