POULS FRÉQUENT PHYSIOLOGIQUE
Cette forme est rare, surtout chez l'homme adulte. Pourtant Whest a. cité l'observation d'une femme bien portante dont le pouls normal était de 120.
Mais il n'est pas rare de trouver le pouls fréquent chez les vieillards. Ordinairement, c'est à la suite d'une msilaàieÇpneumonie. grippe, pleurésie)^ que l'on voit le pouls devenu fréquent ne plus baisser^ même après guérison. Une femme de 70 ans, que je soignai en 1852 pour une pneumonie, garda le pouls à 120 pulsations pendant 4 mois, puis à 110 pendant 16 ans que vécut encore cette personne en bonne santé.
Indication thérapeutique. — Il ne faut donc pas chez les vieillards, vers la fin d'une maladie aiguë, se baser sur la fréquence du pouls pour nier la convalescence; ce serait une imprudence gi-ave de maintenir sous ce prétexte une diète rigoureuse; c'est alors à la thermométrie clinique de décider
s'il y a fréquence àn pouls par atkrepsie ou par imminence morbide. Chez les jeunes sujets, la fréquence du pouls peut acquérir une grande importance. Les recherches du docteur COIFFIER* du Puy tendent à démontrer:
1° « Que tout sujet dont la langue est saine et le poids audessus de 80, sans état maladif apparent, doit être considéré comme étant en puissance de tuberculose ; »
2° « Qu'il est prudent d'instituer sur-le-champ un traitement préventif. »
Sans doute, il ne suffit pas d'avoir observé un petit nombre de cas pour établir ainsi une loi pathologique, mais l'objet est assez important pour mériter de nouvelles recherches, car reconnaître la tuberculose avant son explosion équivaudrait presque à trouver son traitement prophylactique,