GUYOT
Simples dans les petites veines, les valvules sont doubles dans les gros troncs; on en rencontre d'autant plus que les parties sont plus déclives et que le sang a plus de peine à remonter, comme aux membres, tandis que là où le sang descend par son propre poids, comme au cou et à la tête, il y en a fort peu. Leur direction est toujours inclinée vers le cœur, aussi toute injection doit être poussée de la périphérie au centre; leur siège principal, mais non unique, est au confluent des satellites, et la veine légèrement dilatée en ce* point y fait une sorte de nœud ou d'ampoule visible à l'œil, qui indique le siège de la valvule. La plus remarquable de ces ampoules est celle de l'embouchure de la jugulaire externe dans la sous-clavièrc. Elle prend parfois chez les asthmatiques et dans les cachexies cardiaques un développement caractéristique qui indique V insuffisance veineuse.
La structure liistologique des valvules a surtout été étudiée par HENLE ' el SALTER^. Ils ont démontré qu'elles étaient formées par un prolongement de la couche épitkéliale interne, mêlée de tissu conjonctif et de fibres striées, dont les faisceaux sont continus avec la couche de fibres transverses de la tunique veineuse; ces fibres élastiques leur donnent une grande résistance.
1825. GUYOT. — LES ARBORISATIONS DE LA PIE-MÈRE, ARTERES FORMATRICES ET NOURRICIÈRES DU CERVEAU.
Le docteur 6UY0T ' est le premier qui soit parvenu à isoler avec le pinceau et un courant d'eau les vaisseaux de la pulpe cérébrale, et qui ait reconnu le véritable rôle des arborisations de la pie-mère. Il s'est éclairé pour cela de l'étude du développement embryonnaire, qui lui en découvrit l'importance : « La pulpe cérébrale du fœtus, dit-il, a son développement lié à celui dos divisions vasculaires qui s'y portent et qui paraissent la sécréter^. » L'habile anatomiste en avait déduit cette loi fort remarquable : « Partout oit il y a une artère il y a une action, un organe producteur. )>
La substance grise est artérialisée, excitée incessamment. C'est à elle qu'il faudrait limiter tout acte déterminé par un mouvement circulatoire.
' Henle. Anat, cjcndral., t. II, p. 38.
' Salteu.. Veins. Todd's Encyclopéd., t. IV, p. 803, A.
' GnYOT. Essai sur les vaisseaux sanguins du cerveau. J. de physiol, expérim. de Magendie, 1823, t. XI, p. 30.
CLENDENNING.
La substance blanche paraît uniquement passive.
L'anatomie moderne, sans accepter complètement ces idées, reconnaît pourtant qu'à cette époque elles constituaient uu véritable progrès sur le passé.
LEEUWENHOEK. — 1826. LAENNEC. — 1835. BOUILLAUD. —
1836. BizoT. — 1843. meckel, — 1843. neucourt. — 1854.