CHAPITRE PREMIER
Nous voici arrivés au terme de notre première tâche. Nous avons suivi dans la suite des âges l'origine, le développement de cette belle découverte de la circulation; un autre travail nous incombe^ c'est de bien faire apprécier l'état actuel de nos connaissances et de résumer les derniers efforts que la science a faits de nos jours pour se rendre compte de notre mystérieuse organisation.
C'est le sujet que nous allons traiter dans les chapitres suivants, consacrés au cœur, aux artères^ aux veines, aux capillaires, enfin aux nerfs vaso-moteurs.
« Omnc vivum ex ovo, tout être vivant vient d'un ovule. » Cet axiome est également vrai pour l'homme.
Or la sphère vitelllne ou l'cez^/ humain, comme toute autre sphère^ présente à considérer un centre., une circonférence et des rayons. C'est sur ce plan que le réseau vasculaire commence à s'esquisser; on y remarque en effet :
1° Un centre formé par le cœur.
2° Une circonférence, représentée par les capillaires de
Vaire vasculaire.
3" De nombreux rayons exprimés par les vaisseaux, artères et veines, qui relient sans cesse le centre à la circonférence.
De là, trois genres d'appareils dont il s'agira d'étudier l'origine, le développement et les rapports mutuels.
La forme générale sphérique représentée par leur ensemble, le mouvement circulaire du sang qu'ils contiennent, ont fait donner à ce système fonctionnel le nom parfaitement juste de circulation.