CIRCULATION RÉTROGRADE DES VEINES RENALES
Une disposition toute spéciale des veines rénales favorise la l'étroccssion du sang. En effet, ces veines sont dépourvues de valvules. Le sang qui revient des reins par ces veines, n'est donc point retenu forcément dans une voie absolue ; il peut alternativement avancer vers le cœur, ou rétrograder vers les reins, pour y accroître rapidement la sécrétion urinaire.
Ainsi la circulation organique rénale offre des caractères tout
particuliers, mais qui n'apparaissent que lorsque les organes entrent en fonction. On y reconnaît alors : 1" Un pouls cardiacine artériel.
2° Une courbe fouctionuelle, due à la trame contractile qui fait varier la tension du sang et vient ajouter sa courbe lente à celle des autres pulsations.
3° Une circulation veiueufse^ tantôt directe, idiiiioiinverse et rétrograde, qui ramène le sang noir dans les organes et l'en éloigne alternativement suivant les nécessités fonctionnelles.
Je dis : sang noir, il vaut mieux dire sang veineux, car, si ce sang est noir dans le repos de la fonction, il coule rouge e dépouillé de fibrine, chaque fois que l'organe travaille et tan qu'il y a sécrétion d'urine, que celle-ci soit acide ou alcaline.
Ce sang rouge est diluent et ne donne pas de caillot, bien différent en cela du sang veineux, si noir, si fibrineux, qui sort du muscle en activité.
C'est qu'en effet, comme l'a parfaitement exprimé le docteur Pidoux dans son savant ouvrage sur les lois de la circulation, le sang n'est point un liquide uniforme rouge d'abord, noir ensuite, mais cbatiuc organe fait son sang:, et le sang veineux du rein est presque dénué de fibrine.
, 4" La circulation rénale éprouve encore lesefî'ets de la respiration diaphragmatique : courl»e respiratoire,
5° Les courbes de la veine cave et de la veine porte y font éprouver leur retentissement.