‹ Le circulation et le poulsChapitre 540 sur 669 · POUI^S MOU DANS LES AFFECTIONS DU C(EUB · texte numérisé non relu

POUI^S MOU DANS LES AFFECTIONS DU C(EUB

Lésions congénîtales eîu cœur. — Dans les cas de cyanose, le pouls est toujours faible et mou. En effet, jamais le cœur ne peut utiliser toute sa force pour la circulation générale, puisqu'une partie du sang reflue dans les autres cavités.

Ajoutez à cela l'hyper-carbonisation du sang, qui détermine une sorte de demi-asphyxie, et Ton comprendra que la circulation reste faible^ languissante^ avec un pouls d'une grande mollesse.

Diag^nose : — Chez un jeune sujet, le pouls mou, avec accidents cardiaques, oppression, essoufflement, même sans la présence de la cyanose, ni d'aucun signe stéthoscopique, doit faire présumer une lésion congénitale du cœur.

Fig. 370. — Cyanose, pouls mou.

Insuffisance mitrale. — Cette lésion cardiaque donne facilement lieu à un pouls mou, car une partie du sang sortant par un autre orifice, l'aorte ne reçoit plus une ondée suffisante pour soulever fermement l'artère ; et de plus l'impulsion ne lui vient que d'un cœur affaibli, dilaté.

Fig. 371. — Insufflsauce mitrale^ pouls mou.

iSclérose cardiaque. — Le pouls mou et lent, que l'on rencontre souvent chez les vieillards, caractérise la dégénérescence graisseuse ou fibreuse du cœur, ou encore son atrophie et la sclérose ou perte d'élasticité des artères.

Fig. 372. — Homme de 72 aus, sclérose cardiaque, pouls mou.

4° POULS MOU DES AFFECTIONS TOXIQUES OU Ml^PICAMBNTEUSES.

4[|alnf|iiina. — L'usage du quinquina donné à forte dose produit la mollesse du potils. Ce fait indiqué par Maulin est bon à connaître, pour ne pas forcer les doses, dans l'espoir de rendre le pouls plus ferme.

Phosphore. — Le phosphore imprime au pouls un cachet particulier, dans le cas d'empoisonnement. C'est celui du pouls mou uni à la petitesse. Ces deux caractères sont exprimés par le peu d'élévation et l'arrondissement du sommet de systole.

Leur signification anatomique se traduit par la dégénérescence graisseuse des fibres musculaires du cœur. Dégénérescence si rapide parfois, qu'à elle seule elle peut devenir une cause de mort.

Fig. 373. — Homme de 153 ans, phosphorisme, pouls mou.

Alcool. — L'usage habituel des alcooliques amène progressivement la petitesse du pouls et la faiblesse du cœur.

Ce pouls habituellement petit annonce la dégénérescence graisseuse, soit des parois, soit des rmiscles papillaires. On observe alors le plateau arrondi qui caractérise le pouls sénile, dont la dégénérescence est semblable. Ce pouls petit des alcoolisés est en même temps ^ew^ et rare, faible, irrégulier, parfois intermittent.

Tabac et nicotine. — L'usage trop continu du tabac, son abus sous toutes les formes produisent un. affaiblissement pro fond dans le système nerveux et circulatoire.

Le cœur faiblit, le pouls exprime cette faiblesse par un tracé faible, petit ou mou selon les cas et les personnes.

Fig. 374. — Nicotinisme, pouls mou.

Dtagnose : — Lorsque, chez un sujet encore jeune, empoisonné, le pouls offre ce caractère de petitesse et de mollesse, si l'on voit se déclarer en même temps ictère, hémorrhagies, la

pensée du médecin doit immédiatement se porter sur le phosphore et sur son antidote l'essence de térébenthine. Mais chez un vieillard la certitude ne serait plus la même, à moins que son pouls connu d'avance ù'eût point donné au sphygmographe les signes de la sénilité graisseuse. C'est alors surtout qu'il faut chercher, dans la présence de Fictère et des hémorrhagies, les vrais signes diagnostiques.

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