CHAPITRE vil
Mettez à l'œuvre le sceau royal et vivifiez votre matière avec la (]uintessence de l'or.
Votre matière tout cnlière est la lune qui attend sa fécondation du soleil.
La première jwirtie de l'ciîuvre est une sorte de végétation.
&58 EXPUCATIONS HBRIfÉTIQUES.
La seconde une incubation, en quelque sorte animale, comme dans Tœuf de la poule.
La troisième est la perfection minérale et la vivifier tion de Torpar l'âme même de la nature.
Feu.
Electricité
-<^îî^
Le mercure doit être détruit comme mercure, et le soufre comme soufre. 11 faut que Talliage de ces deux substances en produise une troisième, qui est le sel (1).
Tout le travail préparatoire est d'empêcher la semence
(1) Les quatre éléments, dit Thilorier, ne sont pas le feu, Tair, l'eau et la terre : mais Toxygène, Tazote, rhydrojçène, le carbone. C'est le mot scientifl({ue mis à la place du nom vulgaire.
EXPLICATIONS HKKMÉTIQUB8. &59
nercurielle de se niercurifier, car une fois déterminée m mercure, elle est morte.
Il faut en dire autant du soufre.
Le soufre et le mercure, à l'état séminal, sont du sperme d'or. C'est pourquoi les sages disent qu'il faut prendre de l'or.
La pierre philosophale est un sel de lumière, la lumière dans les métaux est la quintessence de l'or.
La substance en est cristalline et cassante ; c'est pourquoi elle est nommée vitriol par Basile Valentin. Vitriol signifie espèce de verre en diminutif.
11 faut bien distinguer de la matière première les matières auxiliaires préparatoires.
Solea.
AîmiBt négatif. ^^
Aimant positit
Lumière métallique.
Lune. 4 *^^
X / Chaleur métallique.
X ^ Jupiter.
Le plomb, lo fer, rantinioine, le nitre, Tor même, peuvent servir aux |)réparation5, mais il ne doit pas en-
A60 BXPLICATIUNS HERNÉTIQUE8.
trer dniis la matière une seule molécule de ces substances.
Il Faut oiK^ore bien distinguer le stibium des anciens de rantimoine de Basile Valentin.
Le stibium est Taimant philosoplial, rien de plus, rien do moins.
Numa Pompilius avait ainsi divisé et caractérisé les houivs du jour, du soleil.
Celle lîguro reprt^ente la progression et lantithèse mctalliquo ;^t\
Tous les socn^ts do la nature s'y trouvent indiqués pr analt>git\
Los oxtriMnos antithosc^; ou pôles magnétiques sont z ot :î, 1,01 e.
I/anlilhost* moyonno osl (C t?t l .
Tout ost ploin. lo vido n existe nidle (Kirt.
Tout osl plein do la morne substance inliniment diverse dans les formes.
Lo mouvemonl d*^ tonnes c'est la \io.
hi snbstamv ile la vie o\^t la lumière.
la vie de la lunùère c'est la chaleur.
l>ieii env éternellement la lumière.
Le fiai hur est le VerU^ êtemd.
Les SiMoils ne sont psdt^ foyers de lumière* miîsde chaleiir.
( \^l la I haleur .|ui n^mi h lunwre ^iàWc-
l 0 feu chanpï^ K^ formes,
Xjk meialliinzie es; la Si^ien^v da fe*: oidn^^ne ivf»: b lenw
I^ lunifère esi le mcronre unîvwsri.
EXPLICATIONS HERMÉTIQUF.S. A61
I^ soufre est le feu conplutiné.
Le sel c'est la terre.
Le stibium des anciens parait être la mine d'antimoine ronge, (|ui se trouve a l'état naturel dans les terrains de la Hongrie. Le régule y est minéralisé par l'arsenic et le soufre. C'est ponr(]uoi les anciens Font nommé arsenic rouge (voir Philostrate, Vie d'Apollonius). Cette mine ressemble à la mine de fer, on la dislingue par sa grande fusibilité, qui est (elle, qu'on peut la fondre à la flamme d'une chandelle.
Beckher et d'autres chimistes modernes ont reconnu Texislence d'une terre mercurielle dont les principes existent dans certains métaux et dans l'acide du sel marin. C'est cette terre mercurielle qui contient la matière première du grand anivre à l'état de petite lune ou de femelle blanche.
Khunrath a décrit cette terre, elle est rouge ayant d'être lavée dans le $ ph.que, elle est grasse à cause du ^ qu'elle contient, sa densité est légère, sa saveur acre ; quand elle est lavée, elle devient blanche, et c'est alors le liiiton [th.que
Il n'entre dans la matière ni arsenic, ni antimoine, ni teinture d*arsenic ou d*antimoine, ni vitriol, ni sel marin, ni salpêtre ou sel nitre, ni mercure vulgaire ni soufre commun. La matière ne saurait être un métal, c'est un sel mercuro-sulfureux très exalté, (*'est de la hunière astro-métallique condensée.
(]e{K^ndan( les vrais philosophes n'ont pas doiuié en vain ;i la matière les noms de ces substances (*ommunes qui s«*rvent à la préparer. La plus important»» d«» toutes
à6â EXPLICATIONS HERMÉTlQtÉS.
est rantimoîne de Basile Valentin ou le sUbium do juif Abraham.
U y a deux voies : la voie humide et la voie sèche. Ces voies sont alternatives.
Le vase hermétique devant être scellé, ne peut rien contenir d'humide, autrement la vapeur ferait édater le vase.
Noire eau est sèche et ne mouille pas les mains. Ce qu*on met dans Tœuf hermétique est un pur sperme des métaux sans autre mélange élémentaire.
Les couleurs de l'œuvre se produisent deux fois, une fois pendant les travaux préparatoires, une seconde fois "dans Vœuï philosophique.
Dans la première putréfaction on obtient la tête de corbeau, qu'il faut couper, suivant Flamel.
On a ensuite la terre blanche feuillée, qu'il faut soigneusement recueillir pour en faire, par Timbibition de son menstrue, Teau virginale de l'œuvre.
Vient ensuite l'huile rouge des sages, c'est-à-dire le © élémentaire du A qu'il faut marier avec la(C
du $.
Ces premières couleurs annoncent et préparent les secondes.
Dans l'œuf apparaît le nigrum nigro nigritiSj qui n'est pas seulement une superficie, mais un obscurcissement de toute la matière. Ce n'est donc plus la tête de corbeau, mais le marais du crapaud philosophique. La matière en cet état est le plomb des sages.
Elle devient ensuite d'une éclatante blancheur et prend la qualité de lune.
Ë)^PLICAtlONS liËRMKTIQUES. ftôS
Puis elle arrive au pourpre le plus éclatant, et le soleil philosophique est achevé.
Beckher a suivi la physique des anciens lorsqu*il a divisé la terre en inflammable, Mercurielle, Vilrifiable.
La terre mercurielle étant la plus disposée à Tassimilalion ne se trouve jamais pure à Tétat naturel et ne peut s'extraire des composés parfaits, parce qu'alors elle a entièrement changé de nature. Quelques alchimistes ont cru la trouver dans une marne rougeâtre, qui, mise dans des vases de terre poreuse et unie, pousse au dehors des végétations blanchâtres.
Le problème hermétique est de former un sel terrestre essentiel en vitrifiant un mélange de terre mercurielle et de terre inllammable.
Suivant la division de Pott, la terre se divise en :
Terre vilrifiable.
Terre calcaire,
Terre argileuse,
Et terre gypseuse.
Les marnes sont à la fois calcaires et argileuses.
Les anciens, outre les sept mét;mx, admettaient cinq demi-métaux, que nous appelons maintenant :
Régule d'antimoine.
Bismuth,
Zinc,
Régule d'arsenic.
Et régule de cobalt (mais les anciens ne connaissaient pas ce dernier).
i6& E1PIJCAT1G2IS BEU^nOTES.
Lf» méîzwi sont composés de terre vitrifiaUe et de phk^istîqoe, suivant certains chimistes.
Le phk^isliqije c^est la lumière htente, qu'un couraot de calorique entraine plus ou moins fiaMnlement.
La pierre pbilosophaie est un phlogistique concentré, par le moyen d*un principe intermédiaire qui est la quiotessence mercurielle.
Beckher et Stahlont reconnu Texistenee et la nécessité (le cette quintessence pour la formation des métaux.
Beckher est Tauteur d'une découverte qu'il nommait minera arenaria perpétua^ et oiïrait de tirer de For d'un sable quelconque.
On peut tirer le minéral du végétal par la combustion. Les cendres végétales donnent la potasse, et la potasse
donne le potassium, qui est une déviation du î? . Le potassium est Taimant de Toxygène, comme le stibium est Taimantdela lumière colorante métallique; il faut en dire aiiUmt du sodium, du lithium, du barium, du strontium (H du calcium, avortemenis mcrcuriels tirés des sels aux- (|n<^ls est mêlée la terre mercurielle de Be^^kher.
Pour extraire 7 el A de Ijino Cïreo oxydule électromagnétique d V CBrée avei* chaux ou poudre j>ino métalloïde on y adjoint Tarmure do /.