‹ Le clef des grands mystèresChapitre 25 sur 123 · SÉPARER LA RELIGION DE LA SUPERSTITION ET DU FANATISIE · texte numérisé non relu

SÉPARER LA RELIGION DE LA SUPERSTITION ET DU FANATISIE

I^ superstition du mot latin superstes survivant, ced le signe ((ui survit à Tidée; c\^sl la forme préférée à b chose, c'est le rit sans raison, c est la foi devenue iusensée, parce qu'elle s isole. C'est par conséquent le i^adavre delà religion, c'est la mort de la vie, c'est ]'abnitissement substitué à Tinspiration.

Le fanatisme c'est la superstition passionnée, son nooi vient du mot fanum^ qui signifie temple, c'est le temple mis à la place de Dieu, c'est l'intérêt humain et (eniporri du prêtre substitué à l'honneur du sacerdoce, c'est h passion misérable de l'hoimne exploitant la foi dil croyant.

Dans la fable du baudet chargé de reliques, La Fontaine nous dil que l'animal <Tut être adoré, il ne nous H pas que certaines gens crurent en effet adorer l'animi Ces gens-là étaient les superstitieux.

Si quelqu'un eut ri de leur bêtise, ils l'eussent peit* être assassiné, car de la superstition au fanatisme il n'jri qu'un |îas.

La superstition ifest la religion interprétée par la b^

lise ; le fanatisme c'esl la religion servant de prétexte à la frnvur.

(]eux <ini eonlbndeiit à dessein et de parli pris la religion elh»-niènH* avee la superstition et le fanatisme, emprnnlenl à la hètise ses |»révenlions aveugles et enipruntennenl peul-èire de même au fanatisme ses injustices et si*s rolcr(*s.

Inquisileui-sou se|)temhriseurs, (primporlent les noms? Li reli«rion de Jésus-CInist condamne et a toujours eimilanmé les assassins.

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