SANG
J. BADIA, le premier, indiqua la présence du fer comme élément normal du sang; il affirma avoir retiré du sang d'une hystérique, des particules attirables à l'aimant. Une seconde fois il en put extraire une grande quantité de l'urine hématurique de la même malade.
Vincent MENGHINI, de Bologne, compléta la découverte en faisant l'analyse du sang; il y reconnut la présence constante du Jer à Fétat de composé liquide, démontra qu'il circule dans le sang, faisant partie essentielle de sa composition, et que le sang humain en contient plus que celui des animaux. Il affirme en avoir retiré un scrupule (1 gr. 20) de deux onces (60 gr.) de la partie rouge desséchée du sang. Il reconnut que son origine vient des aliments qui en contiennent toujours. Le chyle doit en contenir aussi, et c'est sous cette forme qu'il doit pénétrer dans la circulation
Peu après lui, ROUELLE, parmentier, DEYEUX et FOURCROY, tous les quatre savants français, développèrent le même sujet ; ils établirent que le fer se trouvait, non dans le sérum ou dans la fibrine, mais dans le globule même du sang.
1770. MICHEL ARALDI. — • ÉTUDIE LES ANASTOMOSES, ET CRITIQUE LES TRAVAUX CONTEMPORAINS.
ARALDI, professeur à Modène en 1772, exerça sur la science de la circulation une influence positive , en démontrant que ses mouvements sont conformes aux lois générales de la mécanique. Ses prédilections étaient pour les sciences positives, et son esprit judicieux lui fit reconnaître une foule d'erreurs commises par les physiologistes qui l'avaient précédé. Comme travail personnel^ il étudia les anastomoses,, leurs lois, leurs moyens, leurs usages.
^ DE Renzi, loc. cit., t. V, p. 441,