‹ Le clavier d'or: sonnetsChapitre 22 sur 23 · LV1I · texte numérisé non relu

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A mon ami Othon Perdrizet.

T 'amitié, n'est-ce pas ? c % est V asile du cœur, ) Que V homme soit esclave abject ou maître inique, Que le mensonge règne où la justice abdique, Que la vertu sans nerf cède au vice frondeur,

Que l'art se prostitue à l'infecte laideur, Que les vendeurs du temple étalent leur boutique, Que le bourgeois repu soit stupide ou sceptique, Qu'on se grise d'amour } de gloire ou de liqueur,

Que la femme soit ange ou démon, ou mystère, Que la fraîcheur des lys et des roses s'altère, Que la mort soit le seul sommeil paisible et sûr :

Qu'importe ? L'amitié met dans nos cœurs fidèles Toujours un peu de foi, toujours assez d'azur, Et berce nos espoirs de fraternels coups d'ailes.

Lettre-Préface de Joséphin Soulary.

Lettre de Victor Hugo a l'Auteur.

Frontispices.

Au Maître. — A Vittor Hugo. — Sonnet.

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