LE CŒUR, SEGMENTATION
Formation des cavités du cœur. — Au bout de peu d'heures, les blastèmes s'allongent de bas en haut, s'élargissent à la région inférieure^ et de sphériques deviennent coniques. Bientôt ils se creusent, puis se transforment en deux tubes fermés aux deux bouts, courbés en arcs et adossés l'un à l'autie par leur convexité en forme d'x.
En même temps que ces changements de forme se produisent, on voit survenir des changements de structure. Les deux arcs se redressent, et chacune de leurs tubulures se divise en trois segments ou chambres, qui seront : Voreillette, le ventricule et le hidhe aortique.
Arrêts de développement, cœurs doubles et bifides. — Si, par suite d'un arrêt de développement, les deux lames antérieures,
Fig. 65. — N° 5. Blastèmes cnrcliaquos isolés , iiu'gaux et préseûtaut des parties plus étroites, qui sont le point de départ de la division des deux cœurs en trois chambres. — N° 6. Blastèmes cardiaques complètement redressés, encore isolés, mais juxtaposés ; ils présentent une inégalité notable de volume. — N» 7. Cœur unique, mais où la dualité primitive est encore indiquée par un sillon extérieur et une cloison intérieure. — W 8. Cœur unique daos lequel toutes les traces de la dualité primitive ont disparu. C'est l'état primitif du cœur pour la plupart des embryogénistes.
(Extrait de Dareste : Tératogénie expérimentale, Paris, Reinwald. 1 vol. in-80, p. 159.)
droite et gauche du feuillet vasculaire, restent isolées^ les deux tubes cardiaques acquièrent isolément la propriété de se contracter^ et constituent ainsi deux cœurs complets, indépendants l'un de l'autre et possédant chacun leurs ventricules, leurs oreillettes et leurs cloisons. Dareste a vu un de ces cas, dans lequel l'indépendance des cœurs se manifestait par un fait physiologique bien remarquable, le ch'faut d'isochro^nsme de leurs batte