‹ Le circulation et le poulsChapitre 429 sur 669 · CIRCULATION ET POULS ORGANIQUE DU CERVEAU. — POULS CÉRÉRRAL · texte numérisé non relu

CIRCULATION ET POULS ORGANIQUE DU CERVEAU. — POULS CÉRÉRRAL

MOSCHION, surnommé le réformatem- [ô Scopôwxv^ç], parce qti' il avait corrigé quelques points de la doctrine à''Aselépiade, comprenait les méninges dans la définition du pouls.

Il croyait que ces membranes jouissaient d'un mouvement sphygmique, comme les artères

GALIEN^ lui-même, dans ses définitions médicales, dit aussi: le pouls est un mouvement involontaire et naturel de diastole et de systole, du cœw\ des artères, du cerveau et des méninges.

On reconnut plus tard que les ondulations du cerveau n'étaient que des mouvements communiqués par les artères, et l'on cessa de s'en occuper comme d'une circulation à part.

Mais, de nos jours, les travaux remarquables de Mosso et Giacomini ^, de Salatké de François Franck ^ viennent démontrer que le cerveau, outre sa participation à la grande circulation générale^ possède un mode de circulation qui lui est personnel et qu'il existe véritablement un pouls Cérébral.

Avant d'entrer dans le cœur de la question, rappelons, en quelques mots, la structure particulière des vaisseaux du cerveau,

Les capillaires du cerveau offrent ce type particulier d'être environnés d'une double enveloppe' lymphatique et de circuler ainsi, comme un tuyau de volume variable plongé dans un manchon plein d'eau, lequel serait lui-même entouré d'un second manchon liquide.

La première courbe lymphatique, celle de ROBIN et WIRCHOW^est située entre les tuniques musculaire et adventice des vaisseaux. Les espaces lymphatiques, signalés par His^ sont en dehors des précédents. Ces deux bains lymphatiques obéissent à toutes les variations de pression possibles.

' Galien. Dedi/f.puls. VU, 16, p. 758, t. VIIL ' '

= Galien. Def. II, p. 37S, t. XIX.

' GiACoiiiM et Mosso. Etude sphjgmogr. des mouvements du cerveau. Acad. des se. P. 1877.

* Salathé. Rech. sur les mouvem. du cerveau. P. th. 1877. " Franck (F.) Rech. sur les mouvem. alternatifs du cerveau, J. d'auat. et de pliysiol. Mai 1877.

La couche lymphatique interne correspond surtout aux varialions sanguines ; dès que les vaisseaux sanguins se vident, les canaux lymphatiques se remplissent ; dès que les premiers se gonflent, les seconds se vident à leur tour. C'est un bel exemple de cette circulation par influence^ qui est aussi vraie pour les lym-^ phatiques que pour les veines.

La couche lymphatique externe^ tout en obéissant aux mêmes influences, correspond surtout à la nutrition du cerveau et de la moelle. Aussi, tant qu il y a équilibre entre la recette et la dépense, on n'aperçoit que les espaces de Robin.

Mais si l'équilibre des matériaux nutritifs vient à se rompre, si, par exemple, l'importation devient trop gi'ande, aussitôt apparaissent les espaces de His. Les sucs nutritifs stagnant le long des vaisseaux refoulent les tissus et forment autour des tubes vasculaires de larges espaces qui s'étendent et se terminent sous la pie-mère sans communiquer avec elle. Toutes ces précautions étaient nécessaires pour un organe mou qui, limité par une boîte osseuse, ne peut se dilater dans aucun sens ni supporter sans préjudice aucune pression.

Ainsi, le premier caractère de la circulation capillaire cérébrale c'est d'être protégée par un double manchon liquide; c'est aussi de communiquer une circulation par influence^ non seulement aux veines, mais aux lymphatiques, qui, pour mieux en ressentir l'action, les engaînent comme une épée dans son fourreau.

1° COURBE d'expansion CiÉRéBEALE PRODUITE PAR LA SYSTOLE

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