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POULS PETIT ET FAIBLE DANS LES AFFECTIONS ORGANIQUES DU CŒUR

La plupart des affections chroniques du cœur, à l'exception de l'anévrysme et de l'insuffisance aortique, donnent lieu à un pouls petit et faible.

Rétrécissement aortique. — Ici l'obstacle est à l'aorte; sans doute le pouls doit encore avoir un certain degré de force, mais il est toujours inférieur à ce qu'il aurait été sans l'obstacle : on peut même apprécier la différence en prolongeant les lignes de systole et diastole au-dessus du plateau d'arrêt, jusqu'au point où elles auraient dû se rencontrer s'il n'y avait point d'obstacle.

Fig. 361 — RéI.récissemeut aortique.

Rétrécissement mitral. — Ce rétrécissement ne permettant qu'à une petite quantité de sang de pénétrer dans le ventricule, celui-ci à son tour n'en peut lancer qu'une faible quantité dans les artères ; de là un ^ou\s petit et faible.

Fig. 362. — Homme de SO ans, rétrécissement mitral.

Il sera plus petit encore si le malade est atteint en même

temps de rétrécissement mitral, avec rétrécissement aortique concomitant.

Fig. 363. — Homme de 3i3 ans, rétrécissement mitral et aortique.

Insnfflsaucc mîtralc. — Cette lésion amoindrit également le pouls, car à chaque systole une portion du sang qui devrait pénétrer dans l'aorte reprend le chemin de l'oreillette, à travers l'orifice auriculo-ventriculaire qui ne ferme plus.

A.tropliic du cteur . — Il est évident que plus le cœur s'appauvrit en fibres musculaires, moins il envoie de sang dans l'aorte ; le pouls s'amoindrit proportionnellement; nous avons vu à quel point cette atrophie peut arriver, en étudiant le pouls de l'atrophie musculaire progressive,

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