POULS MOU DANS LES MALADIES AIGUËS
Fièvres. — Le pouls mou se rencontre dans les fièvres typhoides et surtout le typhus, dans les fièvres lentes nerveuses et dans le stage apyrétique de la relapsing fever.
Fig. 366. — Fiùvre typhoïde, poul mou.
On l'observe dans le cours des fièvres éruptives, surtout celles où le cœur est atteint de myocardite ; le pouls mou et très fréquent doit toujours inspirer une certaine inquiétudeau médecin.
Fig. 367. — Scarlatine gi'ave, premier jour.
La flèvrc de siippuraf iou donne également un pouls fréquent, petit et mou, qu'elle procède d'une variole suppurante, d'une fièvre puerpérale, ou d'une infection purulente ou putride.
Phle^mafsiesi. — La diphtérie^ le croup, clans leurs formes adynamiques, Vérysipèle grave, la pustule maligne, le charbon, offrent un pouls mou.
Cette mollesse indique l'atteinte plus ou moins profonde portée au système nerveux et la prostration des force? vitales ; il est donc plus grave de l'observer au début qu'à la fin de la maladie; mais surtout si le pouls mou devient intermittent, il sera un guide fidèle pour le pronostic médical.
Pncnmonie. — Un pouls mou et grand, au début d'une affection pulmonaire aiguë, annonce une pneumo7iie .
JBoerrhaave, le premier, a fait connaître ce signe important.
Mais dans les cas graves, comme aussi dans l^pneumonie croupeuse des Allemands, après chaque crise d'oppression, le pouls cesse d'être grand, et devient remarquable par sa mollesse.
Fig. 368. — Homme, pneumonie grave, pouls mou et faible. 2° POULS MOU DANS LES AFFECTIONS CHRONIQUES.
Ictère. — L'ictère clironiqiic s'exprime souvent par un pouls mou, résultat de l'absorption des acides biliaires. C'est une sorte d'empoisonnement qui retentit sur le système vaso-moteur.
Fig. 369. — Ictère, pouls u-iou.
Hydropisics. — On retrouve ce pouls dans les hydropisies àe V abdomen ou de \di poitrine par suite de la pression exercée sur un cœur déjà faible et épuisé.
Yessie et annexes. — Les affections chroniques de la vessie et de Vurèthre se manifestent aussi par un pouls mou accompagné d'une certaine lenteur.
Scorbut. — L'état de décomposition du sang, dans le scorbut, explique facilement pourquoi le pouls est si faible et si mou, il est en même temps plus lent. Cotte mollesse, dans les cas graves, va jusqu'à la diffluence.
On sent qu'il n'y a point de résistance sous le doigt qui explore
l'srtère; mais le médecin peut rarement se fier pour le pronostic aux données du pouls dans le scorbut,