LE CŒUR, AORTE ET ARTÈRE PULMONAIRES
munes s'atrophient et disparaissent, sans doute sous l'influence de la pression qu'elles exercent l'une sur l'autre, et les deux cavités n'en font bientôt plus qu'une. C'est plus tard que le cœur se cloisonne; ce travail commence vers le 4* jour pour les ventricules. La cloison sm^git de la paroi antérieure vers la pointe et s'élève de bas en haut jusqu'à la base de l'organe.
Formation du trou de Botal. — Le 5'' jour, paraît la cloison auriculaire, qui doit rester incomplète jusqu'à la naissance. Chacune des parois, antérieure et postérieure, y contribue en fournissant un repli ou lame en demi-lune qui circonscrit cette ouverture, à laquelle on donne alors le nom de trou de Botal.
Origines de l'aorte et de l'artère pulmonaire. Valvules siGMOÏDES. — Vers le 6° jour^ le bulbe aortique se cloisonne à son tour longitudinalement, pour se diviser en Aorte et artère Pulmonaire, enroulées en spirales suivant le développement spiroïde de la cloison nouvelle. Cette cloison progresse de haut en bas; mais^ arrivée au niveau des ventricules, elle rencontre six replis, passe entre eux et complète les deux tubes en se soudant à la cloison interventriculaire. Les six replis, divisés 3 par 3, constitueront les valvules sigmo'ides des deux artères, aorte et pulmo-
Fig. en. — Cœur d'embryou dans ua état plus avancé que celui de la fig. 66. L'oreillette est remontée en arrière, et vient se placer derrière le bulbe, en dessous du ventricule dont la pointe commence à se former. — 1 État normal. — 2 État inverse. — o Oreillette. — v Ventricule . — b Bulbe. — ab Arcs aortiques pénétrant dans les arcs branchiaux. — u u Origine des veines omplialo-mésentériques.
(Extrait de Dahkste : Teratofjénie expérimentale. Paris, Reiuwald. ISll. i vol. in-8°, p. 224.)
naire. Pour l'embryon humain, le cloisonnement ne commence que vers la 6% 7" ou 8' semaine ; son développement étant environ 9 fois plus long que celui du poussin. C'est par la série des cloisonnements que le cœur de l'embryon humain, après avoir représenté le cœur à deux cavités d'un animal à sang froid comme le poisson, puis le cœur à trois cavités du batracien, s'élève peu à peu dans l'échelle des êtres jusqu'à la constitution du cœur à quatre cavités des animaux à sang cltaud.