‹ Le circulation et le poulsChapitre 87 sur 669 · PEAKOCK. — CLENDINNING. — ÉTUDE DU CŒUR DANS SON EN- SEMBLE · texte numérisé non relu

PEAKOCK. — CLENDINNING. — ÉTUDE DU CŒUR DANS SON EN- SEMBLE

LEEUWENHOEK examinant les fibres cardiaques, montre que, serrées les unes contre les autres, elles sont encore unies entre elles par des échanges de faisceaux et de fibres obliques qui passent de l'un à l'autre. LAENNEC^ et bouillaud^ étudièrent avec soin le volume du cœur suivant l'âge, le sexe, l'état de santé et de maladie, dans leurs beaux ouvrages sur l'auscultation et sur les maladies du cœur; la science actuelle a repris ce travail avec plus de précision encore. MECREL* reconnut que le poids du cœur est énorme chez V embryon ; ainsi pour un fœtus de trois mois il est de 1/50^ du poids du corps, tandis qu'à la naissance il n'est plus que de 1/120" ; il continue ensuite de grandir avec le reste du corps. BIZOT ^ constate de plus ce fait important, que le cœur poursuit son développement dans toutes ses parties, non seulement jusqu'à l'époqus de la puberté, mais jusque dans la vieillesse. L'hypertrophie modérée du cœur est donc un état presque normal chez le vieillard. Bizot reconnut encore que le cœur est plus petit chez la femme et que son volume est en rapport, non avec la taille de l'individu, mais avec la largeur da thorax.

CLENDENNING ^, en Angleterre^ calcula le poids moyen du cœur 5ur quatre cents sujets ; voici le résumé de ses observations :

' Leeuwenhoeck. Arcana naturx détecta, eplst., t. II, p. îl2. ^ '

- LaeniNec. Traité d'auscultation, 1326, t. II, p; 404.

= BouiLLAUD. Clinique des maladies du cœur, 1833, t. II, p. 404.

* Meckel. Traité d'anat. compar., t. IX, p. 384.

= Bizoï. Recherches sur le cœur. Mémoire de la Société méd. d'obscrvat. Paris, 1836, t. I, p. 347.

° Clendenning. Exper. aud observ. [relating to the pathology of tlie hearth* Loudon medic. Gazet. 1837, 2* série, t. II, p. 44;j.

femmes.

hommes.

264 grammes, de 15 à 30 ans, 272 — de 30 à 50 »

298 — de 50 à 70 »

312 — au-dessus.

ALVARENGA.

Quant au poids l'olatif à celui du corps entier, il le fixe à 1/150 pourles hommes, 1/149 pour les femmes.

PARCHAPPE représentant le poids du corps par 1000, donne au poids du cœur : 6 chez le fœtus à terme, 5 1/3 chez l'adulte; c'est donc un 1/200 de la masse entière de l'individu.

1852. luschka. — bowmann. — bizot. — kôllikeb. — l'endocarde, le péricarde.

LUSCKA^, kollikeb' et BOWMAN * complétèrent les connaissances anatomiques sur Vendocarde, en montrant qu'il est formé de trois couches : l'une interne, épithéliale, à cellules polygonales ; la deuxième moyenne, formée de réseaux élastiques serrés et mêlés de noyaux; la troisième composée de tissu conjonctif, qui unit l'endocarde aux parois musculaires.

BIZOT porta également ses investigations sur la structure du péricarde, et sur les taches laiteuses, que l'on rencontre souvent à la surface du feuillet épicardique, tandis que Kolliker y découvrait des vaisseaux lymphatiques et des filets nerveux émanés des nerfs récurrent et phrénique droit.

1826. BRESCHET. — ALVARENGA. — 1877. DARESTE. — LES ANOMA- LIES DU CŒUR ET DE SES ENVELOPPES.

Exploré d'une manière générale par Cuvier et Geoffroy Saint- Hilaire, ce sujet a reçu une nouvelle impulsion des travaux de BRESCHET^ et surtout d'ALVARENBA^ de Lisbonne, qui dans son traité des ectopies cardiaques a rassemblé une foule de cas intéressants. Brescket, de son côté^ étudiait en même temps la question des vices de conformation des enveloppes du cœur.

Mais l'année 1877 a vu paraître le beau et savant ouvrage sur les monstruosités du professeur dareste ^ , qui donne, avec le der-

' Parchappk. Du cœur, ^. 171,

- LuscHKA. Das endocardium und die e.ndoccwditis. Wircliow's Arcliiv., 1852, .IV, p. 173.

= KôLLiKER. Histologie, p. 601.

* BowMANN et ToDD. Physiological Ânatomy, t. II, p. 336.

° Breschet. Mém. sur l'ectopie de l'appareil de la circulation cl particulièrement du cœur, Répert. général d'anatomie, 1826, t. Il, p. 1.

"ALVARENGA. Vices de conforynaiion congénitale des em'cloppcs du cœur, répert. général d'anatomie, t. I, p. 212.

'Dareste. Rcc/i. sur la production artif. des monstruosilcs, P. 1877, 1 vol.iu-8°.

PARCHAPPE. 149

nier mot de la science, Texplication d'une foule de cas restés jusqu'ici inconnus ou inexplicables. Nous aurons bientôt à citer ses travaux.

1837. KING. — MILNB EDWARDS. — 1840. PARCHAPPE. — 1851. MEYBR. — APPROFONDISSENT l'ÉTUDE DES CAVITÉS DU CŒUR.

MILNE EDWARDS et KING * ont fait connaître les moderator bands ou trabécules régulatrices de Milne Edwards, faisceaux transverses, qui, partant de la cloison, s'insèrent à la paroi externe du cœur. Dans l'oreillette droite, les trabécules, nombreux et forts, rayonnent de l'orifice ventriculaire vers l'auricule, et cette radiation les a fait nommer muscles pectines du cœur.

En 1851, MEYER ^fixait avec une précision admirable, et bien utile au médecin, la position des orifices cardiaques par rapport aux'parois thoraciques.

Il enfonçait de longues aiguilles pénétrant à la fois les parois de la poitrine et celles du cœur. D'après ces expériences, on sait que les valvules de Vorifice pulmonaire se trouvent au niveau du deuxième espace intercostal, à une distance variant de huit à douze millimètres du bord du sternum.

h'orifice aortique est au niveau de la troisième côte, derrière son extrémité sternale.

La valvule mitrale siège aussi derrière la troisième côte.

La valvule tricuspide prend place derrière le sternum, au-dessus de la précédente.

PARCHAPPE ^ divise chacun des ventricules en deux chambres alternantes de nom comme de fonctions; pour le cœur droit : chambre droite ou auriculaire ; — chambre gauche on pulmonaire avec son infundibulum ou portion supérieure , nommée aussi appendice conoidal, pour le cœur gauche.

Il étudie en outre, dans chaque ventricule, autant de sinus qu'il y a de replis dans ces cavités, distinguant les sinus antérieur, postérieur et supérieur, divisions un peu subtiles et dont l'utilité n'est pas démontrée.

Les colonnes charnues, ou muscles papillaires, furent recon-

* KiNG (T.). On the safty valve function in the right ventricle ofthe hearth, Gray's Hosp. report, 1837, t. II, p. 122.

^ M.^\m. Ueber die lage der einzelnten Herzabschnitte, etc., Wirchow's, archiv. fur patholog., anatom., 1851, t. III, p. 3oS.

' Parchappe. Bu cœur, p. Il, 32-103.

HENLE.

nues comme la partie la plus importante des faisceaux ventriculaires; leur jonction, quand ils se contractent, forme comme un solide pilier central, propre à supporter le poids du sang et à soulager les valvules, qui sans cela pourraient se rompre ou s'écarter.

Leurs mamelons bifides ou trifides donnent naissance aux tendons ou freins qui soutiennent les valvules.

Parchappe * reprit aussi l'étude de la structure cardiaque. D'après cet excellent observateur, les anneaux fibro-cartilagineux, qui entourent les orifices du cœur, sont le point de départ des fibres musculeuses, les unes ascendantes ou auriculaires, les autres descendantes ou ventriculaires séparées entre elles par un sillon profond. Les fibres ventriculaires sont de deux espèces : les unes communes aux deux ventricules, les autres propres à chacun d'eux; lespremières superficielles, les autres profondes, formant deux cônes, renfermés dans l'enveloppe des premières.

Mais les faisceaux superficiels ne se bornent pas à recouvrir les deux ventricules d'une couche commune ; leurs Jibres unitives à direction oblique, arrivées à la pointe du cœur^ la contournent en spirale, puis leurs anses pénètrent dans l'intérieur des cavités, mais en changeant de ventricule, et, remontant vers les zones fibreuses^ s'y fixent de nouveau, emprisonnant ainsi dans un treillis solide les cônes ventriculaires, tandis qu'un certain nombre de faisceaux se dégagent plus ou moins complètement de ce tissu pour former les colonnes pariétales et les piliers tenseurs des valvules^ ou muscles papillaires. — Les fibres musculeuses des oreillettes sont entièrement distinctes de celles des ventricules.

1840. HENLE. — ÉTUDE MICROSCOPIQUE DBS FIBRES MUSCULAIRES DES VAISSEAUX SANGUINS.

HENLÉ fut un des plus laborieux scrutateurs du corps humain, les études microscopiques lui doivent de grands progrès; il étudia surtout la nature des tuniques vasculaires et reconnut au microscope l'existence réelle des fibres musculaires dans leur structure intime.

C'est encore à Henle que l'on doit cette loi, Tune des plus importantes de la physiologie circulatoire :

• Parchappe. Op. cil., pl. VI, fig. 2.

KOI^LIKEE.

Le mouvement du sang dépend du cœur, mais sa répartition dépend des vaisseaux.

Il préludait ainsi à la découverte future des nerfs vaso-moteurs, véritables dispensateurs de la tension vasculaire.

1841. — REISSEISSEN, — KRAUSE. — RAINEY. — ADDISON. — SCHRÔDER VAN DBR KOLK. — KÔLLIKBR. — CRUVBILHIER, SCRU- TENT LA DISPOSITION TERMINALE DBS VAISSEAUX PULMONAIRES.

Les grandes découvertes de Servet, Césalpin, Harvey et Malpighi nous avaient appris que l'artère pulmonaire et les veines du même nom formaient dans les poumons des capillaires innombrables. Mais, quelle était la disposition terminale de leurs radicules par rapport aux cellules pulmonaires? REISSEISSEN* et KRAUSE ^ croyaient que ces radicules pénétraient dans chaque cellule pulmonaire pour s'y terminer en réseau.

RAINEY 3 et SCHRODER * reconnurent que l'artère terminale prend une position non pas intrà, mais extra lobulaire ; elle peut étendre ses rameaux sur plusieurs cellules, et c'est le polygone formé par cet ensemble de lobules enlacés de réseaux sanguins qui se dessine à la surface du poumon, lui communiquant son aspect quadrillé.

Enfin, chose remarquable, ces rameaux ne desservent que les cellules pulmonaires^ et non les bronches qui reçoivent leur nutrition d'artères particulières. Do là cette indépendance très remarquable qui existe entre les affections bronchiques et les dliQClions pulmonaires proprement dites.

Le réseau serré qui s'épanouit à la surface des cellules est en rapport avec l'air qu'elles contiennent par les deux surfaces opposées.

KOLLIKER^ qui a mesuré le diamètre de ces capillaires, l'a trouvé de 7 à 10 environ, et comme les globules sanguins ont 7 [x, il en résulte qu'ils ne peuvent circuler qu'un à un dans ces vaisseaux, et qu'ils présentent toutes leurs faces à l'action vivifiante de l'oxygène.

* Reisseissen. De fabricâ pulmonum commentatio, p. 17. - Krause. Encyclop. anat. (Huschke), t. V, p. 253.

' Rainey On the minute structure of the lungs, trans. of the Med. chir. Soc, t. XXVIII.

* ScHRÔDER vAN-DER-KoLK. Obs. anat. path., fac, 1, p. 84. ^KôLLiKER, Histologie,^. 319.

CRUVEILHÎER.

A leur tour^ les veinules pulmonaires offrent des dispositions propres. Elles ne succèdent point comme ailleurs aux capillaires artériels et n'en sont pas la continuation ; elles ne desservent pas chacune leur cellule, mais naissent de distance en distance, gagnant les cloisons intedobulaires^ puis la face interne des poumons, par des trajets indépendants de ceux des artères, ainsi que Fa démontré ADDISON bien loin d'en être les satellites, comme on l'admettait jadis.

CRUVEILHIER' affirme que les veines pulmonaires, ne possèdent que des valvules rudimentaires, souvent même elles n'en ont pas.

' Addison. Ohs. on the anatomy of thejungs, Med. cliir. trans., 1841, t. XXIV, p. 151.

- Cruveilhier . Anal, descript., t. III, p. 14.

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