CONTRACTIONS RHYTHMIQUES DE LA VEINÉ CAVE
Tandis que la plus grande partie du chyle recueilli par la veine porte entre dans le foie, pour être soumis à son influence dépuratrice, avant de se mêler au courant delà circulation générale, une portion du sa;ig du même vaisseau passe directement par les anastomoses dans la veine cave ascendante. Or ce sang doit aussi être purifié par une influence glandulaire, avant de se répandre dans l'économie.
D'après Claude Bernard il y a dans la portion inférieure de la veine cave, derrière et au dessous des orifices des veines hépatiques, une tunique musculaire, d'une épaisseur considérable, et dont les contractions déterminent des pulsations dans la veine cave et dans les veines rénales, pulsations qui ne sont pasiisocbroncs avec celles du cœur.
En outre, chez le cheval du moins, la veine cave présente deux valvules, attachées à sa paroi, immédiatement au dessous des orifices des veines rénales.
Cette disposition a pour but de permettre que par la contraction de la veine cave inférieure, contraction qui smys'iq ni pendant la digestiou seulement, le sang ne pouvant retourner en arrière^ puisqu'il est retenu par les valvules, remonte à droite et à gauche par les veines rénales, pour aller se purifier dans les reins, qui éliminent les matériaux superflus ou nuisibles en produisant l'urine des aliments 2.
Pendant ce temps, la circulation est changée par la clôture des valvules de la veine cave, qui arrêtent le sang venant des membres inférieurs; mais la veine azygos intervient alors comme une vaste anastomose, pour porter le surplus de sang dévié à la veine cave supérieure.
Le professeur MAC donnel ^, de Carmichaël School, à Dublin, a
' Claude Bernard. Arch. de médecine, t. XXIII.
■ Franchescih. Gazette médicale de Paris. 1859, p. 832.
' DoNNEL (Mac). Recherches sur les valvules rénales et hépatiques et sur la circulation hépatico-rénale. Jouru. de physiologie, 1859, p. 300.
nié l'existence de cette circulation particulière, mais les expériences de Claude Bernard en ont mis la démonstration hors de doute.
On a vu aussi, quoique rarement, la veine cave, douée d'un battement rhythmique, suppléer à l'insuffisance de la circulation, et entretenir la vie, alors que les battements du cœur paraissaient arrêtés.
En RESUME, le pouls organique de la veine cave consiste : 1° En pulsations rUythinîqucs , pouvant se développer, dans certaines circonstances, comme suppléance du cœur. ' 2° En une série de contractions qui surviennent pendant la digestion seulement, contrjactions non Isochrones au pouls, èt qui forcent le sang à passer par le foie ou par les rems, pour s'épurer avant de revenir au cœur. C'est la courbe fonctionnelle.
3" Elle éprouve à un haut degré, comme nous le verrons pour la veine porte, les effets de la respiration pulmonaire et surtout diaphragmatique. — Courbe respiratoire.
4° Comme toutes les grosses veines, elle ressent les effets de la circulation par influence que lui communique V aorte.
•ViAe n.