‹ Le circulation et le poulsChapitre 411 sur 669 · CIRCCLATION PAE INFLUENCE DANS LES VEINES ARTERIBUSES PULMONAIRES · texte numérisé non relu

CIRCCLATION PAE INFLUENCE DANS LES VEINES ARTERIBUSES PULMONAIRES

De tous les grands viscères, \q poumon est le plus remarquable comme circulation. Là doit passer en un temps fort court tout le sang de la grande circulation. Là, tout l'ordre naturel est renversé ! Les artères lancent du sang veineux, les veines ramènent du sang artériel. C'est donc sur le sang artériel que va s'exercer cette fois la circulation par influence

Comment pourrait-on nier dans cet organe l'influence impulsive des artères sur les veines, quand on voit que toute grosse et moyenne veine y est accompagnée d'une artère^ et que ces vaisseaux croisent très souvent leur calibre^ se comprimant ainsi mutuellement?

Si l'on considère la masse de l'organe pris dans son ensemble, on recoimaît que le tissu pulmonaire forme à peine la moitié du volume de l'organe; un troisième quart est constitué par les

artères, un quatrième par les veines; on voit donc quel vide doit produire dans le poumon la systole simultanée de toutes ces artères réunies, et quel appel puissant elle doit exercer sur l'ensemble des veines pour les dilater et les remplir.

Il est donc juste de reconnaître dans cette influence un précieux complément de la circulation veineuse. Ce complément a d'autant plus d'importance, que le sang ne regoit point ici comme aux membres le secours direct de la contraction musculaive, pour venir en aide à sa propre impulsion; notons pourtant que l'acte respiratoire y contribue pour une part considérable.

En dehors du poumon, mais avant d'arriver au cœur, les veines pulmonaires, surtout celles du côté droit, avant de s'ouvrir dans l'oreillette gauche, passent sous l'artère pulmonaire et sous la crosse de l'aorte, dont la puissante impulsion doit également retentir sur elles une dernière fois.

Le mouvement pulsatif du sang dans les veines pulmonaires avait été entrevu par quelques anatomistes, mais la cause en était restée douteuse^ et l'on avait cru devoir admettre une force systolique particulière à ces veines. Notre explication nouvelle viendra, nous l'espérons, éclairer d'un nouveau jour cette question intéressante.

DIFFERENCE ENTRE LA CIRCULATION VEINEUSE PAR INFLUENCE ET LE POULS VEINEUX RÉTROGRADE.

Ces deux modes de circulation pulsative des Veines sont en apparence parfaitement semblables; en réalité ils diffèrent complètement et s'opèrent en sens contraire.

En effet, 1° la source d'itupulslon est dilfércuitc. — La

circulation par mjiuence procède de l'impulsion ar^m>^^e,dont elle est le moule en creux, pendant que V artère représente le relief.

Au contraire la circulation veineuse rétrograde procède du cœur. Elle prendson origine dans \ oreillette droite, qui faitrefluer dans les veines cave supérieure, jugulaires et autres, le sang surabondant qu'elle ne peut contenir.

2" L'impulsion se fait en sens contraire. — Elle est directe dans le premier cas, identique à la direction physiologique du sang veineux ; — elle est rétrograde dans le deuxième cas, et antiphysiologique, c'est-à-dire, s'opposantà la circulation

habituelle du sang noir, d'où la dilatation des veines et la congestion des organes.

3° Sou cxpressiou schématique diffère dans les deux cas, en ce que la pulsation dans la circulation par influence se fait en creux, tandis que la circulation rétrograde veineuse garde encore la forme des pulsations artérielles.

ANALOGIE DE LA CIRCULATION PAR INFLUENCE DES VEINES ET DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES.

Il existe une grande analogie d'impulsion entre les veines et les vaisseaux lymphatiques. Les deux systèmes circulatoires éprouvent en effet l'influence des mouvements artériels, et cette influence résulte nécessairement de leur juxtaposition. En effet les vaisseaux lymphatiques sont tantôt groupés autour des artères qu'ils entourent d'une sorte de réseau, comme on le voit sur les artères crurales et iliaques; tantôt profondément placés entre l'artère et la veine, comme on l'observe pour les gros vaisseaux lymphatiques situés entre l'artère aorte descendante et la veine cave inférieure. Le canal ttioracique est pressé entre la crosse de l'aorte et la veine cave supérieure, tandis que le réservoir de Pecquet se trouve entre l'artère carotide et la veine sous-clavière, qui peuvent toutes les deux le comprimer.

Enfin, nous l'avons vu déjà, le professeur ROBiN et le D"' His, de Dublin, ont décrit, le premier en 1873, le deuxième en 1874, les canaux lymphoïdes périvasculaires , qui entourent d'une gaine complète une partie des vaisseaux capillaires de \ encéphale et de la moelle épinière; tout porte à croire que le principal but de cette disposition spéciale est de faire circuler avec plus de rapidité et de régularité les liquides lymphatiques encéphalo-rachidiens. En un mot, nouspouvons affirmer, comme complément de notre première découverte, que la circulation par influence n'est pas bornée aux veines, elle est généralisée aux vaisseaux et aux liquides lymphatiques.

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