CIRCULATION PAR INFLUENCE DE LA VEINE OMBILICALE
La longueur du trajet de la veine ombilicale, ses nombreux plis et replis, ses entrelacements et ses nœuds rendraient souvent la circulation bien difficile, parfois même impossible, si les deux artères enroulées autour d'elle ne lui préparaient une tâche plus facile. En effet, elles la pressent circulairement, et à chaque pulsation artérielle le sang veineux refoulé reçoit une impulsion nouvelle ; nulle part on ne saurait trouver un exemple plus net et plus frappant de la circulation par injimnce que dans la veine ombilicale.
ARRÊT PROGRESSIF ET SPONTANÉ DE LA CIRCULATION DBS ARTÈRES OMBILICALES.
Au moment de la naissance, les artères ombilicales battent très fortement; mais si, au lieu de couper le cordon, on attend quelques minutes^ on ne tarde pas à sentir les pulsations s'affaiblir et, disparaître rapidement, il ne faut souvent pour cela que 1 ou 2 minutes.
J'ai pris au sphygmographe le tracé de ce pouls, on verra qu'il représente parfaitement le pouls myure ou en queue de rat ■ des anciens.
Quant à la cause qui détermine l'arrêt spontané de la circulation dans ces artères, elle est difficile à préciser, mais l'on peut admettre qu'elle dépend d'abord de l'impression vive du froid que l'air extérieur produit sur la région ombilicale. De là, un spasme artériel très prononcé, et, comme les fibres musculaires lisses sont très nombreuses, surtout en ce point de l'artère, elles resserrent le calibre jusqu'à l'oblitérer.
Puis, une rapide atrophie de ces mêmes fibres les transforme en tissu fibreux, et le vaisseau se détache par ulcération nécrosique au niveau de l'ombilic.
En résumé : 1° Le pouls organique du cordon est un pouls inverse, où le sang veineux revient par des artères, le sang artériel par une veine, c'est un pouls pulmonaire.
2° Dans la veine^ la circulation par influence est fortement accentuée, par suite de la disposition spiroïde des artères.
3° Enfin, on voit dans le funis l'exemple unique d'un pouls artériel vigoureux, s'arrêtant subitement et pour toujours à un moment donné, souvent même sans aucune ligature.
m CIEOULATION ORGANIQUE DU FŒTUS.
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«noijB'wraun ssCIRGULATIÔN ET POULS F0ETA1L«t«9q - ^^n^''^?^
La dirculation du f œfu's offre des éléments particuliers; le ■-circuitu's y est plus que complet. Deux anastomoses importantes viennent en effet permettre le mélange des deux sangs.
Lè trou «le Botal fait communiquer les deux oreillettes, c'est-à-dirè les deux ceeurs Veiîieux et artériel. " '
Le canal artériel fait communiquer les deùM^cli^culalioili, 'générale et pulmonàire| 'èiï ^'ouvrant de l'artère pulmonaire :i dans l'aorte.- ' ^ ; ^^>ï.'w'> uh is i^jivmojbi f ' ' - '
Ces communications efltrê' fes" deux 'syStêîftèé étaient nécessaires, car, chez le fœtus, les poumons ne sont point perméables et n'admettent encore que le sang indispensable à leur nutrition. A cette époque, les poumons, n'ayant pas de fonction, il fallait un diverticulum au sang qui lui était destiné, de là ces communications directes entre la base des deux cercles vasculaires.
Mais à la naissance, dès que les poumons commencent à fonctionner, le canal artériel, très ricbe en fibres contractiles, commence à se resserrer, et le trou de Botal se referme aussi Rapidement. Ce travail est progressif, mais il suffit de quelques jours pour que l'occlusion soit achevée. Les deux sangs, veineux et artériel, circulent désormais séparés, et le sang noir se rend tout entier au poumon. Les recherches de Nathalis GUILLOT * ont montré néanmoins qu'il persistait, chez un grand nombre dé sujets adultes, une petite ouverture au trou de Botal, mais sa présence ne produit aucun accident.
Eiï EÉsciMÉ ; la circulatlou fœtale est une circulation mixte j elle n'est ni veineuse ni artérielle, mais bien mélangée des deuxsangs.
Elle a ses ouvertures, ses vaisseaux particuliers : trou de Botal -— ' canal artériel — artères et veines du cordon « Elle a son poumon : le placenta.
Courbe fonctionnelle. — Mais le chiffre du pouls du fœtus varie plus encoi'é que celui du cœur de l'enfant après la nais-
* GuiLLOT (N.). Deicript. des vaisseaux particul. qui se forment dans les poumons tubercul. et détiennent au hiilieu de ces organes des conduits d'une circulât, nouvelle. .1. l'Expérience, 1837.
sance, car il subit toutes les variations fonctionnelles de celui de la mère. Il ressort de nombreux tableaux comparatifs relevés par Charles Taylor * que le cœur du fœtus s'accélère de 20 pulsations pendant la digestion maternelle. Les numérations étaient faites une demi-heure avant et deux heures après le repas, et dans le repos le plus absolu de corps et d'esprit.
Courbe musculaire. — Le pouls du fœtus subit encore dans les premiers temps l'influence des contractions de Tamuios.
Plus tard, l'influence musculaire des contractions utérines, et de celles des parois du ventre pendant l'effort maternel, surtout pendant FacccJMcAmewi. ffiioo li.i-.i «•»ii'ji-^,V'«K f -i'
Courbe mécanii|ue. — Enfin, il n'y apasjusqu'aux pressions mécaniiiucs des vêtements et du corset qui ne retentissent d'une manière parfois funeste sur le cœur du fœtus. \'ô
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Est-ce à dire que nous aurons décrit dans ce chapitre tous les pouls organiques? loin de nous cette prétention, il en reste encore beaucoup à découvrir. Ainsi, par exemple, chaque organe des sens doit avoir le sien. Or nous ne connaissons pas encore celui de l'oreille interne et celui de Y olfaction très analogue aux organes érectiles nous est à. peine connu par le travail I tput récent de ZuoKERLAND^, paru en 1884. Nous n'avons fait ! ici qu'esquisser un chapitre , de l'œuvre de Bordeu, cherchant à j exprimer d'une manière neuve el . claire des choses déjà an- I cienu^^ : îi2(?ya,.i^e(iJ wûîJe. i>-io(ji) ■
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' Taylok (Ch.). Obs. destinées à montrer l'influence delà digest. de la mère sur la fréquence du pouls dufqitus. Edimb. méd. joum, p. 1004, 1816*. , [ t "^^ih'étERt'àm, Appàreit' birculatoive de la muqueuse nasale. Wièn') in-4'', 18Sf.
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