POULS CAPILLAIKE DES TACHES VASO-MOTRICES
Le docteur RuxmU Société clinique, 14 juin 1883], continuant les études de Quincke, reconnut l'existence du pouls capillaire dans les taches vaso-motrices^ que l'on provoque sur \q front, soit
' Gripat (H.). Note sur le pouls sous-ungue'al. BuUet. de la Société anatom., 10 juin 1813.
en le frottant avec l'ongle, soit en mettant un chapeau un peu étroit.
Ce pouls, aussi bien que le premier, ne s'observe que dans deux affections principales :
1" Chez les chlorotiques et anémiques.
2° Chez les personnes atteintes d'insufBsance aorf iqnc.
Il existe entre elles cette différence que, dans le premier cas, la pulsation reste un peu vague et obscure, tandis que dans le second elle est très nette. Les docteurs Tapret et Dejérine ont pu, à l'aide de ce seul fait, diagnostiquer sûrement, même à distance, une insuffisance aortique chez deux malades, qui, en ôtant leur chapeau, offrirent le pouls capillaire sur la raie rouge de leur front.
C'est donc un signe de quelque valeur.
HYDROA PULSATIF.
Cette affection très rare n'a encore été observée qu'une fois par M. Dauchez, à l'hôpital Saint-Louis,en 1882, sur un homme de soixante ans, cachectique.
L'éruption assez généralisée consistait en larges macules rouges, rondes, saillantes, entourées de vésicules perlées, au centre desquelles paraissait une bulle.
Or, ces taches rosées éprouvaient des changements brusques de coloration, paraissant alternativement blanches et roses, cinquante à soixante fois par minute sous l'influence des pulsations artérielles. Ce phénomène, sans avoir grande importance, indique néanmoins une faiblesse profonde, un état cachectique avancé.
En effet, le sujet mourut bientôt.
DBRMATOPHONIE .
L'ensemble des vaisseaux capillaires et la circulation du sang dans leurs réseaux infiniment nombreux déterminent un bruit tout particulier, sensible à l'auscultation ; Hueter et Sénator l'ont désigné sous le nom de dermatopkonie et lui attribuent quelque importance pour le diagnostic.
* Dauchez Hydroa pulsatif à répétition. France méd. 1884, p. 185.