‹ Le circulation et le poulsChapitre 430 sur 669 · CARDIAQUE · texte numérisé non relu

CARDIAQUE

Le pouls cérébral est double : artériel et veineux. Le pouls ar^me/ ne peut être étudié sur les grosses artères cachées à la base du cerveau, mais l'organe est tellement rempli de vaisseaux, qu'il donne de? pulsations de totalité comme les tumeurs érectiles.

En quelque point du cerveau que l'on pose le sphygmoscope à mercure, on voit les battements artériels reproduits, mais on les voit encore mieux si Ton pose l'instrument sur les fontanelles d'un jeune enfant, et là ils constituent un pouls veineux. En effet, les sinus veineux, adhérents à la dure-mère, dénués de fibres musculaires,laissèraient avec peine circuler le sang s'ils

606 POULS OEGANIQUE CÉRÉBRAL

n'éprouvaient le salutaire effet de la circulation par influence. Ici l'influence ne vient pas d'une seule artère collatérale, elle est communiquée par le cerveau entier et par les milliers de vaisseaux pulsatifs qu'il renferme et qui le font gonfler à chaque systole.

Caeactèrbs SPECIAUX DE LA PULSATION cér:ébrale. — Mais ces pulsations, transmises aux sinus veineux par la masse cérébrale, n'offrent pas les caractères habituels que donnent au sphygmographe les autres vaisseaux.

1° La systole et la diastole occupent des temps à peu près égaux.

2° Il n'y a, pas de dicrotisme apparent, sans doute à cause du peu d'élasticité des parois fibreuses des sinus et de leur adhérence aux os.

Les effets de la pression sanguine se font sentir au cerveau d'une manière très marquée, à cause de la fixité de sa boite osseuse, et c'est bien à l'impulsion du cœur qu'il faut rapporter le mouvement d'expansion cérébrale. En voici la démonstration :

A. — Pendant la compression des carotides^ les pulsations synchrones à celles du cœur disparaissent presque complètement du cerveau ; puis, lorsque la circulation artérielle se rétablit, les pulsations aug^mcntcnt en iiaiitcur, et le cerveau, après un rapide accroissement de volume, présente une contraction qui subsiste avec des pulsations beaucoup plus fortes qu'auparavant.

B. — En comprimant les veines jugulaires, on produit une

augmentation de volume du cerveau. Après vingt ou trente secondes de congestion veineuse, le volume de cet organe commence à diminuer. Pendant la congestion veineuse du cerveau^ les pulsations augmentent très considérablement en hauteur, et cette augmentation persiste pendant un temps assez long, même après le rétablissement de la circulation veineuse normale.

C. — Pendant l'occlusion des artères fémorales, \es pulsations cérébrales apparaissentj»te aiguës et plus élevées; au moment où la circulation du sang se rétablit, on voit une diminution rapide de la hauteur des pulsations.

Page 1