LA TIB ET LA MOBT. - - LA VEILLE ET LE SOMMEIL
aux angoisses du seuil de réternité, s'y étaient repris à deux fois.
Un magnétiste célèbre, M. le baron Dupotet, enseigne dans son livre secret sur la Magie qu'on peut tuer par le magnétisme comme par Télectricité. Cette révélation n'a rien d'étrange pour qui connaît bien les analogies de la lïâture. Il est certain qu'en dilatant outre mesure ou en coagulant tout à coup le médiateur plastique d'un, sujet, on peut détacher son âme de son corps. Il suffit qij^lquefois d'exciter chez une personne une violente ^h:e ou une trop grande frayeur pour tuer subitement MV personne.
L'usage habituel du magnétisme met orcKiiûrement le sujet qui s'y abandonoe à la merci du magnétiseur. Quand la communication est bien établie, quand le magnétiseur peut produire à volonté le sommeil, l'insensibilité, la catalepsie, etc., il ne lui en coûterait qu'un effort de plus pour amener aussi la mprt.
On nous a raconté, comipé certaine, une histoire dont nous ne garantissons pas toutefois l'authenticité.
Nous allons la dire parce qu'elle peut être vraie.
Des personnes qui doutaient en même temps de la re • Igion et du magnétisme, de ces incrédules qui sont prêts i toutes les superstitions et à tous les fanatismes, avaient décidé à prix d'argent une pauvre fille à subir leurs expériences. C'était une nature impressionnable et nerveuse, fatiguée d'ailleurs par les excès d'une vie plus qu'irrégu- Bère, et déjà dégoûtée de l'existence. On l'endort; on lui coitmande de voir ; elle pleure et se débat. On lui pwle de Dieu. . . , elle tremble de tous ses membres.
1/iO MYSTÈRES MAGNÉTIQUES.
tion partielle de Tappareil peut occasionner des difforniilés fluidiques.
Ces diflbrmités faussent partiellement le miroir de l'imagination et occasionnent les hallucinations habituelles propres aux visioimaires statiques.
Le médiateur plastique fait à Timage et à la ressemblance de notre corps, dont.il figure lumineusement tous les organes, a une vue, un toucher, une ouïe, un odorat et un goût qui hii sont proj>res; il peut, lorsqu'il est surexcité, les communiquer par vibrations à rapparcil nerveux , eu sorte que Thallucination soit complète. L'imagination semble alors triompher de la nature même et piwluit des [)hénomcnes vraiment étranges. Le corps matériel inondé «le fluide semble participer aux qualités fluidiques, il échappe aux lois de la pesanteur, il devient momentanément invulnérable et même invisible dans un cercle d'hallucinés par contagion. On sait que les conMilsionnaires de Saint-Médard se faisaient tenailler, assommer, broyer, crucifier, sans éprouver aucune douleur, qu'ils s'enlevaient de terre, marchaient la tête en bas, mangeaient des épingles tordues et les digéraienL
Nous croyons devoir rapporter ici ce que nous avons publié dans le journal VEstafettej sur les prodiges do médiiun américain Home et sur plusieurs du même ordre.*
Nous n'avons jamais été nous-même téncïoiii des min* clés de M. Home, mais nos renseignements vienn*^fit des meilleures sources, nous les avons rncunitlis dansniiB maison où le médium américain fut accueilli av< veillance lorsqu'il était malheureux, et avia i
MYSTÈRES D£S HALLUCINATIONS, ETC. Iftl
jrs(|if il eu vint a prendre sa iiialadie pour un boulieiu' ?t pour une fortune. C'est chez une daine née en Pou^Mie, mais trois lois Kraneaise par la noblesse de son 'HHU*, les ehannes indieibles de ison esprit el la eélébrilé luroptVnne iW. son nom.
L:i pnbliealion de ees renseignements dans VEstafette uMis attira alors, sans ({ue nous saeliions trop pourquoi, .'S injures d*un M. de IVne, e(»nnu de[»uis par son duel nallieureux. Nous avons [tensé alors à la fable de la Fonjinesur le fou qui jetait des pierres à un sai^e. M. de ^èiie nous traitait de prètie défroipié el de mauvais caliolique. Nous nous sommes montré du moins bonebréen en le |ilai^nant et en lui pardonnant, et eonuue il si im|M»ssible d'être prêtre défrotpié sans avoir jamais lé prêtre, nous avons laisse'' tomber à terre une injure ui ne nous attei^'uait |>as.
LES FANTOMES A IMIUS.
M. Home, la semaine dernière, voulait (piitter encore le fois Paris, ee Paris on les any:es mêmes et les dirons, s'ils y a|i|»araissaienl en forme queironqui*, ne isscraieiit pas liMigtemps pour des êtres merveilliMix, et auraient rien de mieux à faire que de retourner vite au A ou dans Tenfer, |HUir échapper à l*oubli et à rab;mdon « humains.
M. Home, Tair ïrinte et désilbiSH^tm»', yr*ir\\\ dont»
ngé d*unc noble dauiediinl le biein» '
î en France un de s**s premiers lu ii*b
1&2 MYSTÈRES MAG?tÉTTQUCS«
deB.,. fut ce jour -là bonne pour lui, comnne toujours, el voulut le retenir à dîner; le mystérieux personnage allait accepter, lors(|ue quelqu'un étant venu à dire qu'on attendait un kabbaliste connu dans le monde des sciences occultes par la publication d'un livre intitulé : Dogme ei rituel de la haute magie i), M. Home a tout à coup changé de visayc et a dé(*laré en balbutiant et avec un trouble visible qu'il ne [)0uvail rester, et (|ue lapprochc de ce profiîsseu!' de magie lui causait une invincible terreur. Tout ce qu'on put lui dire pour le rassurer fut inutile. — Je ne juge pas cet hopinie, disait-il, je n'allirme pas qu'il soit bon ou mauvais, je n'en sais rien, mais son atniosi)hrre me fait mal, près de lui je me sentirais sans force et comme sans vie. Kt après cette explication, M. Home s'est empressé «le saluer et de sortir.
Cette tcrrciirdcs honuncs de |)restiges, en présence des véritables inilics à la sricnce, n'est pas un fait nouveau <lans les annales de l'occultisme. On peut lire dans Philostrale Tliistoire de la stryge (pii tremble en cconlani venir Apollonjiis de Tvanc. Notre admirable conteur, Alexandre Dumas, a dramatisé cette anecdote magique dans 1(» beau résumé de toutes les légendes qui devait stM'vir de i»rnlogue à sa grande épopée romanesque du Juif-Errant. La scène se passe à Corintbe ; c'est une noce aniique avec sc^s beaux enfants couronnés de fleurs qui porttMit les torches nuptiales et chantent des éphhalames grarieux et tout llciu'is d(» volu|)tueuses images eonime les poésies d(^ Catulle. La fiancée est belle, dans ses chasies draperies, comme la Polynmie antique; elle est
(1) Germer BaiUière, 17, rue de r£cole-de-Médeciiia.
HYSTÈRES DK8 HALLUCINATIONS, ETC. i&S
ureuse et déli( îeuseinent provocante dans sa pudeur me une Vénus du (^orrége ou une GrAce de Canova. i qu'elle épouse est Clinias, un disciple du célèbre llonius de Tyane. Le maître a promis de venir à la ^ de son disii'ple, mais il ne vient pas, et la belle w respire plus à Taise, car elle redoute A|H)llonius. aidant la journée n'est |»as finie. Llieure du lit nupest arrivée, et tout à coup Méroë tremble, pâlit, rële obstinément du côté de la porte, étend la main • éjwuvante et dit d'une voix étnmglée : « Le voici! t lui ! ». C'est Apollonius en elVet. Voici le mage, voici naitiv ; l'heure des enchantements est passée, les ;ligcs tombent devant la vraie S4'ien<»e. On (*herchela 3 é|H)usce, la blanche Mcroë, et Ton ne voit plus me vieille fenmie, la sorcière Omidie, la mangeuse petits enfants, (llinias est désiduisé, il n'uiercic son Ire; il est sauvé.
lA» \ulgaire s'est toujours trompé sur la magie, et con- I les adc|4cs avec les enchanteui's. La vraie magie, t-à-din* la Si*ience tniditioimelle des mages, est l'enlîe mortelle des enchantements; elle cm|HVhe ou fait ier les taux mirachs, hostiles a la lumière et lascina- •8 <run petit nombre de témoins préparés ou crédules, jésordn* ap|mrent dans les lois de la nature est un iscinge ; ce n'est donc pas une merveille, La mer* le véritable, le \m (undigc lofjjtmrs éirtianl am \ de tous, c'est l'Iiarniunie tonjoiiri constante dcfl Is et lies causes : ce sont les splendeuîiî de Tonlrt iiel!
H'uus ne saurions éim m CftgHûstro eùl tait
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des devant Swedenborg, mais il eût certainement redoute la présence de Paracelse et de Henri Khunrath, si ces grands hommes eussent été ses contemporains.
Loin denous cependant la pensée de dénoncer M. Home comme un sorcier de bas étage, c'est-à-dire comme un charlatan. Le célèbre médium américain e^t doux et naïf comme un enfant. C'est un pauvre être tout sensitif, sans intrigue et sans défense ; il est le jouet d'une force terrible qu'il ignore, et la première de ses dupes, c'est bien cerlainement lui.
L'étude des étranges phénomènes qui se produisent autour de ce jeune homme est de la plus haute imiwtancc. Il s'agit de revenir sérieusement sur les dénégations trop légères du xvui* siècle, et d'ouvrir devant la science et devant la raison des horizons moins étroits que ceux d'une (Tili(|ue bourgeoise qui nie tout ce qu'elle ne sait pas encore expliquer. Les faits sont inexorables, et la véritable bonne foi ne doit jamais craindre de lesexaminer.
L'ex[)licalion de ces faits (jue toutes les traditions s'obstinaient à alTumer et qui se reproduisent devant nous avec une gênante publicité, cette explication ancienne comme les faits eux-mêmes, rigoureuse comme les mathématiques, mais tirée pour la i)remière fois des ombres où la cachaient les hiérophantes de tous les âges, serait un grand événement scientitique, si elle pouvait obtenir assez de lumière et de publicité. Cet événenoieat, nous allons le préparer peut-être, car on ne nous permettrail pas l'espoir audacieux de l'accomplir.
Voici d'abord les faits dans toute leur singularité. Noua les avons constatés et nous les rétablissons avec une ri*
MYSTÈRES DES IIALLICINaTIONS, ETC. l/i5
goureiise exactitiule on nous nhstoiiant d^abord de toute explication et de tout oonunentaire.
M. Home est sujet à des extases qui le mettent, selon lui, en rapport direclement avee Tàme de sa mère, et, par l'entremise de eelle-ei, avee le monde entier des esprits. Il décrit, eonune les somnambules de Caliagnel, des personnes qu'il n'a jamais vues e( que rec connaissent eeux qui les évorpient ; il vous dira même leur nom et ivpondra de leur part à des questions qui ne peuvent être roniprises que des âmes évoquées et de vous seuls.
Loi*S(pril est dans un appartement, des bruits inexplicables s'y font entendre. Des coups violenls n^lentissent sur les meubles et dans les mmntillcs; (luelquefois les |K)rtes et les lenétres s'ouvreni connue si ell(»s étaient (KMissées par une tem|)ète : on entend même au <leboi^ h* vent et la pluie, on sort, le ciel est sans nuajxc, et Ton lie sent pas le [)lus lé^er soullh* de vcnl.
I^*s meubles sont soulevés et déplacés sans (pie personne y loucbe.
Ik's l'rayons écrivent d'eux -mêmes. Leur écrilure est (*elle de .M. Home, et ils font les mêmes fautes que lui.
Les fiersonnes présciites se sentent toucher el saisir par des mains invisibles. Ces contacts, (pii semblent choisir les daines, manquent de sérieux, et parfois même de convenance, dans leur iqjplicatiun. Nous ih^isoiih qu'on iioiLs comprend assez.
I)(*s mains visibles et tangibles sortent nu sortir des tables, muiH il faut pour cela rpid soient couvertes. Il faut a ragent invrsîble vfi
prêts, comme it en faut aux plus liabiles successeurs de Robert Houdin.
Ces mains se montrent surtout dans robscurîté; elles sont chaudes et i)hosplioroscentes ou froides et noires. Elles écrivent des niaiseries ou touchent du piano; et lorsqu'elles ont louché au piano il faut faire venir raccordeur, leur contact étant toujours fatal à la justesse de rinstrument.
Un personnage des plus ro(*ommandables de l'Angleterre entre autres, sir Edward BuKver Lytton, a vu et touché CCS mains : nous en avons lu l'attestation écrite et signée par lui. 11 déclare même les avoir saisies et tirées à lui de toute sa force, i)Our faire sortir de son incognito le bras quclconriue auquel elles devaient naturellement se rattacher. Mais la chose invisible a été plus forte que le romancier anglais, et les mains lui ontéchap{>é.
Un grand seigneur russe, qui a été le prolecteur de M. Home et dont le caractère et la bonne foi ne sauraient être l'objet du moindre doute, le comte A. B..., a vu lui aussi (ît saisi vigomcuscmcnt les mains n)ystérieus(*s. C'étaient, a-t-il dit, des formes parfaites de mains liumaines, chaudes et vivantes; seulement on n y sentait pas cios. Serrées [>ar une étreinte inévitable, ces mains n'ont pas lutté pour s'échapper, mais elles ont diminué, se sont fondues en (pichpie sorte, et le comte a fmi par ne plus rien tenir.
D'autres personnes qui ont vu et touché ces mains disent (pie l(s doigts en sont boursouflés et roides, et les conqinrent à (l(>s gants de caoulchouc gonflés d'un air phosphorescent el chaud. Parfois, au lieu de mains, ce
MYSTÈRES DES HALLLCINaTIONS, ETC. 145
gbureuse exactitude en nous abstenant d'abord de toute explication et de tout commentaire.
M. Home est sujet à des extases qui le mettent, selon lui, en rapport directement avec lïime de sa mère, et, par Tentremise de celle-ci, avec le monde entier des esprits. 11 décrit, comme les somnambules de Cahagnet, des personnes qu'il n'a jamais vues et que reconnaissent ceux qui les évoquent ; il vous dira même leur nom et répondra de leur part à des questions qui ne peuvent être comprises que des âmes évoquées et de vous seuls.
Lorsqu'il est dans un appartement, des bruits inexplicables s'y font entendre. Des coups violents retentissent sur les meubles et dans les n^urailles ; quelquefois les portes et les fenêtres s'ouvrent comme si elles étaient poussées par une tempête : on entend même au dehors le vent et la pluie, on sort, le ciel est sans nuage, et Ton ne sent pas le plus léger soufile de v(»nt.
Les meubles sont soulevés et déplacés sans que personne y touche.
Des crayons écrivent d'eux-mêmes. Leur écriture est celle de M. Home, et ils font les mêmes fautes que lui.
Les personnes présentes se sentent toucher et saisir par des mains invisibles. Ces contacts, qui senïblent choisir les dames, manquent de sérieux, et parfois même de convenance, dans leur ap|)lication. Nous pensons (|u'on nous comprend assez.
Des mains visibles et tangibles sortent ou paraissent sortir des tables, mais il faut pour cela que les tables soient couvertes. Il faut à l'agent invisible certains ap-
ik& MYSTÈRES MAGNÉTIQUES.
çaient ordinairement à la main de Typhon. Un tau à double trait vertical ouvert en forme de compas, une croix ansce ayant en haut un anneau circulaire; audessous de Tanneau un double irait horizontal, sous le double trait horizontal un double trait oblique en Ibroie de V renversé.
Le second caractère représentait une croix de grand hiérophante avec les trois traverses hiérarchifpics. (> symbole (jui remonte à la plus haute antiquité est enooi-e Taltribut de nos souverains pontifes et termine Texln''mité su[)érieurc de leur haton pastoral. Mais le sifriie tracé par le crayon avait cela de particulier que labranrhft supérieure, la tête de la croix, était double et formait encore le terrible V typhonicn, le signe de l'antagonisme d delà séjmration, le symbole de la haine et du combat éternel.
Le troisième caractère était celui que les F.-. .Maçons nomment la croix philosophique, une croix à quatre branches égal(*s avec un point dans chacun des angles. Mais, au lieu de (piatre points, il y en avait seulement deux, placés dans les deux angles de droite, encore on signe do lutte dcsépai^tion et de négation.
Le professeur, (pj'on nous permettra de distinguer ici du conteur et de noinmer à la troisième personne, pour ne pas fatiguer nos Iccteui^s en ayant l'air de leur parler de nous, le professeur donc, maître Éliphas Lévi, adooné aux personnes réunies dans le salon de madame de A..** Texplicalion sricntilique des trois signatures, et voidci qu'il en a dit :
<c Ces trois signes ap|)artiennent à la série dep lié
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^l\ plirs i^iwvv:!^ d |»nniitirs roniius stMilniiriil des initiés «In invinii»r ordre, h» prciiiiiT vsi la si^Mintiire de Typhon. Il r\|»nino le hhisplième de eel esprit du mal en établissant le dnalisnie dans le prinei|)e eréateur. Car la eroix afisée d'Osirisest nn linjrani renversé, et re|»résente la lorre paternelle el aetiv(» de Dien .la li^Mie vertieale sortant dn eerele) ieeondant la nalnre [uissive (la li^Mie liori/.ontale'. DonMerla liizne vertieale e'est aflinner cpio la natnrea<len\ pères; <*'est mettre l'adultère à la plaee do la n)aternité divine, eest alliriner, an lien du [trenn'er |irinei|ie intelli>;ent, la i'alalité aven<:le ayant |K)nr résultat le eonilit éternel des ap|)arenees dans W néant; e'est dtuiele pinsaneienje plus antlienti(|ue et le plus terrible de fous les slij;niat(»s d<» Tenler. il sijrnilie le dieu athée, r'est la sijrnature «le Satan.
Oite |»renuèr«» sijiuature est liiérati(|ue et se rapporte nii\ raraetères oeeultes dn monde divin.
\a\ seeonde a|)partient aux liiéro<;ly|ilies pliilosopbiques, elle représente la nn'snrf» aseensionnelle «le l'idée cl Textension [»rot:r«'ssive de la t'orin«\
(^esl nn triple tan renversé, e'esl la pensée humaine nllinnant loin* à tour l'absolu dans les Imis mondes, et vvi abs«ilii se lerndne ici par une fourche, e*esl-à-dire |iar le si^^no du doute el de ranlagonisme. En sorte que.
si le premier eainictèn^ veut dire ; U n*jf a pas He //iVii, eelui-ri a pour si{:nilîealion ngoartnise : Im rmk* hiérurchique n'existe pas.
Lv troisième, ou la vvnh phWomphuiuwu éi/» dair ' ' les initiations le synthnle de la nature el ^'" formes élémentaires, les quatre (hmiiK ^
150 MYSTÈRES MàO'ÉTIQLES.
qiiairo leltrcs indiribles et iiiconiniunittibles du télragraiiuiHî (MUMiUo, celte ibrmule éternelle du grand arcane G.*. A.\
Les deux points de droite représentent la force, ceux de {rauche figurent Taniour, et les quatre lettres doivent se lire de droite à {xauche en commençant par le haut à di^oite, et en allant de la à la lettre du bas à gauche, et ainsi |)oiir les autres en faisant la croix de Saint- André.
La suppression des deux points de gauche exprinje donc la népilion de la croix, la négation de la niiséricoidecl <lc Tainour.
L'anirnialion «lu règne absolu de la force, et de son antagonisme cicrnel, de liant en bas et de bas en haut.
La glorilicalion de la tyrannie et de la révolte.
Le signe hicro}:ly|)lii(|ue du vice immonde qu'on a on lorl ou raison dt* rcprocliiM' aux Templiers, c'est le signe du déscnilrc (»t du désespoir éternels.
Telles sont don<' les premières révélations de la scienre cachée^ des mages sur ces |>bénomènes de manifestations cxlra-nalmvllcs. Mainlenant, qu'il nous soit permis île rapproclirr de C(\s signatures étranges d'autres apparitions coulein|»oraines d'écritures pbénoniénales, carc'est un véritable procès que la science doit instruire avant de le [lotli^^au tribunal de la raison publique. Il ne faut donc dédaigner aucune rc(;ber<'be ni auiurn indice.
Dans les (Mivirons de (]aen, à Tilly-sur-SeuUeSy une série de faits inex|)licables se produisait, il y a qudques années, sous l'inlluencc d^m médium ou d'un extatique nommé Kugène Vintras.
MYSTÈRES I»KS IIALLl CINATIONS, KTC. 151
Orliiiiu's «•irctmsiîmrrs ridinili's ci un proccs m (*srro<|ii('ri(' firrnl Inrnlnt InnilH'i'dans l'ouMi ri inrnio dans lo nir|»ris iV lliînnnalni\Lr«\ allînjnr d'aillrnrs avec vin- Irnrr dans dt^s |)ani|ilih'ls dont Us anhMns riaient d'anrirns admirateurs dt' sa doclrin<% rar W nirdium Vinlras S4* uu'U' do <h>unialisrr. Vwc chnst» |)onrtant est n^narqnaldc dans Its invtM'tivt's doni il rsi Tobjc*! : (*\'st qun ses adxrrsairrs, lont on st^noivant d<' lo lloirir, roconnaissrnt la vriilt' do sos inira<*los ol S(* onntont«Mil do les altrilMior an diMnon.
(Jnols soid dono los niira<'los si anlIuMi(i(|nos do Vinln»s.^ Nons stunnios sni* rc sujol niion\ rons<'i|^i)o qne porsonno. ooninio hitMîtôl on va lo xnir. Dos prtxvs-voriianx si^'ni's par dos tonioins hnnond)los. |)ar dos arlislos, par i\os niiMiocins, par dos |prôlros, d'aillonrs irrt'prnoha- Mos, iKMis ont (''l('oonnnnni(pi('s: nnns avons (|nosfionno ilos ti'ni<iins nonlairos, ot, niio'ux (|uo oola. nnns axons vn. I,os oliost^s nioril(Mif d'olro rao(»nloos avoo qnolqnos ilôhiils.
Il oxisto à l\n'is nn oorivain an moins (*\oontriqno nninnh* .M. .Madrollo. Cost nn vioillard dont la l'ainillo ot los rohti ions son! Iionoraldos. Il a ooiit ilahord dans lo sons callii^liqno lopins osaltô, a rorn los (*noonra;:(*nionts los pins ilaltonrs do Tantorito oool/'siastiqno ot inonio dos lirol's onian«'s < n sainl-siojio, [mis il a vn Vinti'as;el, ontniinô par lo |irosti.uv do sos miniolos, il est devenu un si'otairodotorininool nn onnouii irrooondiiable de 1^ ^ niroliio ol tin olorjro.
A r«*poi|no on Kiipiias*Lovi laisinl parail"' (l rituel lie la haute mayie^ il i^eçut i
M. Aladrolle qui rétonna. I/auteur y soutenait hautement les paradoxes les plus inouïs dans le style désordonné des extatiques. La vie pour lui suflisait à Texpiation des plus grands crimes, puisqu'elle était la conséquence d'un arrêt de mort. Les hommes les plus méchants, étant les plus malheureux de tous, lui paraissaient offrir à Diai une expiation plus sublime. 11 s'emportait contre toute répression et (^ontrc toute damnation. « Une religion qui danme, s'écriait-il, est une religion damnée! » Puis il prêchait la licence la plus absolue sous prétexte de charité, et s'oubliait jusqu'à dire que l'acte d'amour le plus imparfait et le plus répréhemible en apparence valait mieux que la meilleure des prières. C'était le manpiis de Sade devenu prédicateur. Puis il niait le diable avec un emportement parfois plein d'éloquence.
« Concevez-vous, disait-il, un diable que Dieu tolère, » que Dieu autorise! Concevez-vous davantage un Dieu w qui a t'ait le diable et qui le laisse s'acharner sur des » créatures déjà si faibles et si promptes à se tromper! » Un Dieu du diable enfin, secondé, prévenu et à peine » surpassé dans ses vengeances par un diable de Dieu!. .. • Le reste de la brochure était de la même force. Le professeur de magie fut presque effrayé et se fit donner l'adresse de M. MadroUe. Ce ne fut pas sans quelque peine qu'il parvint jusqu'à ce singulier pamphlétaire, et voici quelle fut à peu près leur conversation :
Éliphas Lévi. — Monsieur, jai reçu de vous une brochure. Je viens vous remercier de cet envoi et vous en témoigner en même temps mon étonnement et mon chagrin.