SÉNAC
1790. G. REZIA, CONSIDÈRE LA CIRCULATION COMME UN MOUVEMENT INSTANTANÉMENT COMMUNIQUE A TOUTE l'ÉTENDUE d'uN CORPS SOLIDE.
Jacques REZIA, professeur à Pavie, imagina, comme le fit après lui notre célèbre Bickat, d'expliquer l'instantanéité de la circulation par l'incompressibilité du sang. La contraction du cœur frappe en même temps toute la colonne sanguine, comme si elle était formée d'un corps solide, par suite de la résistance que lui opposent à l'autre extrémité les vaisseaux capillaires. Cette résistance est aussi la cause de la dilatation des artères, situées entre les deux forces ; c'est ainsi que la pulsation prend naissance. Mais la dilatation des artères réveille leur irritabilité; de Là, une systole artérielle, qui réagit sur la masse du sang et en favorise la progression. La première de ces explications est parfaitement juste^ car le sang, comme l'eau, étant incompressible, tout mouvement se communique à l'instant d'un bout à l'autre des tubes qui le contiennent. Quant à la seconde théorie, celle de la systole artérielle, en v(iW^\d,Q,dLni irritabilité par élasticité, tout serait encore en règle.