‹ Le clef des grands mystèresChapitre 18 sur 123 · LE NOMBRE QUATORZE · texte numérisé non relu

LE NOMBRE QUATORZE

Le quatorze est le nombn^ de la i'usion, de rassociation et de Tunité univers(»lle , et c'est au nom de ce (ju'il re» présente quc^ nous ferons ici un appel aux nations en . commençant {mr la plus ancienne et la plus sainte.

Enfants disraël, |K)urquoi au milieu du mouvement i éa nations, restez-vous immobili^s connue si vous gardiez les tombeaux de vos |>ères?

Vos pàita ne sont im m " sont ressuscitifs : car le nd'Ahfet *l6t pas le Dieu des

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S6 Tf iTiar» KcuaBn.

imffi nod frms. «H mangez »v«e o»»^ iie$ Iwtsiies pacifW|iit^ ^ïf (les anteli »pif^ tf^ saog oe^ ^xiîBe jainab.

1^ loi de M oî<#^ «^ a«»Mnpfie : fea vot^ Kvres et com- |irifirm7 que too» avez été un peuple aveo^ et dur, rormne le disent tous vo6 prophè^?s.

Miih^ vrifK^ avez été auséj un peuple eourageos et pcr- .avérant dans h lutte.

Enfants dlsraêl, devenez les enfants de Dieu : oodh pnmez et aimez!

Dieu a effa^^^ de votre front le sî^ie de Caîo, et ks (iT'fiples en vous voyant passer ne diront plus : Voitt les Juifs! ib sé*TÎeront : Place à nos frères! pbce a nos aînés dans la foi !

El nous irons tous les ans manger la paque avec vou& dans la Jérusalem nouvelle.

Et nf>iis nous rejioserons sous votn* vigne et sous votre fi^Mjier; c:ar vous serez encore les amis du voyageur, en «^luvenir d*Ahraliam, de Tobie et des anges qui les visitaient,

Et en s^iiivenir de celui qui a dit : Celui qui reçoit le plus [Mîtit dVmtn.' vous me reçoit moi-même.

Vaw difHf>rnisn's vous ne refuserez plus un asUe dans votre maison et dans votre cœur à votre frère Joseph que vous Hvez vendu aux nations.

\h\vvM (|u*il est devenu puissant dans la terre d'Egypte où vous cherchiez du pain pendant les jours de stérffilé.

Kt il s'est n^ss(Mivcnu de son père Jacob et deBenjanôi H^in jeune l'rcre; et il vous pardonne votre jalousie et i vous cnihnissc en pleurant.

KnOinlH des croyants, nous chanterons avec vous : Il

n'y a pas d'autre Dieu que Dieu et Mahomet est son prophète.

Dites avec les eufauts dlsraël : Il n*est point d'aulre Dieu que Dieu et Moïse est son prophète!

DitflR avec les chrétiens : Il nV a poinl d'autre Dieu que Dieu et Jésus-Christ est son prophète!

Mahomet c'est Tombre de Moïse. Moïse c'est le précurseur de Jésus.

Qu'est-ce qu'un prophète ? C'est un représentiuit de l'humanité qui cherche Dieu. Dieu est Dieu, Thounne est le prophète de Dieu, lorsqu'il lait que nous croyons à Dieu.

La Bible, le Coran et TÉvangile sont trois traductions différentes du même livre. Il n'y a qu'une loi, comme il u\v a qu'un Dieu.

0 fiîuune idéalisée, ô récouipeuse des élus, es-tu plus belle que Marie?

O Marie, fille de rOrient, chaste connue le pur amour, grande comme les as|)irations maternelles, viens apprendre aux enfants de Tlslam les mystères du ciel et les sec*rets de la beauté.

Invite-les au festin de ralliance nouvelle, là, sur trois trônes élincelauts de j)ierreries, trois prophètes seront assis.

L'arbre tuba fera de ses branches recourbées un dais à la table céleste.

L'épouse sera blanche connue la lime et vermeille comme le sourire du niatin.

Tous les |K*u|)lcs accourront pour la voir et ils ne craindnmt plus de i>asser Al Sirah, car sur ce pont tranchant comme une lame de rasoir, le Sauveur étendra sa croix et

58 MYSTl^ES RELIGIEl^.

viendra tendre la main à eeux qni ehanivlleronl, et a ceux i\{\\ seixmf fonibés l\'|H>iise tendra sini voilo embaumé et les attirera vei^s elle.

PiHi|>les, frapjre/.des mains et applaudissez au deraier triomphe de l'amour' La mort seule n^slora niurte et renier seul sera brûlé.

0 nations de rKuro|H% à qui TOrient tend les mains, unissez-vous pour repoussiM^ les ours du NonI î Que h dernière guerre lasse triompher l'intelligenee et Tainour, que le eonimeree entrelaee les bras chi monde et qiruDe civilisation nouvelle sortie de rKvaugile armé ivunisse tous les trou[)eaux de la terre sous la houlette <lu même pasteur!

Telles seront les con(|uètes du progrès; tel est le but vers lequel nous pousse le mouvement tout entier du monde.

Le progrès c'est le mouvement ; et le mouvement c'est la vie.

Nier le progrès (fest affirmer le néant et déifier la mort.

Le progrès est Tunicpic n'ponse (pic la raison puisse opposer aux objections relatives à rexislence <ln mal.

Tout n'est pas bien, mais tout sorix bien un jour. Dieu commence et il finira son truvrc.

Sans le progrès, le mal serait immuable comme Dieu!

Le progrès explique les mines et console Jérémîe qui pleure.

n'y a pas d'autre Dieu que Dieu et Mahomet est son prophète.

Dites ave(î les enfants d'Israël : Il n'est point d'autre Dieu que Dieu et Moïse est son prophète 1

Dite» avec les chrétiens : Il n'y a point d'autre Dieu «|ue Dieu et Jésus-Christ est son prophète!

Mahomet c'est l'ombre de Moïse. Moïse c'est le précurseur de Jésus.

Qu'est-ce qu'un prophète ? C'est un représentant de l'humanité qui cherche Dieu. Dieu est Dieu, l'homme est le prophète de Dieu, lorsqu'il fait que nous croyons à Dieu.

La Bible, le Coran et l'Évangile sont trois traductions différentes du même livre. Il n'y a qu'une loi, comme il n'y a qu'un Dieu.

0 fcnmie idéalisée, ô récompense des élus, cs-lu plus belle que Marie ?

0 Marie, fille de l'Orient, chaste comme le pur amour, grande comme les aspirations malernelles, viens aj)prendre aux enfants de Tlslam les niystèrcs du ciel et les secrets de la beauté.

Invite-les au festin de l'alliance nouvelle, là, sur trois trônes étincelants de pierreries, trois prophètes seront assis.

L'arbre tuba fera de ses branches recourbées un dais à la table céleste.

L'épouse sera blanche comme la lune et vernieille comme le sourire du matin.

Tous les peuples accourront pour la voir et ils ne craindront plus de passer Al Sirah, car sur ce pont tranchant comme une lame de rasoir, le Sauveur étendra sa croix et

60 HTSTÈRES RELIGIETX.

Le christianisme est le fruit des méditations de tous les sages de l'Orient, qui revivent en Jésus-Christ,

Ainsi la lumière des esprits s'est levée où se lève le soleil du monde ; le Christ a conquis rOceident, et les doux rayons du soleil de l'Asie ont touché les glaçons du Nord.

' Remuées par cette chaleur inconnue, des fourmUières d'hommes nouveaux se sont répandues sur un monde éjMjisé; lésâmes des peuples morts ont rayonné sur les peuples rajeunis et ont augmenté en eux Tesprit de \ie.

Il est au monde une nation qui s'appt^lle franchise d liberté, car ces deux mots sont synonymes du nom dft France.

Cette nation a toujours été, en quelque sorte, plus catholique que le pape et plus protestante que Luther- La France des croisades, la France des troubadours d des chansons, la France de Rabelais et de Voltaire, h France de Bossuet et de Pascal, c'est elle qui est la synthèse des peuples; <*'est elle qui consacre rallianeedela raison et de la foi, de la révolution et du pouvoir, de 11 croyance la plus tendre et de la dignité humaine la fim fière.

Aussi voyez comme elle marche, comme eUe s*agftê| comme elle lutte, comme elle grandit !

Souvent trompée et blessée, jamais ahaltiie, enthoîisiaste de ses triomphes, audacieuse dans ses revers, elle rit, elle chante, elle meurt et elle enseigne m monde Is foi en l'immortalité.

La vieille garde ne se rend pas, mais elle iinon plus : croyez-en l'enthousiasme de nôi

veulent être un jour, eux aussi, des soldats de la vieille jraiile !

Napoléon n'est plus un homme, c'est le génie même de la Finance, c'est le second sauveur du monde, et lui aussi il a doimc pour signe, à ses a|)olres, la croix !

Sainte-Héicnc et le Golgotha sont les jalons de la civilisation nouvelle; ce sont les deux piles d'une an^he immense (|ue lorme Tarc-en-ciel du dernier déluge et qui jette un \m)t entre deux mondes.

Et vous jHHirriez croire (ju'un passe sîuis auréole et Sîuis gloire pourrait reprendre et «lévorer tant d'avenir?

Et vous penseriez (pie ré|)eron d'un Tartare <l<vliirera un jour le pacte de nos gloires, le testament de nos lil>ertés !

Dites plutôt que nous redeviendrons des enfants et f|ue nous rentrerons dans le sein de nos mères !

Marche! mardie! dit la voix divine à Aasvcrus. Avance! avance! crie à la Franche la destinée du monde!... Et où allons-nous? A rin<'onnu, a Tahimc peut-être; n'importe! Mais au imssé, mais vers les (»imeticres de Toubli, mais vers les langes que notre enfanc^e elle-même a dé<*hirés, mais vers rimhA'illité et Tignorance «les premiers âges. . . jamais! jamais!

LB NOMBBS QOMIB.

VÉglise civilisatrice et TÉglise barbare, TÉglise progressive et rÉglise stationiiaire.

L'une est active, Tautre passive : Tune a commaiulé aiLx nations et les gouverne toujours, puisque les rois It craignent; Tautn* a subi tous les despotismes et ne peut être qu'un instrument <Ie servitude.

L'Église active réalise Dieu pour les hommes et croit seule à la divinité du Verbe humain interprète de celui <le Dieu.

Qu'est-ce, après tout, que l'infaillibilité du pape, sinon l'autocratie de rintelligenoe coniirméepar le sulTrage universel de la foi ?

A ce titre, dini-t-on, le pape devrait être le premier génie de son siècle. Pourquoi? Mieux vaut, en réalité, qu'il soit un esprit ordinaire. Sa suprématie n'en est que plus divine, parce (pf elle est, en quelque sorte, pins humaine.

Les événements ne parlent-ils pas plus haut que les rancunes et que les ignorances irréligieuses ? Ne voyezvous pas la France catholique soutenir d'une main la papauté défaillante et de l'autre tenir Tépéc pour combaltre à la tête de Tarméc du progrès '^

Catholiques, Israélites, Turcs, protestants, combattent déjà sous la même banuicrc; le croissant s'est i^lHé à la croix latine, et tous ensemble nous lultons contre l'invasion des bai'bares et couhv. leur abrutissante orthodoxie.

C'est pour jamais un fait accompli. En admettant des dogmes nouveaux, la cliairc de saint Pierre vient de ae déclarer solennellement progressive.

La patrie du ohristiaiiisme oallioliqiie csl ciAh des sciences et des beaux-arls, et le Verbe éternel de rKvanple vivant e( incarné dans une antorilé visible est encore la bnnièredn monde.

Silence donc au\ Pliarisi(Mis de la synagopie nonvelle! Sil(Mice aux Iradilions liain(Mises de TÉcole, an |)n\sbytérianisine arrojranl, an jansénisme absnrdc», et à tont<'s <»es honteuses cl superstilienses inlcrprélalions du doj,^nuî éternrl, si justement sli^nnalisées par le ^Tuie impitoyable de Voltaire !

Vollaire il) ri iNapoléon sont morts catboli<|ues. VA savi'z-vous ce <pn* doit être h» calbolicisme de Taveriir?

Ce stMa le do^nne évanpéliipie, éprouvé conun(» lor |iar la critique dissolvante de Voltaire, et réalist» dans le gouvernement du monde par le génie d'im Napoléon chrétien !.

(a'ux (pii ne voudront pas mardu^r b^s événements les tnuneront ou passeront sur eux!

IVinnnensi»s calamités peuvent encore p^r sur le monde. Les arméts de TApoealypse vont peut-étn* un jomdérbairuM'Iesqualre Ib'aux. Le sanctuaire sera é*pnré. Li saiuti* r[ sé\érc pauvreté* enverra ses apôtres pour SiMitenir tout ee qui eliaineli»', relever et^ (|ui rM brisé' et ré|»;unlre riuiile s:iiiile sur tniilrs le> ineurlri>sures.

Li* de^^potisiiie el l*:ui;irrlii»*. re> deux iiinii>lr('s allègres de >'M\'Ji, se dé'rliirri'niîl l'I s';iin';ilitiiniil IHii l';iiilrr ;ipre> s'être muturllrmenl suui«'iiii> pour un |ieii (!<• lriiip> p;ir 'Vélreinte iwrww de h ni* liillr.

\\ On tif (lit pj- «jue Vollairf ><iit iinut *■ i l».,ii < .iliiolnju*;, hmm li rtl mort catholique.

Et le gouvernement de Tavenir sera celui dont le modèle nous est montré dans la nature par la famille, dans Tidéal religieux par la hiérarchie des pasteurs. Les élus doivent régner avec Jésus-Chrpt pendant mille ans, disent les traditions apostoliques : c'esf-à-dire que pendant une suite de siècles, Tintelligence et Tamour des hommes d'élife dévoués aux charges du pouvoir administreront les intérêts et les biens de la famille universelle.

Alors, selon la promesse de TÉvangile, il n'y aura plus qu'un troupeau et un pasteur.

LE NOMBRE SEIZR.

Seize est le nombre du temple.

Disons ce que sera le temple de Tavenir.

Lorsque Tesprit d'intelligence et d'amour se sera révélé, touteia trinité se manifestera dans sa vérité et dans sa gloire.

L'humanité devenue reine et comme ressuscitée aun la grâce de l'enlance dans sa poésie, la vigueur de h jeunesse dans sa raison et la sagesses de l'âge mûr dans ses œuvres.

Toutes les formes qu'a successivement revêtues h pensée divine, renaîtront immortelles et parfaites.

Tous les traits qu'avait esquissés l'art successif dei nations se réuniront et formeront l'image complète de Dieu.

Jérusalem rebâtira le (eiiiplo de Jéliova sur le modèle prophétisé qarÉséc^hiel; et le Christ, nouveau et éternel Salomon, y chantera, sous des lambris de cèdre et de cyprès, ses noces avec la sainte liberté, la jeune c|)Ouse du cantique!

Mais Jéhova aura déposé sa foudre pour bénir des deux uiains le fiancé et la fiancée : il ap[)araUra souriant entre les deux époux, et se réjouira d'être appelé père.

Cependant la poésie de TOricnt, dans ses magiques souvenii*s, rappellera encore Bixuna et Jupiter. Llnde apprendra a nos climats enchantes les fables merveilleuses de Wishnou, et nous essayerons au front encore sanglant de notre Christ bien-aimé, la triple (couronne de perles de la mystique Triinourli. Vénus purifiée sous le voile d(^ Marie ne pleurera plus désormais son Adonis.

L ejK)ux est ressuscité pour ne plus mourir, cl le sanjflier infernal a trouvé la mort dans sa passagère vi(*toire.

Relevez- vous, temples de Delphes et d'Ephcse! Le dieu de la lumière et des arts est devenu le dieu du inonde, et le verbe de Dieu veut bien être nommé Ajr)1lon ! Diane ne régnera plus veuve dans les champs solitaires de la nuit; son (Toissant argenté est maintenant sous les pieds de réponse.

Mais Diane ifesl pas vaincue i)ar Vi'muis; son Endyiiiion vient de se réveiller, cl la virginilc va sVnoigueillir d'èlre mère!

Sors de la tombe, o Phidias, cl rcjouis-loi de la dcstniction de ton premier Jupiter : ('i^st maintciianl que lu vas enfanter un Dieu !

O Rome! cjuc tes temples se relèvent à colé de les

06 VTSTÈREB RELIGIECt.

basiliques; sois encore la reine du monde et le panthéon des nations; que Virgile soit couronné au Gapitole pir h main de saint Pierre; et que TOlympe et le Carmel unissent leurs divinités sous le pinceau de Raphaël !

Transfigurez-vous, antiques cathédrales de nos pères; élancez jusque dans les nues vos (lèches ciselées et >ivantes, et que la pierre raconte en figures animées les sombres légendes du Nord, égayées par les apoiogdes dorés et merveilleux du Coran !

Que rOrient adore Jésus-Christ dans ses mosquées, et que, sur les minarets d'une nouvelle Sainte-Sophie, la croix s'élève au milieu du croissant !

Que Mahomet affranchisse la femme pour donner au vrai croyant les houris qu'il a tant rêvées, et que les martyrs du Sauveur apprennent de chastes caresses aux beacn anges de Mahomet.

Toute la terre revêtue des riches ornements que ha ont brodés tous les arts ne sera plus qu'un temple magnifique, dont l'homme sera le prêtre étemel !

Tout ce qui a été vrai, tout ce qui a été beau, tout ce qui a été doux dans les siècles passés, revivra glorieux dans cette transfiguration du monde.

Et la forme belle restera inséparable de l'idée vraie, comme le corps sera un jour inséparable de Tûmc, quand l'âme, parvenue à toute sa puissance, se sera fait un corps à son image.

Ce sera là le royaume du ciel sur la terre, et les coip seront les temples de Tâme, comme l'univers régénéré sera le temple de Dieu.

Et les corps et les âmes, et la forme et la pensée, et

Jérusalem rebâtira le temple de Jéhova sur le modèle prophétisé qar Éséchicl ; et le Christ, nouveau et éternel Salomon^ y ehantera, sous des lambris de cèdre et de cyprès, ses noces avec la sainte liberté, la jeune épouse du cantique!

Mais Jéhova aura déposé sa foudre pour bénir des deux mains le fiancé et la fiancée : il apparaîtra souriant entre les deux époux, et se réjouira d'être appelé père.

Cependant la poésie de TOricnt, dans ses magiques souvenirs, rappellera encore Brama et Jupiter. Llnde apprendra à nos climats enchantés les fables merveilleuses de Wishnou, et nous cssaycrojis au front encore sanglant de notre Christ bien-aimé, la triple couronne de perles de la mystique Trimourti. Vénus purifiée sous le voile de Marie ne pleurera plus désormais son Adonis.

L'époux est ressuscité pour ne plus mourir, et le sanglier infernal a trouvé la mort dans sa passagère victoire.

Relevez- vous, temples de Delphes et d'Ephèse! Le dieu de la lumière et des arts est devenu le dieu du inonde, et le verbe de Dieu veut bien être nommé Apollon ! Diane ne régnera plus veuve dans les champs solitaires de la nuit; son croissant argenté est maintenant sous les pieds de l'épouse.

Mais Diane n'est pas vaincue par Vénus; son Endymion vient de se réveiller, et la virginité va s'enorgueillir d'être mère!

Sors de la tombe, ô Phidias, et réjouis-toi de la destruction de ton premier Jupiter : c'est maintenant que tu vas enfanter un Dieu !

0 Rome! que tes temples se relèvent à côté de tes

Amour! amour! rédempteur et réparateur sublime; toi qui fais tant de bonlieur avec tant de tortures, toi le sacrificateur du sang et des larmes, toi qui es la verta même et le salaire de la vertu; force d^ la résignation, liberté de Tobéissance, joie des douleurs, vie de la mort, salut ! salut et gloire à toi! Si Tintelligence est une lampe, tu en es la flamme; si elle est le droit, tu es le devoir; si elle est la noblesse, tu es le bonbeur! Amour plan de fierté et de pudeur dans tes mystères, amour divin, amour caché, amour insensé et sublime. Titan qui prends à deux mains le ciel et qui le forces à descendre, dernier et ineffable secret du veuvage chrétien, amour étemd, amour infini, idéal qui suffirait pour créer des mondes, amour! amour! bénédiction et gloire à toil Gloire aux intelligences qui se voilent pour ne pas offenser les yeux malades ! Gloire au droit qui se transforme tout entier a devoir et qui devient le dévouement ! aux âmes veuves qui aiment et se consument sans être aimées! à ceux qui souffrent et ne font rien souffrir, à ceux qui pardonoefll aux ingrats, à ceux qui aiment leurs ennemis! Oh! heureux toujours, heureux plus que jamais ceux qui s'appauvrissent d'eux-mêmes et qui s'épuisent pour se donner! Heureuses les âmes (|ui t\)nt toujours la paix ! Heureux les cœurs purs et simples qui ne se croient meilleurs que personne! Humanité ma mère, humanité fille et mot de Dieu, humanité conçue sans péché, Eglise universelle, Marie ! heureux qui a tout osé pour te connaître et le comprendre, et qui est prêt encore à tout souffrir potf te servir et pour t'aimer!

SOLUTION t>tJ 1»REMIËR PROBLÈME. 67

rnnivers entier, seront la lumière, le verbe et la révélalion permanente et visible de Dieu. Amen ! qu*il en soit dttti!

XYIL

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