C. Sa lenteur, vwOpôç
D. Sa faiblesse., ^'kr^y^pôq.
E. Sa fréquence, tcuxvôç.
F. Sa grandeur et sa force., jjiytaOoç et ffçoopôç.
G. Son obscurité., ao-^Xoç.
H. Le pouls qui semble disparaître peu à peu sous le doigt, ou pouls défaillant; en grec : èxXeiTuwv.
L Enfin, le pouls est semblable ou différent, selon les différents âges. Tantôt signe de santé, tantôt de maladie. »
« 3° Observations de -pratique par rapport aux phénomènes du pouls.
A. Hippocrate décidait du caractère d'un homme par l'état
naturel de son pouls, comme l'interprète très bien Galien {liv. 2 Epid. Voyez Foës. )
« B. Il tâtait le pouls au poignet, pour juger de la longueur ou de la brièveté des maladies, soit pour la vie, soit pour la mort. Il le range donc parmi les signes essentiels.
c( G. Le pouls le plus fort et le plus fréquent, dit-il, est toujours celui des fièvres les plus aiguës.
« D. Le cinq de^la maladie de la femme de Théodore, l'ardeur extrême de la fièvre se calma. Le corps parut même sensiblement froid extérieurement et le battement des artères était diminué en même proportion, excepté aux tempes où le pouls était fiévreux.
« E. Le battement de l'artère aux hypochondres^ joint à la douleur du cardia, est un signe funeste, si le corps paraît un peu froid, avec de petites sueurs.
c( F. Il prédit le délire, le saignement de nez, la dyssenterie, la mort, enjoignant le pouls à d'autres signes. »
N'est-ce pas dès lors une erreur que de soutenir qu'Hippocrate ne tenait aucun compte de l'état du pouls, quand on lit tous ces passages ; et quand on l'entend dire qu'il faut observer le pouls aux mainSj aux angles des yeux, aux sourcils, pour prévoir les crises et les reconnaître? Nos médecins actuels n'en font pas autant.
Pourtant la critique moderne, plus sévère à l'égard du père de la médecine, admet aujourd'hui que la plupart des travaux qui se rapportent à la circulation du sang, dans la collection hippocratique S appartiennent à ses compilateurs, tels quePoZy^e, son gendre, Praxa,gore etc. Plusieurs livres, tels que le Tractatus de corde, paraissent même dater du temps de l'école d'Alexanirie et avoir été interpolés, mais ils n'en sont pas moins le reflet ou l'écho de son premier enseignement.