‹ Le citateur (volume 2)Chapitre 6 sur 8 · III · texte numérisé non relu

III

pendant neuf mois, entre de l'urine et •quelque chose de pis.

Les Dieux qni ne font qu'un ; décidèrent ou décida que l'un d'eux, ou la moitié du tout , descendrait directement de David , par l'adultère Betlisabée , l'impudente Ruth , l'incestueuse Thamar et la prostituée de Jéricho. Nos Dieux aiment le gâchis dans tous les genres.

Il y avait à Nazareth un pauvre charpentier nommé Joseph, qui était sûrement de la famille de David : c'est lui que Dieu choisit pour être son père. Ah ! si nous avions pu choisir les nôtres, nous serions pour le moins empereurs.

Voilà donc Dieu le fils descendu du ciel: c'est ^ h - dire, descendu de nulle part, puisque nous savons que ce qu'on appelait , et ce qu'on appelle

( lia ) encore le ciel , n'est que l'espace dans lequel roulent tous les globes.

Le voilà e'tabli cbez Marie, et y séjournant probablement sans de'goût, puisque l'Evangile ne nous dit pas qu'il mît de l'ambroisie dans l'anus de sa belle maman ^ ni du nectar dans sa vessie j ce dont il était bien le maître.

Arrêtons - nous à quelques particularités assez remarquables. L'Evangile donne un frère i\ Jésus j or ce frère n'était pas du cbef de Marie, qui n'eût pas été vierge lorsqu'elle épousa Joseph, ou qui eût cessé de l'être, si elle eut fait un second enfant sans que Gabriel s'en fut mêlé.

Il est donc clair que Joseph épousa Marie en secondes noces. Or il est assez extraordinaire que Joseph, qui n'était prévenu de rien, et qui avai,.

goût

•( ii3 ) goût à la chose , puisqu'il se remariait, laissât sa jeune moitié tranquille^ il est assez extraordinaire que la brune Marie, qui ne se cloutait point de ses hautes destine'es , ne reveillât pas le bonhomme selon l'usage des brunes.

Il faudrait , pour expliquer cela , que l'ange Gabriel fût venu leur dire à tous deux , au moment des épousailles : Abstenez - vous jusqu'à nouvel ordre. Il ne leur dit rien , et Marie est vierge lorsqu'il entre chez elle par la fenêtre , et qu'il lui tourne un compliment auquel Marie répond : Fiat mihi secudnm cerbum tiiutn. Je ne vois pas trop pourquoi Joseph n'eut pas un peu d'humeur j lorsqu'il vit sa femme grosse sans qu'il s'en fût mêlé ; car enfin Gabriel ne daigna pas lui apparaître , à lui. Il est très - louable d'avoir confiance en sa femme j mais il faut

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avoir une foi bien robusle pour croire , sur sa parole, que les anges viennent lui faire des enfans.

Quoi qu'il en soit , les premiers chrétiens reconnurent Joseph pour le père de Jésus. Eusèbe et saint Epiphane s'étendent mémo avec complaisance sur le reste de sa parenté.

Ils nous apprennent que Joseph avait un frère nommé Cléophas -, que la \ierge avait une sœur nommée aussi Marie , que ce Cléophas épousa ; et qu'agissant, eux, tout bêtement , tout charnellement , ils firent saint Jude et saint Jacques le mineur. Ces deux saints étoient doublement cousinsgermains de Dieu j et si on retrouve jamais de leurs descendans en Allemagne , on en fera sans doute les premiers barons chrétiens.

Il a plu au successeur des apôtres de renoncer a bien des opinions de

( ii5 ) leurs devanciers , et c'est au sujet de la naissance de Jésus qu'ils commencèrent à n'être plus d'accord. Les divisions datent de loin.

Après avoir établi Dieu le père , on avait imaginé le Verbe , . qui n'a point été créé par le père , qui est consubstantiel au père , qui est en tout l'égal du père , ce qui n'est pas très - clair ; et en troisième lieu , on inventa le Saint - Esprit. C'est ce troisième Dieu qu'on donne pour père au second , parce que cela parut plus noble que de le faire descendre d'un homme. Malheureusement , les Evangiles ne disent rien de cette paternité du Saint - Esprit , et on s'embrouille quelquefois dans la subtilité des : distinctions. On nous conte que le Saint - Esprit procède du père et du fils. Il est assez drôle que le Saint - Esprit soit le père de

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celui dont il procède : je ne vois guères que cette difficulté j car pourquoi trouverai - je extraordinaire que le Saint - Esprit ait fait un enfant , lorsque Jupiter en a tant fait.

Jésus naquit comme tous les autres hommes , et plus misérablement que la plupart d'entr'eux ^ car il jeta son premier cri de douleur dans une étahle, entre un âne et un bœuf La famille de David, le protégé de Dieu> était singulièrement déchu , et la brune Marie n'eut que les douleurs de la maternité. Pauvre époux , que le Saint-Esprit !

Cependant la naissance de Dieu le fils était quelque chose d'assez considérable j pour que Dieu le père daignât la manifester par quelque petit miracle , lui qui en fait plus qu'on ne lui en demande. A la mort de Jé- «us , la terre tremble , lé soleil s'é-

( 117 ) clipse , les défunts sortent du tombeau j et lorsque le Sauveur du monde naît pour accomplir son très-inutile sacrifice , les arbres ne sont pas plus verdoyans , la nature n'est pas plus riante , le soleil plus brillant ; rien de ce qui existe ne manifeste la joie universelle dont tous les êtres doivent être péne'trës. Les choses suivent leur train ordinaire, et cependant trois mages ou trois rois , ce qui n'est pas la même chose , puisque mage \eut dire sage ^ et que Dieu ne donne pas toujours la sagesse aux rois , comme il la communiqua h son bienaimé Salomon ; trois mages ou trois rois 5 qui ne sont avertis par rien , pas même par quelque fusée volante, devinent , je ne sais comment , que le fils de Dieu est né , partent je ne sais d'où ; et comme dans ce' temps la les étoiles tombaient fré-

( ii8 ) quemment dans la mer , on jugea qu'on pouvait les dëplaeer sans inconvénient , et on trouva très-ingéïiieux d'en donner une pour falot à ces trois mages ou à ces trois rois.

On peut pardonner aux hommes de ce temps là , et de l'espèce des premiers chrétiens ^ d'être d'une ignorance crasse ; mais aux inspirés de Dieu même , aux pères de l'église , qui avaient hérité du Saint - Esprit , du chef des Apôtres, cela n'est pas pardonnable. Saint - Augustin traite d'absurdité l'idée des antipodes. Lactance dit, à ce sujet : Y a-t-il des gens assez fous pour ciboire qu'il y ait des hommes dont la tête soit plus basse que les pieds ?

Ce Laciance dit , lib. m de ses Instit. : Je pourrais vous prouver, par beaucoup d'argumens , qu'il est

( "9) impossible que le ciel enloure la terre.

Saint - Clirysostorae s'écrie , dan$ sa quatorzième homélie : Oh sontils ceux qui prétendent que les cieux sont mobiles , et que leur forme est circulaire ?

Il fallait bien avoir des cieux solides , pour mettre le paradis quelque part. A présent , où le mettronsnous ? Mais lorsque les premières autorités de l'Eglise déraisonnent ainsi en astronomie ; il est permis de soupçonner leurs lumières enjnétaphysique.

Pendant que je fais cette courte digression , nos mages on nos rois arrivent à Bethléem , vont droit à l'étable , et adorent le nouveau -né, dont l'extérieur et l'entourage n'avaient rien de bien respectable. On ne sait pas ce qu'ils lui dirent , ni en

quel langage ils lui parlèrent,- mais ils vinrent , et adorèrent incontestablement ; . car on sait jusqu'à ikurs noms. Il est vrai qu'on n'est pas trèsd'accord là-dessus j car on les appelle Athos, Satos, Paratoras ,' on les appelle Malagal , Galgalal , Siraïam j on les appelle Gaspard , Balthazar , Melchior ; et ces derniers noms ont prévalu , parce qu'ils sont plus aise's à retenir.

Il est incontestable qu'ils offrirent à Jésus des dons très précieux j car Joseph et Marie furent toujours pauvres, et le Christ vécut d'aumônes

Il est incontestable enfin , que les trois mages étaient trois rois , parce que Tertulien , saint Ambroise et saint Gésaire, qui ne les avaient pas vus , nous l'assurent. Au reste , la fête des Rois, que nous célébrons DUS les ans; ranime l'amitié , étouffe

les liaines , récLaulFe la gaîté. Gloire donc à Atlios, à Satos et à Paratoras!

On n'avait pas manqué de dire à Hérode qu'un nouv^eau roi des Juifs venait de naître sur quatre brins de paille. Grande inquiétude du tyran !

Mais quand il sut que trois rois , ses confrères, étaient venus visiter son compétiteur,, précédés d'une étoile, qui ne fut vue de personne j oli ! il ne se posséda plus.

Que croyez-vous qu'il fit? Envoyat-il des gardes saisir le nouveau né?

cette idée si simple ne lui vint pas même à la tête. -Il ordonna qu'on massacrât tous les petits enfans. Hérode aimait à travailler en grand.

L'Eglise ne voit ici qu'un acte de cruauté ; moi , qui veux favoriser l'Eglise, je trouve un quarteron de miracles. Un roi, élevé par les Romains

au troue de Judée, et protégé par eux, entend dire qu'une pauvre femme Tient d'accoucher d'un roi des Juifs dans une étable , et il n'en rit pas : premier miracle.

Il fait égorger tous les enfans nou- Tcaux nés, pour détruire son antagoniste 5 dont il lui était si facile de se défaire : miracle de rage , d'aveuglement , de sottise.

Jésus échappe h ce massacre : troisième miracle. A la vérité il n'échappe que pour être crucifié sous Pilate ; et puisqu'il voulait mourir pour nous, il pouvait mourir ce jour-là , aussi bien que trente ans plus tard.

Quatrième miracle. Aucun auteur romain ne parle de cet événement , unique dans riiisloire du monde : Joseph , historien juif, contemporain , n'eu dit rien, parce que le Saint-

( 123 ) Esprit voulait ménager à l'ëvangéliste Mathieu le plaisir de nous raconter cette petite anecdote.

Cinquième miracle. Hérode trouva des bourreaux pour massacrer quatorze mille enfans. Charles ix en trouva bien, me répondra-t-on. Le cas est différent. Charles ix fit égorger des calvinistes par des catholiques romains'; et nous verrous , exx avançant , les catholiques romains avoir toujours le miel à la bouche et le poignard à la main.

Sixième miracle. Les os de ces enfans -là sont arrivés à Cologne ^ sans y avoir été portés. . . . Vous riez? hé î dites-moi qui les y porta?

Septième , huitième , vingtième , trentième miracles, nombre infini de miracles, ceux que firent à Cologne les os de ces petits martyrs.

Malgré les fureurs d'Hérode , jMa-

ricj, tranquille sur le sort de son fils, le fait circoncire le huitième jour; elle va se purifier au temple, quoique les vierges ne fussent pas dans Tusage de se purifier : peut-être doutait-elle un peu de sa virginité , et elle n''avait pas tort.

Au reste cette soumission de Marie aux rites judaïques ne prouve pas du tout qu'elle crut avoir fait un Dieu né pour tout changer, el je ne vois pas de quelle utilité lui fut le compliment de l'ange Gabriel.

Les Juifs j ainsi que je Val dît chap. ^*^5 avaient pris des anciens le baptême, et beaucoup d'autres choses.

Un nommé Jean baptisait dans le Jourdain, pour passer le tems , ou pour gagner sa vie : d se conforma à Tusage; il fut trouver Jean, et ne le paya probablement qu'en paraboles, car il n'était pas riche, malgré^ les

( 125) présens considérables dont Malagal , Galgalal et Siraïm avaient chargé son berceau.

Il paraît que Jésus ne se trouva pas bien du baptême de Jean , car il ne baptisa jamais personne, et voilà pourquoi il faut que nous le soyons tous, à peine d'être damnés.

La première jeunesse de Jésus n'offre rien d'intéressant. Sans doute sa nature divine ne pouvait agir qu^à mesure que ses organes corporels acquéraient de la force ; ce qui prouve invinciblement en faveur de ses deux natures, et en faveur de notre ame immortelle, qui, comme celle de Jésus, n'agit que lorsque notre cerveau a pris delà consistance.

La première occasion oîi le savoirfaire de Jésus se marrifesta, est la noce de Cana. 11 y dit à sa mère :

Femme, qu'y a-t-il de commun entre

¥ous et moi ? ce qui «""est pas respectueux dutout, ce qu'il eût pu dire avec vérité à Joseph , et ce qui eût été déplacé , car lorsqu''on sait certaines clioses qui touchent de trop près le mari de sa mère , il n'est pas sage de les lui dire.

Je suis bon diable, et je dirai, pour excuser Jésus, qu'il avait déjà la tête échauffée. Cependant, si le proverbe in ^dno a>eintas est vrai^ il manquait souvent de respect à madame sa mère , et ce n'est pas en cela qu'est le miracle dont je veux vous entretenir.

Le vin manqua, parce qu'à force de boire, les brocs se vident. Or^ comme on ne trouve pas de vin dans une ville, Jésus en lit avec de l'eau , miracle d'ivrogne, puisqu il fut fait pour achever d'enivrer les gens de la noce; mais le fils tient de son père ^ il aime le j us de

( 127 ) ia treille : miracle de guinguette , que font tous les jours nos cabaretiers; mais enfin c'est un miracle.

On nous préclie aujourd'hui les mortifications, la tristesse ^ et il est clair que Jésus était un vivant, un chevalier de la table ronde. 11 chantait inême quelquefois, à ce que nous apprend Saint Mathieu, chapitre xxvi^ i'. 89. Saint-Augustin, dans son Epltre 23^ , à Févêque Ceretius , nous donne quelques passages de sa chanson favorite : je ne sais où diable il les a pris.

le veux délier et je xeiDi être délie'.

Je veux sauver et je veux être sauve'.

Je veux engendrer et je veux être engendré.

Je veux chanter , dansez tous de joie, etc. etc.

Cette chanson justifie Taphorisme de Beaumarchais : ce qui nevautpas la peine d'être dit , on le chante.

Vous pensez bien que Jésus , qui

avait faitsi facilement du vin avec de reaii j ne s'en tint pas là. Il guérit un paralytique, et Faction est louable.

Mesmer, piqué d'émulation, voulut en faire autant par le moyen du magnétisme; un docteur allemand veut en faire autant parle moj^cn du galvanisme : s'ils deviennent Dieu un jour 5 on ne manquera pas d'écrire qu'ils ont réussi.

Un miracle plus fort est celui par lequel Jésus chassa le diable du corps d'un possédé. Il y a encore ici multiplication de miracles, et les Pères de l'Eglise n'en trouvent qu'un : pauvres gens !

Premier miracle. Jésus guérit un possédé, quoiqu'il n'y ait jamais eu de possédés.

Second miracle. Jésus chasse le diable qui se laisse chasser , c[uoiqu'*il soit souvent plus fort que Jésus^

( 129 ) et ce qui le prouve , c'est qu'il le porta sur une montagne cFoii Ton clécou vie tous les royaumes de la terre, et qu'il lui dit : Je te donnerai tout cela si tu yeux m'adorer. Que de miracles dans un encore ! Un diable assez bète pour croire que le bon Dieu ait besoin de ses cadeaux, miracle! Un diable assez bête pour croire que Dieu l'adorera, miracle! Dieu assez bon pour argumenter avec le diable , miracle ! Un point d'un corps rond d'où l'on découvre ce qu'il y a dessous , miracle !

A la vérité , Jésus se venge des espiègleries du diable ; il l'envoie dans deux mille codions , et c'est bien un miracle que Satan soit dans deux mille corps à la fois ; a la vérité , cela n'est pas plus inconcevable que Dieu tout entier dans trente mille liosties.

C'est bien un miracle qu^un troupeau

( >3o) dre deux mille codions dans un p^ys où il était défendu d'en manger.

C'est bien un miracle que Dieu fût distrait au point de ruiner le propriétaire de ces deux mille codions, qui n'étaient pour rien dans ses démêlés avec le diable.

Encore une kirielle de miracles dans celui de la multiplication des cinq pains et des deux poissons. C'est un miracle que Jésus , qui prêchait commodément dans les carrefours ds Jérusalem , voulût aller dans le désert, où il pouvait n'avoir pas d'auditoire ; c'est un miracle que cinq mille hommes l'y suivissent pour entendre ce qu'ils avaient déjà entendu , car tous les sermons finissent parle même refrain. C'est un miracle qu'Hérode, m chatouilleux , ne s'apperçut pas de cette émigration. C'est un miracle que cinq mille hommes qui se

( >3. ) jettent clans un désert sans prendre de provisions. C'est un miracle que de leur desserte on remplit douze corbeilles , parce qu'il est miraculeux que des hommes qui pensent à porter douze corbeilles dans un désert , né s'aperçoivent pas qu'elles sont vides.

Le plus grand de tous les prodiges sans doute , c'est que les Juifs ^ témoins de tous ceux-ci, ne fussent pas convaincus delà divinité de celui qui les opérait. C'est pourtant un grand mojen qu'un miraclcj pour forcer les opinions. Si, un beau jour d'été , je vous disais à midi: je suis Dieu , et je vous le prouve en faisant coucher le soleil 5 certes, le préfetde police ne nie ferait pas arrêter, et le président du tribunal criminel ne me ferait pas pendre.

Si j'étais moins pieux^ je déclarerais

tous ees miracles apocryphes ; je m'appuierais sur ce qu'aucun trait de la "vie de Jésus n'échappait au gouvernement, quand il portait quelqu'intérêt. Par exemple , Jésus fait une crânerie : il va dans le parvis du temple , et il en chasse à coups de fouet ceux qui, de temps immémorial, y vendaient des animaux pour les sacrifices, et le gouvernement trouva cela très - mal , et fit arrêter Jésus peu de temps après. Et le gouverne ment ne sait pas qu'il fait du vin, qu'il guérit des possédés , qu'il ressuscite des morts , qu'une partie des habitans de la ville le suit dans le désert, et qu'il leur fait grande chère avec rien. Le gouvernement le fait mourir comme un homme ordinaire, et alors la terre tremble , le soleil s'éclipse , les morts sortent de leurs tombeaux , et le gouvernement ignore

( '33) eela , et aucun acte public n''en parle !

Et ce peuple , qui a laissé mourir celui qui l'avait étonné toute sa vie, qui a môme demandé sa mort , n'est pas converti par le bouleversement général de la nature. Le seul miracle que Jésus dut faire est précisément celui qu'il ne fait point ; et de quoi eût servi que les Juifs fussent convaincus de sa divinité , puisqu'il n'était pas venu pour abolir la loi ^ mais pour l'accomplir !

Et Dieu se facile contre son peuple 5 parce qu'il a fait mourir son iils , et il était convenu qu'il mourrait. Etait-ce en udée qu'il fallait qu'il naquît , si ses juges devaient être coupables d'un crime que les deux Dieux avaient combiné dans .leur sagesse ? Que n'allait-il naître

( i34 ) chez un peuple réprouvé , dont un crime de plus n'eût rien ajouté a la colère du Seigneur, parce que sa colère est sans bornes. Galimatias, sfalimatiaf!.

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