‹ Le clef des grands mystèresChapitre 41 sur 123 · I .' - - *."....' .: --• ■• r.f*:. l>r;< Ie> écoles d'or · texte numérisé non relu

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Siiiv;inl les [ninri[ies kabbalistiques formulés par IVnib- dr ï^inirels<\ In niorl ne sei^air qu'nn sommeil <!»* I»lii>. m plus profond et déliniiif, qn'il ne serait lia» ifii|io.-siblr d'arrétej' à son eonimencemenl, en exerc*nl une |Miissini(e action de volonté sur le corps astral qoise

MYSTÈRl:^ DES lULLUtlNATlOKSy ETC. 233

ilépt'^' 4*1 ^*» 1^' ia[»polant à la vie par quelque inléivt pnisssuit ou quelque alïeotion doniinaiite. Jésus exprimait la même pensée lorsqu'il disait de la fille de Jaïre ; Celte jeune lille n>st pas morte, elle dort; et de bizare. Notre aini s*«'sl endonni et je vais le réveiHer. Pour exftrimer ce système résurreetionniste d'une manière (pii n oflense * pas le siMis eommun, e'est-à-dire les opinions généralement ado|)tées, disons que la mort, lorsipfil n'y a [ms destrndlon ou altération essentielle des orpfanes, est toujours préec^'clée d'une létliart^'ie plus ou moins longue. (Im résurn'etion du Ijizare, si elle «levait être admise eonune Tait scientifique, prouverait que eel état peut durer quatre jours) (1 ;.

Venons maintenant au seeret du grand leuvre que nous avons donné seulement en hébreu non ponetué dans le liilitel de la haute magie. En voiei le texte tout entier en latin, tel qu'on le trouve a la page M\h du Sepher Jexirah, eonunenté par Talchimiste Abraham (Amsteitlam, 16&2) :

Semita XXXI.

Vo4'atnr intelligcntia perpétua ; et quare v<»eatur ita ? £o quoil durit motum solis et limie juxta eonstitutioneni eorum; utrumque inorlx» sibi ronveniente.

(I) On objectera que le l.az<irc sentait mauvais, re qui arrive ù plusieurs pcnoone» bien portantes et à plusieurs malades qui gutTJsseiit malgré cria. D'ailleun, dans le récit évangêlique, c est un des ai^bi.staiitN qui dit iiuc le tsent mauvais parce i|u'il est là depuis quatre jours. On peut donc ^it- ) a r imagination Trappce.

SS4 MTSTfcllES MÀGnÉTHIIJm.

Rabbi Abraham?.'. D.'. dicii:

Semita trigesima prima vocalur intelligentia perpétua : et illa ducit solem' et lunam et reliquas stellas et figuras, unum quodque in orbe suo, et impertit omnibus creatis juxta dispositionem ad signa et figuras.

Voici la traduction en français du texte hébreu que nous avons transcrit dans noire rituel :

« La trente et unième voie s'apj>eUe rintelligenee |>erpétuelle et celle-là régit le soleil et la lune et les autres étoiles et figures, chacun dans son orbe respectif. Et elle distribue ce (jui convient a toutes les choses créées suivant leur disposition aux signes et aux figures. »

Ce texte, on le voit, est encore parfaitement obsc4ir pour quiconque ne connaît [)as la valeur o^racléristiqiie de chacune des trente-deux voies. Les trente-deux voies sont les dix nombres et les vingt-deux lettres hiéroglyphiques de la Kabbale. La trente et unième se rapporte autt;, qui représenle la lam[)e magique ou la hiniiw (mire les cornes de Baphoniet. C'est le signe kabbalistique de Vod ou de la Itmiière astrale avec ses deux {K)les et son centre équilibré. On sait que dans le langage des alchimistes le soleil signifie For, la lune l'argent, et que les autres étoiles ou planètes se rapportent aux autrfs métaux. Ofi doit comprendre maintenant la pensée du juif Abraham.

Le feu secret des maîtres en alchimie était donc réler- Iricité, et c'est là toute une moitié de leur grand arcanc: mais ils savaient en équilibrer la force par une influence

MTSTÈRBB DBS HALLUCIMATIORS, ETC. 3S5

magnétique qu'ils concentraient dans leur athanor. C'est ce (|ui résuUe des dopines obscurs de Basile Valentin, de Bernard Trévisan et de Henri Khunrath, qui, tous, prétendent avoir o|>éré la transrmitiUion (^omme Raymond Lulle, comme Arnaud de Villeneuve et comme Nicolas Flamel.

La lumière universelle, lorsquelle aimante les mondes, s appelle lumière astrale; lorsqu'elle forme les métaux, on la nomme azolh, ou mercure des sages; lorsquelle donne la vie aux animaux, elle doit s'appeler magnétisme animal.

1^ bnite subit les fatalités de c^te lumière; l'homme peut la diriger.

(^est rintelligence qui, en ada[)tant le signe à la i)ensée, crée les formes et les images.

Ijà lumière universelle est comme Timagination divine, el ce monde qui change sans cesse, en demeurant toujours le même quant à ses lois de configuration , est le rêve immense de Dieu.

L'houunc formule la hnnièrc |)ar son imagination ; il attire a lui la lumière suflisiuite ]K)ur donner les formes ronvenables à ses pensées el morue à ses rcvcs; si cette lumière l'envahit, s'il noie son cnlcndem(Mit dans les Tonnes qu'il évocpie, il est fou. .Mais Tatmosphère tlui- (lique des fous es! souvent un |)oison poin^ les raisons chancelantes et [vourlcs ima^^iuatiiJns exaltées.

Les formes <|ue l'iinaginatiim sm^^xcitiV |)roduit |H)nr égarer rentendement sont aussi réelles <|ue les empreintes Ue la photographie. - On n(* saunnl voir ce qui n'c.\ist<* |Kis. — Les fantômes des rêves, et les rcxcs nicmc des

gens éveillés, sont donc des images réelles qui existent dans la lumière.

il existe cl ailleurs des hallucinations contagieuses. Mais nous alTirmons ici quelt|ue chose de plus que des hallucinations ordinaires.

Si les images attirées par les cerveaux malades sont quelque chose de réel , ne peuvent-ils les projeter au dehors, réelles comme ils les reçoivent ?

Os images, projetées par l'organisme nerveux loul entier du médium, ne peuvent-elles affecter rorganisme entier de ceux <pii, volontairement ou non, entrent eu sympathie nerveuse avec le médium?

Les faits accomplis par M. Home prouvent que toul cela est possible.

Maintenant, répondons h ceux qui croient voir daiis ces phénomènes des manifestations de l'autre monde et des faits de nécromancie.

Nous empruntons notre réponse au livre sacré des kabbalistes, et notre doctrine en ceci est celle des rabbins compilateurs du Sohar.

Axionie,

I/csprit se revêt pour descendre et se dépouille piMir monter.

En effet :

Pourquoi les esprits créés sont-ils revêtus de corps?

Ost qu'ils doivent être limités pour avoir une existence possible. Dépouillés de tout corps et devenus ptf conséquent sans limites, les esprits créés se perdrai

HYSTàRES DES HALLUCINATIONS. 237

dans l'infini, et, faute de pouvoir se concentrer quelque part y ils seraient morts et impuissants partout, abîmés qu'ils seraient dans l'immensité de Dieu.

Tous les esprits créés ont donc des corps, les uns plus subtils, les autres plus épais, suivant les milieux où ils sont appelés à vivre.

L'âme d'un mort ne pourrait donc pas plus vivre dans l'atmosphère des vivants que nous ne pourrions vivre dans la terre ou dans l'eau.

Il faudrait, à un esprit aérien ou plutôt étliéré, un corps iîictice semblable aux appareils de nos |)lon$2:eurs , pour qu'il put arriver jiis(iu'à nous.

Tout ce que nous pouvons voir des inorls, ce sont les renels qu'ils ont laissés clans la lumière atmosphérique, lumière dont nous évoquons les em|)reiiites |)ar la syinpatliic (le nos souvenirs.

Les âmes des morts sont au-dessus de notre atmosphère. Notre air res|)iral)lc devient terre pour eux. C/est ce que le Sauveur a déclaré dans son Évanjj:ile, lorsr|u'il Tait dire à l'âme d'un bienheureux :

« Maintenant le grand chaos s'est affermi |>our nous, et ceux qui sont en haut n(* |>euvcnt |>lus descendre vei*s ceux qui sont en bas. »

Ià^ mains que lait apparaître .M. Ilouie sont dom* de Pair coloré [>ar les reflets (pratlire et que |>rojelte sou imagination malade (l).

(I) L'afeot lumineux étant aussi celui du calorique, un comprend li>8 valiataottt subites de température occasionnées par les projections anormalf s •« lea tbiorptions tubilet de la lumière. Il s'ensuit une perturbation iilmo- ! locale qui produit les bruits de tempêtes et les craquements il«*^

^V*»/e (If l'autfur.)

2â8 MYSTÈRES MàGNÉTIOOES.

On les touche comme on les voit : moitié illusion, moilié force magnétique et nerveuse.

Voilà, ce nous semble, de bien préciser et de bien claires explications.

Raisonnons un peu avec les partisans de Tapparition ultramondaine :

Ou ces mains sont des corps réels ,

Ou ce sont des illusions.

Si ce sont des (^or|)S, ce ne sont donc pas des esprits.

Si ce sont des illusions produites par des mirages, soit en nous, soit hors de nous, vous me doimez donc gain de cause.

Maintenant, une remarque :

C est que tons les malades de congestion lumineuse ou de somnambulisme contagieux périssent de mort vio* lente, ou tout au moins de mort subite.

C'est pour cela (|n on attribuait autrefois au diable le pouvoir (rétrangler les sorciers.

Le bon et honnête Uivater évoquait habituellement le |)rctendu esprit de Gablidone.

Il fut assassiné.

Tn limonadier de Leipsick, Siaxepfer, évo(|uait les images animées des morts.

Il se brûla la cervelle dun coup de pistolet.

On sait quelle fui la lin malheureuse de Cagliostro.

In malheur |>lus grand que la mort même peut seul sauver la vie à ces expérimentateurs imprudents.

Us peuvent devenir idiots ou fous, et alors ils ne meurent pas, si on les surveille avei* soin pour les empêcher de se suicider.

mrSTÈRES DES HALLt'CtNATlONS, ETC. 3ft9

Les maladies niagnéti(|iics sont par elles-mêmes nii ai'hennnemenl à la folie, et naissent toujours de riiy|>er* tro|)lne ou de latrophie du système nerveux.

Elles l'essemblent à riiystérisme , (|ui en est une varîëté, et sont souvent |)roduites. soit |)ar des exeès de iviihal, soit |»ar dt»s exrès d'un genre tout opposé.

On sait dans quel rapport sont avec le cerveau les organes eliar^i^és i^ar la nature de ra(H'om|)lisseinent de ses plus nobles (laivres : celles qui ont pour but la reproduction des êtres.

On ne viole \n\s impunément le sanctuaire de la nature.

Pers<uuie ne S4»ulève, sans risquer sa propre vie, le voile de la ^'lande Isis.

Lsi nature est chaste, et c'est à la (*hastcté (|u'elle donne les ciels de la vie.

Se livrer aux amoui^s impurs, c'est se liancer à la mort.

1^ liberté, (pii <»st la vie de rame, ne se conserve que dans Tordre de la nature. Tout désordre volontaire la bli^se, un e\4rs (irolon^'c la tue.

Altn-s, au lieu d'circ j^uidc et préservé par la raison» on est abandonné aux fatalités du ilux et du reilux de la Imniciv magnétique.

Or, la lumicn* magnéti(pic dévore sans (*esse, pan^ iliidlc cit^e toujours, et (\\w (lour (produire continuelleiiii*nt, il faut éternellement absorber.

Iki là viennent les monoinanics mcurlricres et les tentations de suicide.

Ile là vient cet cs|)rit de [MM'versité qu'Kdgar Poë a décrit d*une manière si saisissante et si vniie, et que 11. de .Mirville aurait raison d appeler le diable.

2&0 MYSTÈRfiS MAC.NÉTIOUES.

Le diable, c'est le vertige de rintelligence étourdie par les balancements du cœur.

C'est la monoinanie. du néant, c'est l'attrait du gouiïre, indépendamment de ce que ce peut être suivant les décisions de la foi calholiciue, apostolique et romaine, wx« quelles nous n'avons pas la témérité de toucher.

Quant à la reproduction des signes et des caractères par ce fluide universel que nous appelons lumière astrale, en nier la possibilité, ce serait tenir peu de compte des phénomènes les plus ordinaires de la nature.

Le mirage dans les steppes de la Russie, les palais de la fée Morgane, les figures imprimées naturellement dans le rœnr des pierres que (ialTarel nomme des gamaliés, la conlignration monstrueuse de certains enfants venant dos regards ou des cauchemars de leurs mères, tous ces phénomènes et bien d'autres prouvent que la lumière est pleine de reflets et d'images qu'elle projette et re|)nxiuil suivant les évoc^ations de Timagination, du souvenir ou du désir. I/hallueinatioii n est pas toujours une ivverie Sîms objet : dès que tout le monde voit une chose, elle est cerlainement visible; mais si cette chose est absurde, il faut rigourensoment conclure (lue tout le monde est trom|)é ou liulluciné par une ap|mrencc réelle.

Dire, |)ar exemple, que dans les soinn^s magnétiques de M. Home il sort des tables des mains réelles et vivantes, de vraies mains que les uns voient, que les autres touchent, et |)ar les(iuelles d'autres encore se sentent touchés sans les voir, dire que ces mains vraiment corporelles sont des mains d'esprits, c'est parler comme des enfants ou commodes fous, c'est impliquer contradiction

MYSTÈRES DES II.VLLLXINATIONS, ETC. 2&i

dans les termes. Mais, avouer que telles ou telles apparences, telles ou telles sensations se produisent, c'est être simplement sincère et se moquer de la mo(iuerie des prud'hommes, quand bien même ces prud'hommes auraient de Tesprit comme tel ou tel rédacteur de tel ou tel journal pour rire.

Ces phénomènes de lumières qui produisent les apparitions se sont toujours montrés à des époques laborieuses pour rhumanité. Ce sont les fantômes de la fièvre du monde, c'est riiystérisme d'une société qui s'ennuie. Virgile nous raconte en beaux vers (|ue, du temps de Cé^r, Rome était pleine de specires ; les |)ortes du Temple de Jérusalem s'ouvraient d'elles-mcmes sous Vespasien, et l'on entendait crier : « Les dieux s'en vont. »0r, quand les dieiLX s'en vont, les diables reviennent. Le sentiment religieux se change en superstition (]uand la Toi est perdue; car les âmes ont besoin de croire, parce (ju'cllcs ont soif d'espérer. Comment la foi pcul-cllese perdre? Comment la si»i4'nce peut-elle douter de Tinlini et d(* Tharnionie? Parce que le sanctuaire de l'absolu est toujours fermé |)Our le plus grand nombre*. Mais le royaume de la vérité, qui est celui de Dieu, soulïre violence cl doit étiv con(|uis par les forts. Il existe un dogme, il c^xiste une clef, il existe une tradition sublime; et ee dognn», ivltc clef, cette tradition, c'est la haute magie. Là si'ulemenl se trouvent l'absolu de» la science et labaseétenielh* de kl loi, le pn-scrvatif contre toute lolit*, foule superslition cl toute eiTCur, TKden de rinteliigeiiee, ji^ re|M>s du Cfi'urel la quiétude iU) ^;un(^ Nous ne disons |H»inl reei dans l'espérance de eonvainere ceux (jui rient, mais ^(^w-

ihi VTSTiBES MJkCSÉnOlCES.

lemerit poar avertir ceux qui cherchent. Courage et bon eftpriir à ceux-là; ils trouveront certainement ^ puisque nous avons trouvé.

Ijh dogme muigique n*est pas celui des médiums. Les nukiiunis qui dogmatisent ne peuvent enseigner que Tanarr:liie. puisr{ue leur inspiration résulte d'une exaltation désordonnée. Toujours ils prédisent des désastres, ils nieiil raulorité hiérarchique, ils se [»oscnt en souverains pontifes comme Vinlras. L'inilié, au contraire, respecte avanl tout la hiérarchie, il aime et conserve Tordre, il s'incline devant les croyances sincères, il aime tous les signes de l'immortalité dans la foi, et de la rédemption par la cliarité, (\u\ est toute discipline et obéissance. Nous venons de» lire un livre publié sous Tinfluence du vertige astral et magnétique , et nous avons été fmppé des tendances anarchiques dont il est rempli sous une grande a[)[)arenee de bienveillance etderehgion. En tête de cet ouvragcî, on voit le signe, ou, comme disent lesmagistes, la signature des doctrines qu'il enseigne. Au lieu deb croix ehrélienne, symbole d'harmonie, d'alliance et de ré{;iilarilé, on y voit le cep de vigne tortueux, avec ses jels conlournés en vrilles, images de riiallucination el de rivresse.

l.(*s priMnières idées émises par ce livre sont le comble de l'absurde. Les âmes des morts, dit-il, sont partout, et rien ne les limite plus. Voilà Tinfini tout peuplé de dieux qui rentrent les uns dans les autres. Les âmes peuvent ci viuilenl (M»nununiquer avec nous par le moyen des tables et d(\s chapeaux. Ainsi plus d'enseignenjent réglé, plus de sacerdoce, plus d'Église, le délire érigé

m chaire de vérité, des oracles qui écrivent pour le

;alut du genre humain le mot atlribué ù Cambronne, dos

^nds hommes qui se dérangent de la sérénité des des-

inées éternelles pour faire danser nos meubles et tenir

ivec nous des conversations semblables à celles que leur

yrète Béroalde de Verville dans le moyen de parvenir.

roui cela fait pitié : et cependant, en Amérique, tout cela

« répand comme une [>estc intellectuelle. La jeune Amé-

ique bal la campagne, elle u la fièvre, elle fait |)eut-être

les dents. Mais la France ! la France accueillir de pareilles

îhoses ! Non, cela n'est pas possible, et cela n'est pas.

Mais en se refusant aux doctrines, les hommes sérieux

loivent observer les phénomènes, rester calmes au mi-

ieu des agitations de tous les fanatismes (car l'incrédulité

aussi le sien), et juger après avoir examiné.

Consen^er sa raison au milieu des fous, sa foi au mi-

^u des superstitions, Sii dignité au milieu <Ics caractères

M)indris, et son indépendance parmi les moutons de

lurge, c'est de tous les miracles le plus rare, le

% beau, et aussi le plus difficile à accomplir.

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