‹ Le circulation et le poulsChapitre 450 sur 669 · II. — LE PIED · texte numérisé non relu

II. — LE PIED

Tout ce que nous venons de dire de la main peut s'appliquer à la circulation du pied. Mêmes obstacles, mêmes fonctions, sinon de préhension, du moins de pression et de support, mais aussi commimications multiples et incessantes entre les divers vaisseaux dorsaux et plantaires. En voici le tableau : ]

1" Disposition en réseau des veines superficielles, réseau qui offre à la plante des pieds une richesse extrême.

2° Communication des veines superficielles et profondes.

3" Circulation variée. — A en grand courant. — B en arcades musculaires. ■

4° Canaux île sûreté faisant communiquer deux segmens d'une même veine séparés par des valvules, afin d'équilibrer la tension.

" S° Canaux de dérivation permettant un pouls rétrograde

pendant la contraction musculaire.

- 6° Le courant sanguin s'établit, pbur le pied, à.es> parties profondes aux superficielles.

- C'est le contraire dans le reste du membre, il va de la couche sous-cutanée au centre. > . ...^

La simple pression du pied contre Îe"s61 suffit poûi'irifluencer le cours du sang.

^"■'Les courbes cérébrales et respiratoires s'y font aussi sentir. ' - i'

!]M Toi-î-" CIRCULATION

ET POULS ORGANIQUE DE LA PEAU ET DES MUQUEUSES, «ôllo fOiohniiùiïL yt) J9 biiiugnj.i's vùih'-.

.alla/uiaoliafiol otliw^ PEAU.-"' ■j L■ '-i■^^'^f^o'<,a z^<.h\ VrT'-Tnflf^fU

La peau n'est pas seulement une enveloppe tégnmenta.ire i^rotectrice et isolante, elle est encore un émonctoire pour les sécrétions sudorales ; elle forme aussi un troisième poumon, par l'absorption qu'elle opère de X oxygène de l'air, et qui équivaut environ à ^ de l'action pulmonaire. A ces divers titres, elle doit avoir son joom/s ei sdi circulation personnelle. Cette circulation est surtout capillaire ; et comme telle elle doit être eoutiune, non pulsative. , i, .ayï •

Peu apparente à la surface du corps, elle lui communique' pourtant cette teinte rose pâle, qui indique la vie et qu'on nomme couleur de chair. Mais elle paraît davantage aux mains, à la pulpe des doigts, à la plante des pieds et au talon chez les jeunes enfants, puis aux joues dont elle constitue Vincarnat. Ici sa valeur est déjà grande au point de vue médical.tî!V'cniTfi >

Indications diag^nostiffues. — L'incarnat, en effet, est le signe de la santé, et d'une sanguification parfaite.

Son absence, portée jusqu'à la pâleur mate de la cire, indique la clilorose. A un moindre degré, elle marque la faiiilesse doY l'Iténiatose chez lés individus à profession sédentaire, les lym-T phatiques, les scrofuleux et les convalescents. Sa coloration trop forte, étendue à toute la face, signifie congestion; cpn-^)l gestion qui peut être seulement ou cérébrale en mêmei"

temps. li

En outre, si la coloration est violacée, il s'agit d'une congesHi r tion veineuse, d'aspliyxie ou d'une affection du cœur droit- l)

Si les pulsations artérielles n'arrivent pas jusqu'à la peauiA et ne font point battre ses vaisseaux avec un rhythme habituel, les variations d'action des nerfs vaso-moteurs lui font néanmoins subir des modifications incessantes. Ainsi la frayeur pâlit le visage; la honte le fait rougir jusqu'au front; la colère Vem^. pourpre; V émotion la. colore de rougeurs passagères; le froidf '\ Vexcès de la fureur ou de l^^ douleur bleuit ila,. peau et, la. cyanose ni

CIRCULATION ORGANIQUrirt'MÂtj^S'r MUQUEUSES. 665'

Tout cela s'opère en un instant, par la dilatation ou le resserrement des capillaires artériels ou veineux; ce sont autant de variations de la circulation^ sous l'influence des vaso-moteurs, et les nuances de la peau se trouve ainsi refléter, comme dans un miroir, les affections les plus intimes de l'âme, aussi bien que les variabilités de la marée sanguine et do l'hématose ; elles constituent en réalité sonpouls, sa courlic fonctionnelle.

Ces variations de couleur sont infiniment plus prononcées chez certains animaux; le caméléon, par exemple, prend successivement sur son corps toutes les teintes possibles, suivant les impressions qu'il éprouve, et aussi.; dit- on, suivant les objets qui' l'approchent ou qui l'entourent. j 1

Si le réseau vasculaire se multiplie d'une façon excesst'Ve' feiii* un point de lapeau, il en résulte une tache avec vive coloratiohr c'est ce que l'on appelle envies ou taches de vin, lorsque le réseau ne fait pas saillie, et tumeur érectîle, lorsque Vk]/periwjo/^fe des tissus s'ajoute à celle des vaisseaux. '^^ ^-^ ^

Ces taches sont tantôt artérielles, tantôt veineuses», et leùW coloration devient rouge pour les premières, violette pour les' secondes.

Quand la formation érectile est artérielle!', ''ïiil'^^ne tarde point à voir apparaître, jusque dans la peau mènie^ des pulsations isochrones à celles de la radiale. Car lés nouveaux vaisseaux, très peu riches en fibres musculaires, se laissent facilement dominer parla circulation générale. Dei là àlis'si une tendance extrême vers un développement rapide, et la nécessité pour le chirurgien d'opérer promptement.

Chez les animaux, on voit des productions érectiles physiô- *^

logiques, sans pulsations apparentes. La crête du coq rougit^

et se gonfle, quand il entre en fureur ; celle du dindon, quand "

il se pare, offre toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, depuis le

rouge vif de la crête supérieure jusqu'au bleù d'azur, des appen- •

dices sous-maxillaires ; c'est qu'ici l'Organe érectile est double,

artériel et veineux.

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1 lï.i 1 Uli^ ttaè ■ 'M-TJOùEUSES . ■ — C œcULATION ANTAGONISTE .

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Les membranes muqueuses sont^ comme la peau, parcourues par un réseau capillaire^ mais réseau infiniment plus ricî|èj .W"")} en rapport avec les fonctions de l'organel " ' ■

Quand l'organe est actif ,' Jes vaisseaux se dilatent, se gonflent!; quand il est au repos, les vaisseaux diminuent de volume et se x'esserrent. Lday. jiiur'

11 existe donc f^pour' les muqueuses comme pour les autres systèmes, outre la circulation ordinaire, outre les courbes de Trauhe et de Mosso, qui indiquent la tension hcmatosigue et l'équi. libre de tension des différents organes entre eux, une courbe particulière qui doit marquer parfaitement leur degré d'activité. C'est la courlie fonctionnelle. Mais nous devons signaler en outre, à propos de la courbe de Traube, ce fait remarquable de l'antagonisme entre la peau et les muqueuses.

En effet, d'après les recherches les plus récentes, les modifications de la circulation sous l'influence du sang asphyxique ne s'opèrent pas dans le même sens pour tous les organes. Pendant que les vaisseaux se dilatent dans \dipeau, ils se contractent dans la paroi de l'intestin et dans les viscères abdominaux : et lorsqu'ils se contractent dans le tégument cutané^ ils se dilatent au contraire pour la cavité abdominale. Cet antagonisme de la circulation intestinale et de la circulation cutanée est très marqué; l'opposition de ces deux espèces d'organes, sous la même condition, est un fait remarquable : elle tient très probablement à ce que, dans l'intestin et dans la peau, la répartition des deux ordres de nerfs vasculaires, dilatateurs et constricteurs, est inverse l'une de l'autre; dès lors l'excitation produite par C. 0^., devient prépondérante sur l'un ou sur l'autre.

Indication thérapeutique. — Ainsi s'explique physiologiquemont l'importance de la médication révulsive sur la peau, dans le traitement des affections intestinales, et la valeur de la médication purgative ou dêrivatrice, qui n'est autre qu'une révulsion sur l'intestin, dans les affections étendues de la peau, ou de dartres rebelles.

Ajoutons néanmoins qu'ici le mal est à côté du remède, car une révulsion trop vive ou trop longtemps continuée sur l'intestin peut déplacer l'herpès cutané^ et produire une métastase sur la muqueuse intestinale, par suite de l'antagonisme des deux tissus.

Cette métastase serait plus grave que la maladie primitive, et l'on doit se garder de la provoquer, sous peine de voir la nutrition s'altérer et les forces tomber rapidement.

En résumiî : 1° La Peau, offre une circulation continue

pouvant devenir pnlsative, dans certains cas pathologiques.

2° La courbe vaso-niotrîec y est très visible.

3" La courbe «le Traube, s'y montre aussi parfois dans les cas d'asphyxie avec couleur violacée et gonflement de la face.

4° Les mufiueuses alternent leur courbe fonctionnelle en périodes opposées à celles de la peau.

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666 CIRCULATION ORGANIQUE PLACENTAIRE.

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