‹ Le circulation et le poulsChapitre 445 sur 669 · POULS MUSCULAIRE MORBIDE · texte numérisé non relu

POULS MUSCULAIRE MORBIDE

Pouls du tremblement. — Si la contraction musculaire vient à se modifier sous l'influence d'une affection soit locale, soit des centres nerveux, aussitôt le pouls en éprouve le retentissement, et son expression sphygmographique se trouve modifiée. Ainsi, dans les diverses espèces de tremblement sénile^ — scléreux, — ■ ou de paralysîs agitans, le pouls normal voit sa ligne, ordinairement si nette,transformée en ligne serratique, dont on peut même compter le nombre de vibrations par seconde.

Il on est de même du pouls hystérique.

Fig. 226. Pouls du tremblement hystérique.

Mais dans celui-ci, l'effet du tremblement s'unit à la courbe de l'effort musculaire, à cause des contractions toniques, si fréquentes chez les hystériques.

En somme : la fonction musculaire détermine une activité plus grande dans la circulation. Ainsi, dans le muscle, tout est subordonné à la fonction de contraction : — circulation, — pouls, — tension veineuse.

C'est l'organe qui se mesure lui-même sa part du liquide nourricier, faisant ses provisions pour l'action, ou se mettant à la diète dès qu'il n'agit plus. C'est l'organe qui retient ou chasse le sang à son gré, comme un cœur local, dans ses lacs sanguins. — L'aponévrose, ses cloisons et ses tendons constituent l'appareil (3^'accommodatîon.

C'est bien là une circulation et un pouls organique au premier chef.

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PIÉ6U fut le premier à étudier les doubles mouvements d'expansion et de contraction des membres pendant un cycle circulatoire.

Après lui, Chéliiis^ Eick, Ch. Buisson, Mosso et Franck abordèrent tour à tour cette intéressante question.

Le pouls organique des membres se présente avec une quadruple expression :

1° Pouls artériel d'expansion ou de totalité.

2° Pouls respiratoire ou de tension.

3° Pouls cérébral ou de dérivation.

4° Pouls fonctionnel musculaire ou de pression.

1° pouls artériel de totalité.

A chaque systole du cœur, les membres subissent un mouvement à' expansion ou de totalité qui est synchrone avec la pulsation de l'artère principale de ce membre et qui augmente sensiblement son volume. Au mouvement d'expansion succède un mouvement de retrait correspondant à la systole de l'artère du membre.

Ainsi sur l'être vivant, tant que le cœur bat, les membres et le tronc sont dans un état continuel de gonflement et de resserrement, de systole et de diastole trop légères, sans doute^ pour être aperçues à l'œil, mais faciles à démontrer par l'expérience.

En effet, si^ à l'exemple du docteur Piégû et de Mosso, on enferme un membre dans un manchon de verre plein d'eau ét muni d'un tube manométrique, on verra à chaque pulsation artérielle l'eau s'élever dans le tube, parce que le membre occupe plus de place, puis redescendre pendant la période dé repos.

Ce mouvement n'est point dù seulement à la dilatation des gros troncs artériels ; il est surtout le i^ésultat de la dilatation infminiment petite, mais infiniment nombreuse, de tous les

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réseaux artériels d'ordre secondaire, jusqu'aux capillaires de troisième ordre.

A ces limites s'arrêtent ordinairement les pulsations ; mais, sous l'influence d'une foule de circonstances, elles peuvent se propager; on le remarque dès qu'un effort, un obstacle quelconque, une inflammation, une ligature, en paralysant les vasoconstricteurs, rend les vaisseaux plus dilatables.

Alors les battements peuvent devenir visibles et appréciables^ même à l'œil nu.

. C'est surtout dans le panaris, Vanthrax et Vérysipèle que l'on peut très bien se rendre compte du phénomène. Du reste, s'il est moins marqué que ne semblerait le comporter la masse des artérioles réunies, c'est que les veines se remplissent à mesure que les artères se vident et que le sang noir vient occuper une grande partie de l'espace laissé libre.

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