POULS PETIT ET FAIBLE PAR ACTION TOXIQUE OU MEDICAMENTEUSE
Les médicaments qui peuvent affaiblir l'action du cœur et du pouls sont très nombreux, car la plupart des poisons exercent, aux doses toxiques, sur les organes, une action déprimante et paralysante. Voici les principaux :
Acacia vera, — Aconit, — Aconitine, — Acide aconitique^ — Agave américaine, — Agrostemma ghitago (nielle), — Agaric bulbeux et Muscarine, — Ammoniaque en olfaction, — Amomum, — Aniline, — Arnica, — Arsenic, — Atropine, — Belladone, — Camphre, — Cantharide (2^ période), — acide Carbonique et tous les acides à doses toxiques, — chlorure de Fer, — Douce-amère,
— Hamamelis et Hazaléine, — Inée, — Ipéca, — Jaborandi, — Laurier-cerise, — Muscarine, — Napelline, — Nicotine, — Opium, — Phosphore, — Platine, — Plomb, — Romarin (essence de), Phus toxicodendron, — Seigle ergoté, — Stramonium, — - Sureau, — Tabac, — Tanaisie, — ■ Tartre stibié, — Taxus baccata (if), — Uranium (nitrate d'), — Valériane [y^ période),
— Vanadium, — Veratrum album et viride.
Mais de tous ces remèdes quelques-uns seulement offrent des détails importants à consigner.
Acide carltoiiifinc. — Ce gaz, absorbé en inhalations, produit pendant une première période courte un pouls dur
et fort; mais bientôt les veines se gonflent, les artères se vident, le pouls baisse ; il faiblit et devient de plus en plus défaillant jusqu'à la mort. Or V asphyxie, c'est-à-dire la mort par rétention d'acide carbonique^ est une des plus fréquentes manières de mourir ; c'est le résultat ultime auquel conduisent les poisons narcotiques, ainsi que la plupart des anestliésiques ; le pouls petit et faible sera donc un caractère commun de la deuxième période d'action de toutes ces substances.
iSeigIc ergoté. — Son usage prolongé détermine l'ergotisme, c'est-à-dire d'abord le resserrement extrême des vaisseaux capillaires, par suite de l'excitation dos nerfs s'aso-constricteurs, puis la stagnation du sang dans les capillaires presque oblitérés, enfin l'inflammation et la gangrène.
Od comprend dès lors que le pouls doit être petit par cette double raison : 1° que la constriction vasculaire s'étend à toutes les artères ; 2° que les capillaires resserrés font refluer le sang et augmentent la tension.
Ploml». — Pendant les accès de colique de plomb, Iq^ovXs àQy'ieni petit, serré, sans fréquence, et ce caractère, joint à la violence des douleurs, sert beaucoup à fixer le diagnostic.
Vomitifs. — Tous les vomitifs, pendant la période nauséeuse : sulfate de cuivre, émétique^ ipéca, etc., rendent le pouls faible et petit.
Il en est de même de tous les acides forts administrés à dose empoisonnante : acide cklor hydrique, chronique, nitrique, oxalique, suljurique.
Mais le plus remarquable est Vacide chromique, car il suffit de son usage externe, de badigeonner par exemple le col utérin, pour déterminer des nausées violentes, avec vomissements et pouls faible, petit, misérable.