‹ Le clef des grands mystèresChapitre 36 sur 123 · LA VIE ET LA MORT. - - LA VEILLE ET LE SOMMEIL · texte numérisé non relu

LA VIE ET LA MORT. - - LA VEILLE ET LE SOMMEIL

aux anpMsses du seuil Ho Irteriiité, s'y étaiout repris a «iiMix t'ois.

l'n inajrnétistr oéichro, M. le baron Dupotet, enseifrue dauss(»ii livre se(*ret sur la Magie qu On peut tuer par le iiiapH'^lisnie ronune par l'éhM'tririti». (!eUe révélation n'a rirn il V'traiifre pour qui ronnait bien les analogies de la nature. Il est (*erlain qu*ou dilatant outre mesure ou en roa«:ulaut tout à coup le uiédiateiu' plasticpie d*un sujet, (»n peut délaeher son ame de son eor|)S. Il sulVit quelque- Ibis d'exciter ehez iine personne une violente^ Ç^^^'^ ou une tn)p grande frayeur |K>ur tuer subitement cetfp personne.

L*usage habituel du magnétisme met ordinairement le sujet rpii s*y abandointe à la menu du ma^niétist^ur. Quand la eonununieation est bien établie, quand le magiit'IJstMir ptHit produire à volonté le sonuneil, Tinsensibilitéja catalepsie, ete., il ne lui en roùtei^it (piun effort de |tliis |Htur amener aussi la mort.

On nous a raccuité, ronune certaine, une. bistoiredont nous ne <;;arantissons [kis toutefois lautbentieité. Nous allons la dire parce qifelle peut être vniie. Ites |>ersonnes qui doutaient en même temps de la re • Kgîon et du magnétisme, de ees inei*édulesqui sont prêts i toutes les superstitions et :i tous les fanatismes, avaient décidé a prix d\-ir<>:ent une pauvre fille à subir leurs ex|>érîences. C'était une nature impressionnable et nerveuse, btiguéi^ d'ailleurs par les exeès d\me vie plus i|u irré^u- Sère, et déjà c|égorj!ée de rexistence. Ou rendort; on lui roitinandcdc voir; elle plmn' et ' î -t i rii, |i}î ptrlede Dieu..;, elle tremble Aeimm mv, kn

136 MYSTLRES M AG>' ÉTIOLES.

— Non, dit-elle, non, il me fait peur; je ne ne veux |)as le refrardcr.

— Reganlez-le, je le veux.

Elle ouvre alors les yeux'; ses prunelles se dilatent; elle est eiïra vante.

— Que voyez- vous ?

- Je ne saurais le dire... Oh! de gràee, de grâce, reveillez-moi !

— JSon, rejrardezet dites re (jiie vous voyez.

— ^I^vois nue nuil noire dans laquelle tourbillonnent des (l|ice]les de toutes couleurs autour de deux grands y(Mi\ qui roulent toujours. De ces yeux sortent des rayons (jui se roulent en vrilles et qui remplissent tout Tespace... Oh! cela mêlait mal! éveillez-moi!

— Non, regardez.

— Où voulez-vous que je regarde encore?

— Regardez dans le paradis.

— Non, je ne puis pas y monter ; la grande nuit me repousse et je retombe toujours.

— Eh bien ! regardez dans Tenfer.

Ici, la sonmambule s'agite convulsivement.

— Non! non! cric-t-elle en sanglotant, je ne vew pas; j'aurais le vertige; je tomberais. Oh! retenez-moi! retenez-moi î

— Non, descendez.

'- Où voulez- vous que je descende?

— Dans l'enfer.

— Mais, c'est horrible! Non, non,jeneveuxpasyallffl

— Allcz-y.

— Grâce!

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