I.es nombres n^préscntent des idées philosophiques absolues
Les lettres sont des hiéroglyphes abrégés.
Voyons ntaintenanl les significations hiéroglyphiques et philosophiques de chacune des vingl-deux lettres. (Voir Bellarmin, Reuchlin, Saint-Jérome, Kabbala denudata, le Seplier Jezirah, Tcchnica curiosa du père Schott, Pic de la Mirandole et les autres auteurs, spécialement cciix do la Collection de Pistorius.)
Les mères.
Le iod. — Le principe absolu, l'être producteur; Le mem. — L'esprit, ou le jakin de Salomon; Le scliin. — La matière, ou la colonne Bohas.
Les doubles.
Beth : Le reflet, la pensée, la lune, Tange Gabriel, prince des mystères ;
Ghimel : I/amour, la volonté, Vénus, l'ange Anaël, prinoe de la vie et de la mort ;
Dalelh : La force, la puissance, Jupiter, Sachiel Meledi, roi des rois ;
Caph : La violence, la lutte, le travail, Mars, SamaS Zébaolh, prince des phalanges;
Phc : L'cior|iience , rintelligence , Mercure, Rapbâ, prince des sciences ;
Rescli : La destruction et la régénération, le TenifïS. Saturne, Cassiel, roi des tombeaux et des stifift*?-
MYSTÈRES DKS HALLLT.INATIOKS, ETC. 201
fau : La vérité, la lumière, le Soleil, Michaël, roi des Eloïm.
I^s simples,
I,cs simples se divisent par quatre ternaires portant K)ur titres les quatre lettres du tétragranîme divin mm.
Dans le télra{i:rannne divin, le iod, eonune nous venons de le dire, tigm^e le principe produeleur actif*. — Le hé n représente le principe producteur passif, le cleïs. — Le van i figure Tunion des deux ou le lingam, et le hé final est Tinuige du principe producteur secondaire, c'est-à-dire de la reproduction passive dans le monde des effets et des formes.
Les douze lettres simples mtno^SDopfp, divisées par tranches de trois, reproduisent la notion du triangle primitif, avec Tinterprétalion et sous Tinfluence de chacune des lettres du létragranmie.
On voit que la philosophie et le dogme religieux de la kabhale sont indiqués là d'une manière complète mais voilée.
Interrogeons maintenant les allégories de la Genèse.
« Dans le |»rincipe (iod, Tunilé de rètre), .Eloïm, les fon^s npiilihrées (Jakin et Bohas) ont lait le ciel (l'esprit; et la terre ; la matière), en d'autres ternies le bien et le mal, Taflirmation et la négation. » (l'est ainsi (pie commence le récit de Moïse.
Puis, lors(pril s'agit de donner une place à l'honane et un premier sanctuaire à son alliance* avec la divinité, Moïse i>arle d'un jardin au miliiui duquel une source iiniipie se divis;ut en quatre fleuves (le Jod et le Tetra-
202 MYSTÈRES MAOÉTIQUES.
gramme), puis de deux arbres lun de vie, Tautre de luort, plantés près du fleuve. Là sont placés Thomme et la femme, Taelif et le passif; la femme sympathise avet' la mortel entraîne Adam avec elle dans sa perte, ils sont doue chassés du sanctuaire de la vérité et im çhérub un sphinx à tele de taureau, voir les hiéroglyphes dcTAssyrie, de l'Inde et de rÉgy[)le), est placé à la porte da janlin de vérité pour em|)ècher les profanateurs de détruire Tarbre de vie. Ainsi voilà le dogme mystérieux avec toutes ses allégories et ses épouvantes (\m sncmie à la sim[)le vérité. L'idole a remplace Dieu, et Thumanilé décime ne tardera |)as à se livrer au culte du veau d'or.
Le mystère des réactions nécessaires et successives de> deux principes Tun sur Tautre, est indiqué ensuite par Tallégorie deCaïn etd'Abel. La force se venge, parloppression, des séductions de la faiblesse; la faiblesse martyre (*\pic et inicrccdc pour la force condamnée par suite du (*rime à la flétrissure et aux remords. Ainsi se révèle ré(|uilibre du monde moral, ainsi se pose la base de toutes les prophéties et le point d'appui de toute politique intelligente. Abandonner une force à ses propre? excès, c'est la condamner au suicide.
Ce (]ui a manqué à Dupuis pour comprendre le dogme religieux universel de» la kabbale, c'est la science tte cette belle hy[)otlièsc démontrée en partie et réalisée de jour en jour davantage par les découvertes de la science: l'analogie universelle.
Privé de cette clef du dogme transcendental, il n'apw voir dans tous les dieux que le soleil, les sept planètes
MYSTÈRKS DKS H\LU CINATIONS, l-.TC. 203
et 1rs donzo si^^iK^s du z(Kli;i(|ur, mais il n*a |»ns vu dans IrsdhMiriiuajiC du loyos di» IMaton, dans les sc'pl [ilanrtes 1rs S('|)t noirs dr la f^annur rrirstr, r( daus Ir zodiaque la quadratiuv du ryrlr (rrnairr dr liMilrs 1rs initiations.
l/cni|KTOiu* JuluMi. iv spirilualistr inroniju'is, ret ini- (ir dont Ir paganisnir riait nmins idolàlrr (|ur la foi dr certains rhrrlirns, rmijuTriU' Julirn, disons-nous, romprrnjit niirux i\\w Diipiiis rt qur Volnay Ir ruitr syndioliqurdu soli'il. Djus son hynuir au roi llrlinsil rrronnait i|uc Taslrr dujour \\\'>\ <|urlr p'ih'l rt TtMnbn' niatrriellc de rr sciIjmI de vrritr qui rrlairr Ir niondt* i\o l'intrlli- ^enrr rt qui n\'st iui-nirmr quunr lurur rniprunlre à l'absolu.
(Iliose rrnian|uahlr, Julirn a du Dieu siipnMno ((ur les chrrtirns i royairnt stMds adorrr, drs idtM^s hirn |»lus grandrs rt hirn phis justes qur rrllrs di' plusirurs |K?rrs fie TK^ilisr, advrrsairrs rt rontrniporains dr rrt rniprrrur.
Viu'ri rtniunrnt il s'rxprinir dans sa di'frusi* de riirlh'liisnie :
" Il nr sullil pas d^rrirr dans un livrr : Diru a dit, rt '* h's ('lios<*s (Uit t-ti: l'aitrs. Il faut voir si 1rs cliosrs qu'on «• iitti'ihue à Diru nr sont pas contrairrs aux lois menirs dr •' IKtii». t'.ar, s'il rn v>{ ainsi, Diru n'a |mi 1rs fain», lui «^ •|iii ne saurait dnunrr dr tliMUt-niis :i la naturr sans sr 1» u'wv lui-nirnir... Diru i'1:émI l'irrui'l, il rst di' t(Mil<* îu'*- » rrs>iti' qu«* srs onlirs Miirnl iininuaMcs roiunir lui. »»
Vuil:'i l'tiiniiirnl parlait ci'l ap(i>lal rt crt inipir. r{ plus lard un dtu-lrin' rhn'lii'n. i!r\rim rMr:;'lr dr> iVdlis «Ir llii.'i»|n^ii', flt'Nnil, m s'ins[.ii';iiil piii!-/'îri* <!• -^ lullr- j .1rulrs du niiV-n'aut, dNiMin* uu (vnu -i itnilrs 1rs ^upris-
iOh MTSTfCRES MAGNÉTIQUES.
tîtions en écrivant cette belle et courageuse maxime qui résume si bien la pensée du grand empereur :
« Une chose n'est pas juste parce que Dieu la veut; mais Dieu la veut parce qu elle est juste. »
L'idée d'un ordre parfait et immuable dans la nature, la notion d'une hiérarchie ascendante et d'une influence descendante dans tous tes êtres, avaient fourni aux anciens hiérophantes la première classification de toute l'histoire naturelle. Les minéraux, les végétaux, les animaux, furent étudiés analogiquement, et on en attribua l'origine et les propriétés au principe passif ou au principe actif, aux ténèbres ou à la lumière. Le signe de leur élection ou de leur réprobation, tracé dans leur forme, devint le caractère hiéroglyphiqiie d'un vice ou d'une vertu ; puis, à force de prendre le signe pour la chose, et d'exprimer la chose par le signe, on en vint à les confondre, et telle est l'origine de cette histoire naturelle fabuleuse où les lions se laissent battre par des coqs, où les dauphins meurent de douleurs a|)r.'s avoir fait des ingrats parmi les hommes, où les mandragores parlent et où les étoiles chantent. (]c monde enchanté est vérilablement le domaine poétique de la magie; mais il n'a d'autre réalité que la signification des liiérogly|)hes qui lui ont donné la naissance. Pour le sage qui comprend les analogies de h haute- kabbale et la relation exacte des idées avec les signes, ce pays fabuleux des fées est une contrée encore fertile en découvertes, car les vérités trop belles ou Irop simples pour plaire aux hommes sans voiles ont toutes été cachées sous ces ombres ingénieuses.
Oui, le coq peut intimider le lion et s'en rendre maître^
parce que la vijçilance supplée souvent à la force et parvient à dompler la colère. Les aiilres fables de la préfenliue histoire naturelle des anciens s*expli(|ncnt de la même nnanière, et dans cet usage allégorique des analogies, on peut déjà comprendre les ahus possibles et pressentir les erreurs (pii ont du naître de la kabbale.
1^ loi des analogies, en oflet, a éié pour les kabbalisies ju second ordre Tobjet d'une foi aveugle et fanatique. ;^*est a cette croyance qu'il faut rapporter toutes les su- 3erslitions reprochées aux ade|)tes des sciences occultes, Voici comment ils raisonnaient :
Le signe exprime la chose.
La chose est la vertu du signe.
Il y a correspondan(*e analogique entre le signe et la 2hose signifiée.
Plus le signe est parfait, plus la (Correspondance est entière.
Dire im mot c'est évoquer une |)ensée et la rendre présente. Nommer Dieu, par exemple, c'est manifester Dieu.
La parole agit sur les âmes et les ùmes réagissent Mirles corps; donc on peut effrayer, consoler, rendre malade, guérir, tuer même et ressusciter par des paroles.
Proférer un nom, c'est créer ou appeler un être.
Dans le nom est conlemie la doctrine verbale ou spirilaelle de I être même.
Quand lïune évoque une [MMisée, le signe de et^tte pensée s*écrit de lui-même dans la lumière.
Invoquer c'est adjurer, «''esl-à-dire jiu'cr par un noui :
206 MYSTÈRKS MACNÉTiQCEâ.
oVst faire acte de foi en ce nom et c'est communier à la verlu qu'il représente.
Les paroles sont donc par elles-mêmes bonnes ou mauvaises, vénéneuses ou salutaires.
Les paroles les plus dangereuses sont les paroles vaines et proférées à la légère, parce que ce sont les avôrtemenls volontaires de la pensée.
l'ne parole inutile est un crime contre Tesprit d nilelligence. (^cst un infanticide intellectuel.
Les choses sont pour cliacun ce (ju'il les fait en les nonnuanl. Le verbe de cliacun est une imprécation ou une prière liabilucllc.
Bien inirlcr, c'est bien vivre.
In beau style c'est une auréole de sainteté.
De CCS princi[>es, les uns vrais, les autres hypothéli- (|ues, cl des conséquences plus ou moins exagérét^s qu'ils en tiraient, rcsultail pour les kabbalisles superstitieux «ne conliance absolue dans les enchantemtMits, les évocations, les conjurations et les prières mystérieuses. Or, comme la loi aiHHimplit toujours des }>riKliges, les apparilions, les oracles, les gutM'isons merveilleuses, les nialadies soudaines et étranges ne lui ont jamais manqué.
(Vest ainsi qu'une simple et sublime philosophie est de\cmie la science secrète de la magie noire. C est a ce point de vut* smiout que la kabbale peut encore excilerla curiosité «lu plus gnmd nombiv dans notre siècle si déliant et si civdule. IMurlant, connue nous venons de l'expliquer, la vraie science n'est pas là.
Les honmics t herchent raivmenl la vérité pour ellemême; ils ont toujoui^s fK>ur motif secret dans leurs
MVStÈRE^ i)KS HALLUCINATIONS, EtC. 207
efforis quelque passion ii satisfaire ou quelque cupidité à assouvir. Parmi les secrets de la kabbale, il en est un Surtout qui a toujours tourmenté les chercheurs : c'est le secret de la transmutaliôn dés métaux et de la conversion de toutes les substances terrestres en or.
L'alchimie, en effet, a emprunté tous ses signes à la kabbale, et c'est sur la loi des analogies résultantes de l'harmonie des contraires qu'elle basait ses opérations. Un secret physique immense était d'ailleurs caché sous des paraboles kabbalistiques des anciens. Ile secret, nous sommes parvenus à le déchiffrer, et nous en livrons la lettre aux investigations des faiseurs d'or. Le voici :
1* Les quatre fluides impondérables ne sont que les manifestations diverses d'un même agent universel qui est la lumière.
2" La lumière est le feu qui sert au grand œuvre sous forme d'électricité.
3* La volonté humaine dirige la lumière vitale au îiioyerl de l'appareil nerveux. Cela s'appelle de nos jours magnétiser.
4* L'agent secret du grand œuvre, Tazoth des sages^ Ter vivant et vivifiant des philosophes, l'agent producteur niëtallique universel, c'est rÉLKCTRiciTÉ magnétisée.
L'alliîirt'ce dé ces deux mots ne nous dit pas encore grand'chose et pourtant ils renferment peut-être une force à bouleverser le monde. Nous disons peut-être par bienséance philosophique, car, pour notre part, nous ne doutons pas de la haute importance de ce grand arcane hermétique.
Nous venons de dire que l'alchimie est fille de la kab-
208 HTSTÈRES llAG^ÉTIQtJES.
balc; et, pour s'en convaincre, il suflîl d'interroger les symboles de Flanid, de Basile Valenlin, les pagesdujuif Abraham et les oracles plus ou moins apocryphes de la ; table (rémeraudc (rHermcz. Partout on retrouve les traces de cotlc décade de Pylhajrore si magnifiquenient appliquée dans le Sepher Jezirah à la notion complète el absolue des choses divines, cette décade composée de runitc et d'un tri[)le ternaire' que les rabbins ont nommée le bereschif et la mercavah, l'arbre lumineux des Séphirolh et la nM du Semhamphoras.
Nous avons parlé avec une certaine éfcndue, dans notre livre intitulé : Dogme et rituel de la haute mogit^ d'un luonuincMit hiéro}ilyphi(|uc conservé jusqu'à notre temps sous un [)rétcxlc futile, et qui seul explique toutes les écritures mystérieuses de la haute initiation. Ce monument est le tarot des bohémiens qui a donné naiss:meeà nos jeux de cartes. Il se compose de vingt-deux lettres allégori(iucs et de quatre séries de chacune dix hiéroglyphes relatifs aux ([uatre lettres du mmi de Jéhovah. Les combinaisons diverse^s de ces signes el des nombres qui leur correspondent forment autant d'oracles kabbalistiques, en sorte que la science entière est contenue dans ce livre mystérieux. Cette machine philosophique parfaitement simple étonne par la profondeur et la justesse de ses résultats.
L'abbé Trilhème, un de nos plus grands maîtres eu magie, a composé sur l'alphabet kabbalistique un fort ingéniiMix travail qu'il nomme la polygra|»hie. C'est une série combinée d'al|)habels progressifs où chaque letlff représente im mot. les mots se corivsjvindent et se iwi»-
plètent d'un alphabet à l'autre, et il n'y a pas doute que rrithème n'ait eu connaissance du tarot et n'en ait fait usage pour disposer dans un ordre logique ses savantes combinaisons.
Jérôme Cardan connaissait Talphabet symbolique des initiés comme on peut le reconnaître par le nombre et la disposition des chapitres de son ouvrage sur la subtilité. Cet ouvrage, en effet, est composé de vingt-deux chapitres, et le sujet de chaque chapitre est analogue au nombre et à Tallégorie de la carte correspondante du larot. Nous avons fait la même observation sur un livre de saint Martin intitulé : Tableau naturel des rapports qui existent entre Dieu^ Vhomme et l'univers. La Iradition de ce secret n'a donc pas été interrompue depuis les preoiiers âges de la kabbale jusqu'à nos jours.
Les tourneurs de tables et ceux qui font parler les esprits avec des cadrans alphabétiques sont donc arriérés ie bien des siècles et ne savent pas qu'il existe un instrument à oracles toujours clairs et d'un sens parfaitement juste, au moyen duçiuel on peut communiquer avec les sept génies des planètes et faire parler à volonté les soixante-douze roues d'Aziah, de Jézirah et*^de Briah. 11 suffit pour cela de connaître le système des analogies universelles, tel que l'a exposé Swedenborg dans la clé Méroglyphique des arcanes, puis de mêler ensemble les cartes et de tirer au hasard, en les assemblant toujours par les nombres correspondants aux idées dont on désire l'éclaircissement, puis de lire les oracles comme doivent être lues les écritures kabbalisliques, c'est-à-dire en commençant au milieu et en allant de droite à gauche pour les
tîlO MYSTÈRES lUGNÉTIQUÊd.
nombres iini)airs, en commeiiçant à droite pour les pairs et en interprétant successivement le nombre par b lettre (]ui lui correspond, l'assemblage des lettres par Taddition de leurs nombres et tous les oracles successifs par leur ordre numéral et leurs relations hiéroglyphiques.
Cette opération des sages kabbalistes, pour trouver le développeuient rigoureux des idées absolues, a dégénéré en superslitions chez les prêtres ignorants et nomades ancêtres des Bohémiens qui possédaient le tarot au moyen âge, sans en savoir le véritable emploi et s'en servaient uniqucnitînt pour dire la bonne aventure.
Le jeu délies, attribué à Palamède, n'a pas une autre origine (jue le tarot, et Ion y retrouve les mèmçs combinaisons (ît les mêmes symboles, le roi, la reine, le cavalier, le soldat, le Ton, la tour, [)uis des cases représentant des nombres. Les anciens joueurs d'échecs clierchaient sur leur échiquier la solution des problèmes philosophicpics et religieux, et argumentaient l'un conlre Taulre en silence en faisant manœuvrer les caraelèns hiérog.yplii(pics à travers les nombres. Notre vulgaire jeu d'oit^, renouvelé des Grecs et attribué également i Palamèd(% n'est (pi'un échiquier ù figures immobiles et à nombres mobiles au moyen des dés. C'est un tarot disposé en roue à l'usage des aspirants à Tinitiation. Or, le mol tarot, dans k^jucl on trouve rota et tora, exprime lui-même, conuiie Ta démontré Guillaume Postel, cette aisposilinn primitive en l'orme de roue.
Les liicrogly[>hes du jeu d'oie sont plus simples que ceux (lu larot, mais on v retrouve les mêmes svmboles: le balelcur, le roi, la reine, la tour, le diable outypboa,
MYSTÈRES DES tiALLLCINAtlOKS, ETC. SU
la mort, etc. Les chances aléatoires de ce jeu représentent celles der la vie et cachent un sens philosophique assez profond pour faire méditer les sages et assez simple poiur être compris par les enfants.
Le personnage allégorique de Pnlamède est d'ailleurs identique à ceax d'Hénoc, d'Hermès et de Cadmus, auxquels on attribue l'invention des lettres dans les diverses mythoiogies. Mais, dans la pensée d'Homère, Palamède, le révélateur et la victime d'Ulysse, représcnle l'inilialeur. ou l'homme de génie dout la destinée éternelle est d'être tué par ceux qu'il initie. Le disciple ne devient la réalisation vivante des pensées du maître qu'après en avoir bu le sang et mangé la chair suivant l'énergique et allégorique expression de l'initiateur si mal compris des chrétiens.
La conception de Talphabet primitif était, comme on peut le voir, l'idée d'une langue universelle, et renfermant dans ses combinaisons et dans ses signes mêmes le résumé et la loi d'évolution de toutes les sciences divines et humaines. Jamais rion de plus beau et de [>lus grand n'a été depuis, selon nous, rêvé par le génie des hommes, et nous avouons quela-découvertede ce secret du monde antique nous a pleinement dédommagé de tant d'années da recherches stériles et de travaux ingrats dans les cryptes des sciences perdues et dans les nécropoles du passé.
L'un des premiers résultats de cette découverte serait une nouvelle direction donnée a l'étude des écritures hyéroglyphiques si iuiparfaitonient déchiffrées encore par les émules et les successeurs de M. Ghampollion.
Le système d'ccrihire des disciples d'Hermès élant analogique et synthétique comme tous les signes de la kabbale, n'importcrait-il pas, pour lire les pages gravées sur les [)ierres des anciens' temples, de remeUre ces pierres à leur place et de compter le nombre de leurs lettres en les comparant avec les nombres des autres pierres ?
L obélisque de Louqsor, jmr exemple, nVtait-il fos une des deux colonnes de rentrée d'un temple ? était-il à droite ou a gauche? S'il était a droite, ses sijrnes se rapportent au principe actif; s'il était à gauche, c'est |»arle principe passif qu'il faut interpréter ses caractères. Mais il doit y avoir une (correspondance exacte d'un ohélis'jut* à Taulre, et chaque signe doit recevoir son sens coinpit't de Tanalogic des contraires. M. Champollion a tix)uvé du cophle dans les hiéroglyphes, un autre suivant y trouverait plus laci!(Miient cl plus heureusement |)eut-étre do riiébrcu, mais (pic dirait-on si ce n'était ni de rhél»mi ni duco|)hlc.^ sic'élait, par exemiJc, de la langue universelle priniilive? Or, ceUe langue qui est celle do la haute kahhalc a cxisic certainement, elle existe au fond de riiéhreu nicme et de toutes les langues orientales i|ni en dérivenl, celle langue es! celle du sanctuaire, et les colonnes <ie rentrée des temples en résumaient ordiuairt*ment tous les symholes. l/intuition des extatiques se mpprocln» micMix de la vérité sur ces signes primitifs que la scMcnce même «les savanis. Parce que, connue nous l'avons dit, le ihiide vitul universel, la lumière astrale, étairf le principe m«Mlialeur entre les idées et les formes, obéit aux élans extraordinaires de TAme qui <*|icrche TiiieoiUNi
Cl lui fournit naturellement les signes déjà trouvés, mais oubliés, des grandes rév<'»lallons de roeciillisme. Ainsi se forment les prélendues signatures des esprits, ainsi se sont |>ro<luiles les écritures mystérieuses de Gablidone qui visitait le doeteur Lavater, des fantômes de Seliroepfer, du saint Michel de Vintras et des esprits de M. Home.
Si I électricité peut faire mouvoir un corps léger ou mcme lourd sans (ju'on y lou(*lie, est-il impossible, par le magnétisme, de donner à Téiectricité une direction et (le pnxiuire ainsi natiuellcment des signes et des écritures } On le peut sans doute, puistproii le fait.
Ainsi donc, à (*eux qui nous demanderont quel est le plus grand agent des prodiges, nous répondrons :
— C'est la matière première du grand œuvre.
— C'est rÉLECTKlCITÉ MAGNÉTISÉE.
Tout a été cn^ô par la lumière.
C'est dans la lumière que se conserve la forme.
C'est parla lumière que la forme se reproduit.
I.es vibrations de la hunicre sont le principe du mouvement universel.
Par la lumière, les soleils se rattachent les uns aux autres, et ils entrelacent leurs rayons comme des chaînes d'clectricité.
I-es hommes et les choses sont aimantés de lumicn* eumme les soleils et peuvent, au moyen {h'<. chaînes <'»lcclit)-magnétiqnes tendues par hs syinpatliics r{ les aiïini- •és, eomnumiquer les uns avci^ 1rs aiilrcs d'un bout du tno.ide a l'autre, se caresser ou se lVa|>pcr, se guérir ou
21 & MTSTÈRKS MAGKÉTIQLRS.
se blesser «rune manière nainrelle sans doute, mai$ prodipieuse et invisible.
Là est le secret de la magie.
La magie, cette science qui nous vient des mages.
La magie, celte première des sciences.
La plus sainte de toutes, imisqu^elle établit d une manière |)lus sublime les grandes vérités religieuses.
La [)lus calomniée de toutes, parce que le vulgaire s'obslino à confondre la magie avec la sorcellerie supe^ stitieuse dont nous avons dénonce les abominables [«• tiques.
(]'est par la magie seulement qu'en présence des (picstions énigmaliques du Sphinx de Thèbes et les obscurités parfois scandaleuses répandues dans les nkils de la Bible, on peut réfjondre à ces questions et trouver h solution (le (m^s [irohlcmes de Tbistoire judaïque.
Les historiens sacrés eux-mêmes reconnaissent IVxiy tencîc et le pouvoir de la magie qui (hisîiit baulemeiii concurrence à celui de Moïse.
La Bible nous r:»(M)nte que Jaunes et Mainbrès, b magiciens de Pharaon, firent d'abord les mêmes miracles que Moïse, cl qu'ils dc«*larcrent impossibles à la scieniv humaiiic ceux ([u'ils ne purent imiter. Il est, en effet, plus llatt^Mu* [K>ur ramour-pro|)re dun charlatan de coii- Icsscr l(î mirachî que de se déclarer vaincu par la scienrt ou |>ar l'adresse d'un confrère, surtout quand ce Mfrère est un ennemi [>olitique ou un adversaire religieux.
Où comuKMice et où s'arrête le possible dans Tonirc des mirach.'s magiipic^s ? Voi(îi ime grave et im|)orlanle question. Ce qui est certain, c'est rexistcnce des faits
qu'on qualifia liabilnellomont de mirarirs. Los mapnéliseiirs et les somnambules en l'ont tons les jours ; la sœur Rose lamisier en a l'ail, Tillunniié Viniras en Tait eneorc; plus (l(!! quinze mille témoins attestaient (IcTnièrement <!eu\ des médiums d Amérique, dix mille paysans du BtTry et de la Sologne attesteraient, au besoin, eeux du ' dieu Cheneau (un aneien maix?hand de boulons retiré et [ui se eroit ins|)iré de Dieu . Tous e(*s gens- là sont-ils
is hallucinés ou des fourbes? Hallucinés, oui |»eut-élre, uiais le fait même de leur hallucination identique, soit sé|»arénient, soit collectivement, n'est-il pas un assez grand miracle de la [mrt do celui qui le produil toujours lors(|u'il le veul cl à point nommé ?
Faire des miracles ou persuadei' A la mnltilude qu'on en fait, c'est à peu près la même chose, surtout dans un siècle aussi léger et aussi moqueur que le noire. Or, . lo monde est plein de thaumaturges, et la science en est souvent réiluite à nier leurs (cuvres ou à ivfuser de les voir |K)ur ne pas cire réduite à les «examiner et à leur assigner une cause.
Toute l'Europe a retenli au si(>cle dernier des prodiges de r.aglioslro. Qui ne sali toul ce qu'on attribuait de puissance à son vin d'Kgypte et à sonélixir ? Oue pourrionsnous ajouter à toul ce qu'on raconte de e(*s soupers de l'autre monde, où il taisait apparailrc en cliaii' et n\ os les |)ersonnages illustres du temps passi'? (iMiilinstro ('*lait loin rc|)endant d'être uninilii'du premjrr ordre. pui>(|iie kl grarule associ:ilion des adeplt's r:il':*iHleit[i:i :i l'iiiquisitioii i*omainc, devant laquelle il liL ^ il l^iiil < n noire les piiVes <le son pHurs. nue si riilienlr «( >i «îtlirij>i^
210 HTSTÈRKS HAGNÉTIdCES.
cxplicîition du trigramme 'iiiaronnique L. . P. . D/,
Mais lis mii*arles iic sont |*as le parUl^^^ exi-ltiâf te iiiili<*s (lu i^rernier ordre et sont souvent acc<»D(4i2> yu dos (Mrcs sans instruction et sans vertu. Les lois naturelles trouvent dans un organisme dont les qualités eK¥{itionnelles nous éehappent une occasion de s'exerœr. el elles Tout leur oMivre, comme toujoui^s, avec préciâon et (^Ime. Les gounnets les plus délicats apprécient les truf* l'es cl les ein[>loient à leur usajrc, mais ce sont dt^ pourceaux qui les déterrent : il est anaIogi(|uemenl de ménie de t)i(Mï (l(*s choses moins matéri(»lles et moins {Kislronomi(|ues : l(s iusliiicts cherchent et pressentent, mais il n\v a véritablement que la science qui trouve.
Le propres actuel des connaissances huniaines a diminué de heane()n[) les chances des prodiges, mais il en reste encore un tçrand nombre, puisqu^on ne connaît ni la force de rimagination ni la raison d'être et la puissance du niapnélisme. l/observation des analogies universelles a été né^^li^ée, cl c'est pour cela (|u'on ne croit plus à la divination.
Un sajîc kahbalisie peut donc encore étonner la foule et confondre mcmo les ^ens instruits :
1" Kn devinant les choses cachées, 2« en pré<lisant beaucoup de choses à venir, 3** en dominant la volonté des autres de manière à les cminVIier de faire ce quils veulent, et a les fonder de faire ce qu'ils ne veulent pas, 4' en excitant à volonté des apparitions et des songes, 5* en guérissant un iirand nonduv de maladies, 6* en rendant la vie à des sujets en qui se manifestent tous les symptômes de la mort, 7" cntîn en démontrant au j
besoin \v^r dos oxoniplos la réalité de la pierre philosophale et de la tnmsinulation des méfaiix, suivant les secrets d'Abraham le Juif, de Flainel et de Raymond Lnlle.
Tons ces prodi^res s'opèrent au moyen d'un seul agent que les Hébreux appelaient od, comme le chevalier de Beichenhaeh, que nous appelons lumière astrale, avec Twole de Pasqualis Martinez, que M. de .Mirville appelle le diable, que les nneicns alchimistes nonmiaien tazoth. r/est réiément vital qui se manifeste par les phénomènes de chaleur, de lumière, d'électricité et de magnétisme, qui aimante tous les globes terrestres et tous les êtres vivants. Dans cet agent même se manifestent les preuves de la dm^rine kabbalistique sur Téipiilibre et sur le mouvement par la double polarité dont Tune attire tandis que l'autre repousse, dont Tune produit le chaud, Tautrcî le fnml, d(mt Time enlin donne une lumière bleue et venlàtre, Tautre une lumière jaune et rougeàtre.
Cet agent, |Kir ses ditTércnts modes d'aimantation, nous attire l«»s uns vers les autres ou nous éloigne les mis des autres, soumet Tun aux volontés de l'autre en le fais;uit entrer dans son cercle d'attraction, rétablit ou dérange riNpulihre dans réconomic animale par ses transmi]t;itions et ses el11uv«\s alternatives, reçoit et transuïct les empreintes de la force imaginaire qui est <lans l'homme rimage et la ressemblance du vcHm* crcalcm*, i)ro(luil ainsi les pressentiments et di''l(»nniii(* les rcv(\s. La scI^mh^c des miracles est donc* la connaissari<'(» dt» celh* Unrr merveilleuse, et l'art de faire des miracles est tout siniplt»nH'iil l'art «l'aimanter ou iV illuminer les èlrcs siiivanl les
lois invariables du mafmétisme ou de la lumière astrale.
Nous préférons le mot lumière à celui de magnétisme, parce qu'il est plus traditiormel dans roccuilisme, et qu'il exprime d'une manière plus complète et f»lus parfaite la nalure de l'agent secret. C'est là, véritablement, Tor fluide et potable des maîtres en alchimie, le mot or vient de l'hébreux aour, qui signifie lumière. Que voulez-vous? demandait-on aux récipiendaires de toutes les initiations. — Voir la lumière, devaient-ils répondre. Le nom d'illuminés qu on donne communément aux adeptes, a donc été généralement bien mal interprété lorsrju'on lui a donné un sens mystique, comme s'il signifiait des hommes dont rintelligence se croit éclairée d'un jour miraculeux. Illuminés \eul dire simplement connaisseurs et possesseurs de la lumière, soit par la science du grand agent magi(|ue, soit par la notion rationnelle et ontologique de l'absolu.
r/agent universel (*st la force vitale subonloiméc à rintelligence. Abandonné à lui-même, il dévore rapidement comme Moloch, tout ce qu'il enfante, et change en vaste destruction la surabondance de la vie. C'est alors le serpent infernal des anciens mythes, le Typhon des Égyptiens et le Moloch de la Phénicie; mais si la sagesse, mère des Eloïni, lui met le |)ied sur la tète, elle épuise toutes les flammes qu'il vomit et verse sur la terre, i pleines mains, une lumière vivirtante. Aussi est-il dit dans le Soliar qu'au commencement de notre période terrcslre, lorsque les éléments se disputaient la surface (lu monde, le feu, semblable à un serpent immense, avait tout enveloppé dans ces replis et allait consumer tous les
MYSTÈRES PIS liALI l'CINATIONS, ETC. 219
êJres, lorsque h rlrmenco divine, soulevant au(o\ir crolle les flots de la mer comme un vêtement de nuages, mit lu pied sur la tète du serpent et le Ht rentrer dans Tabime. Qui ne voit dans cette allégorie la première donnée et TexpUcation la plus raisonnable d'une des images les plus (*iières au symbolisme catholique, le triom|)he de la mère de Dieu?
Les kabbalistes disent que le nom occulte du diable, son vrai nom, c'est celui même de Jéhovah écrit à rebours. Oci est toute une révélation pour l'initié aux mystères du tetragramme. En effet, Tordre des lettres de ce grand nom indique la prédominance de Tidée sur la forme, de Tactif sur le passif, de la cause sur Teffet. En renversant cet ordre on obtient le contraire. Jéhovah c*est celui qui dompte la nature connue un cheval superbe et la fait aller où il veut, chavajoh (le démon) c'est le cheval sans frein qui, send)la))le à ceux des Égyptiens dans le canticpie de M(»ïse, se renverse sur son cavalier et le préci|)ite sous lui dans labime.
Le diable existe doiu* bien réellement pour les kabbalistes, mais ce n'est ni une personne, ni une puissance distincte des forces mêmes de la nature. Le diable c'est la divagation ou lesouuneilde rintelligence. C'est la folie et le mensonge.
Ainsi s'expliquent tous les cauchemars du n)oyen âge, ainsi s*ex[>liquent aussi les l)i/;irres symboles de quelques initiés, ceux des tcnïplicrs, par cxcin[)lc, bien moins coup;d)lcs d'avoir rendu un culte an Ha|)homct (]iio dVii avoir laissé a[>ercev()ir riina«;c à des proliUM^s. Lt» Hnpliomet, figure panthéistique de Tageut universel, n'est autre
chose que le démon baibu dos alchimistes. On sait que les plus élevés en grades dans Tancicnne maçonnerie herniéti(|ue aUribuaieni à un démon barbu rachèvement du grand univre, le vulgaire à cette parole de se signer et de se voiler les yeux, mais les initiés au culte d'Hermès-Panthée (M)mprenaient Tallégorie et se gardaient bien de rexpli(|iier aux profanes.
M. de Mirville, dans un livre maintenant presque oublié, mais qui a fait quelr|ue bruit il y a quelques mois, se donne bieii de la peine pour réunir quelques soreelleri(»s dans le genre de celles qui remplissent les conipilatiens des Delancre, des Delrio et des Bodin. 11 eiil trouve mieux (|ue cela dans riiisloire. Et sans parler des miracles si avérés des jansénistes de Port-Royal et du diacre Paris, quoi de plus merveilleux que la grande monomanie du martyre qui a fait courir au supplice comme à une fête les enfants et les fenunes mêmes pendant trois cents ans? Quoi de plus magnifique que cette foi enthousiaste accordée j»cndant tant de siècles aux plus incompréhensibles et, humainement parlant, aux plus révoltants des mystères? Kn celte oc(\ision, direz-vous, les miracles venaient de Dieu, et on s'en sert même comme dune j)reuv(^ pour établir la vérité delà religion. Mais quoi ! les hérétiques aussi se faisaient tuer pour des dogmes cette fois bien franchement et bien réellement absurdes, ils sacrifiaient donc aussi leur raison et leur vie à leur croyance ? Oh ! pour les hérétiques, il est évident que le diable était en jeu. Pauvres gens qui prenaient le diable pour Dieu et Dieu pour le diable ! que ne les a-t-on détrom|)és en leiu* faisant reconnaître le vrai Dieu à la
cliarité, à la science, à la justice et surtout à la niiséricoiile (le ses iniiiislros!
Les ni^rroniants, qui font api^raitre le diable après une S(»rie falitçaule et presque impossible des plus révoltantes évocations, ne sont (pie des enfants auprès de ce saint Antoine d(^ la lè^'cnde (pii les tirait des enfers par milliers et les traînait toujours a[)rès lui, comme on raconte d'Orplice <|u'il attirait à lui les cbcnes, los rochers et les animaux les |)lus sauvap's.
Callot seul, initié par les Bohémiens nomades pendant son enfance aux mystères de la son^elIcTie noire, a pu coinpivndre et reproduire les évo(*ations <lu premi(*r ermite. Kt croyez-vous (|u'cn retraçant ces rèvcs cjumivantables de la nnurration et du jeune, les légendaires aient inventé? Non ; ils sont restés bien au-d(»ssous de la n'alilé. Les doîtn^s. en etfet, ont toujours été pcu|)lés de S|Hvtres sans nom, et les nnusen sont |)alpitants d'ombres cl de larves infernales. S.iinle (latherine de Si<»niie |iassa une fois huit jours au milieu d'une or^He obscène qui eut découraj^é la verve» de l'Arétin: sainte Thérèse se sentit traiis|MU'tcr vivante dans l'enler et y soutînt, entre des murailles tpii se r.i|)proelK«icnt toujoms, des an^'oissesque les femmes hystéritpies pourront siMiles comprendre... Tout cela, dira-t-on. se passait dans rimai*inatioii des patients, liaison voide/-vons done qm» |Miisseiit se |KisscT d(*s faits d (mordre surnaturel? Ce qui est «MMiain, cVsl que tous ees vi>ionnainv< on! vn. cpiils ont lonrlii^ qu'ils ont eu le scnlimeiit |M»i^n:tiii d'uiH' r<'';ili(('' foi'inid;!- We. Nous en parlons d'apivs notre |»ro|n'e e\|HVieFi«'e, ef il y a telles visions de noire première jeunesse jKisstr
ââ*2 MYSTÈRES MAGNÉTIQtJed.
dans la retraite et dans raseétismc dont le souvenir nous fait encore frissonner.
Dieu et le diable sont ridéal du bien et du mal absolus. Mais rhomme ne conçoit jamais le mal absolu que comme une fausse idée du bien. Le bien seul peut être absolu, et le mal est imiquement relatif à nos ignorances et ù nos erreurs. Tout homme se fait diable d'abord pour être dieu ; mais, comme la loi de solidarité est universelle, la hiérarchie existe; dans Icnfcr comme dans le ciel. Un méchant trouvera toujours un plus irtéchant (pie lui jKiur lui faire du mal; et quand le mal est à son comble, il faut qu'il cesse, car il ne pourrait ronlinuer (pie par ranéantisscment de 1 être, ce qui est impossible. Alors les honmies-diahles, à bout de ressources, retombent sous rempire des homnjes-Dieu et sont sauvés par ceux qu'on croyait d'abord leurs victimes; mais Thounne (jui s'évertue à vivre en faisant le mal rend hounnage au bien par tout ce qu'il développe en lui-même d'intelligence et d'énergie. (l'est pour c(^la (pie le gnmd initiateur disail dans son langage figuré : Soyez froids dU l'hauds, mais si vous êtes tièdes, vous me faites vomir. Le grand maître, dans une de ses paralx)les, condamne imirpiemcnt le paresseux (jui a enterré son dépôt de peur de le perdre dans les opérations hasardeuses de cette banrpie qu'on nonnne la vie. Ne rien penser, ne rien aimer, ne rien vouloir, ne lien faire, voilà le vrai péclift Im natun* ne reconnaît cl no ré(.*om[»ense que les travailleurs.
La volonté humaine se développe et s'augmente [«r l'activité. Pour vouloir véritablement, il faut agir. Lac-
HirSTÈRES DES IffALLL'CINATIOlfS, ETC. ÛÛ&
lion (iomino et entraîne toujours Tinertie. Tel est le secret rte riiilluence des prétendus scélérats siu' les gens prétendus honnêtes. Combien de poltrons et de lâches se croieiit vorhieux |)an*e qu'ils ont |)eur! Combien de remmes honorées reguixlent les prosfiluées d'un œil d'envie ! Il n'y a p«s longtein|)s encore que les galériens éhiienf à la iniide. Poun|uoi ? Pensez-vous que l'opinion puisse jamais rendre hommage au vice ? Non, mais elle rend jusfice a ractivilé et à l'audace, et il est dans Tordi^^ que les h\chcs co(|uins estiment les brigands hardis. I.a hardiesse unie à rintelligence est la mère de tous les succcs.cn ce monde. ?€\\r entreprendre, il faut savoir; |K>ur ac(*om|»lir, il laut vouloir; pour vouloir véritablement, il laut oser ; et, pour recueillir en paix les fruits de son audace, il tant se taire.
Savoir, oser, voiloir, sk taire sont, c(mnnc nous l'a- V4»ns dit ailleurs, les (piatrc verbes kahhalistiques ({ui i-iirrcs|N>nthMit au\ quatn* lettres du tctragramine et aux 4|u:itrc iormcs hicrogl\|il)iqucs du Sphinx. Savoir, c'est la léte humaine: oser, cr simiI les grilles du lion; vouloir., ce siint les lianes lahoiicux <lu tain eau; se taire, ce «nul les ailes mystiques de l'aigle. Celui-là seul se main- Uent au-dessus des autres honuncs qui \u) prostitue |)as à leurs •îonnucntaircs cl à leur risée les secrets de son intelligeuic.
Tous les honuncs vraiment torts sont des magnrliseurs et l'agent universel obéit à leur voh»nté. l/csl ainsi tprils o|»èrent des merveilles. Ils se l'ont erone, ils se funl suivre, et loi*S4|u ils disent. Cela est ainsi, lanatnn* etiaiige en quehpit* sorte aux yeux du vulgaire et devient
m MYSTÈRES BiAG7«ÉTlQl3GS.
ce que le-grand homme a voulu. Ceci est ma chair et ceci est mon sang, a dit un homme qui s'est fait Dieu par ses venus, cl dix-huit siècles, en présence d'un morceau de pain et d'un peu de vin, ont vu, ont touché, ont gvmté, ont adoré de la chair et du sang divinisés par le niuftre! Dites-nous maintenant que la volonté humaine n'accomplit jamais de miracles !
Ne nous parlez pas ici de Voltaire, Voltaire n'a pas été un Ihaïunalurgc, il a élc le spiriluel et éloquent interprète de ceux surlesipiels le nuraclc n'agissait plus. Tout est négatif dans son œuvre; tout au contraire était nfllrnratif dans celle du (laliléen ctNnine l'appelait \\u illustre et trop malheureux empereur.
Aussi Julien avait-il cssiiyé de son temps plus que ne put acc(>ui|>lir Voltaire, il vouhut opposer le prestige au prestige, raustcrité du iHMivoir à celle de la protestation, les vertus aux vertus, les miracles aux miracles ; h*s chrétiens n'avaient jamais eu de plus dangereux ennen)is, et ils le sentirtMït hien, car Julien lut assassiné^ et la légende dorce atteste lucoiv qu'un s;unl martyr, éveillé dans la lomhe \K\r les idameui^ de rKglise, reprit lesanm^et iVappa lapostat tians Tombre au milieu tic son armée et de SiS vii^toires. Fristes marlyi^s qui ressusiMlent |H)ur être hourreaux ! Troj) cn^luli' empereur qui se confiait à ses dieux et aux vertus <le> anciens âges:
l.oiSi|ue les n^is île Fram^e étaient envinmnés de l'adonuion de leui^ piMiples, loi^]u on les ivgaixîail comme les oints du Seigneur et les lils aim^ de KÉglise, ils g«ériss;ûenl les é; ivuelles. Vu lioinme à la nuKle fera toujours des miracles quand il voudra. Qigliosiro jiouvait
n être (|irun charlatan; mais, des que l'opinion cul fait de lui le divin Cagliosiro, il devait opérer des prodiges, et c'est aussi ce qui arriva.
Lorsque Céphas lîarjona n'était qu'un Juif, proscTil par Néron, cpii débitait aux femmes des esclaves im s|)écifique pour la vie éternelle, Céplias Barjona, |)Our tous les gens instruits de Rome, n'était qu'un charlatan; mais Topinion a fait un apôtre de rempirique spiritualiste ; et les successeurs de Pierre, fussent-ils Alexandre VI ou même Jean XXll, sont infaillibles pour tout homme bien élevé et (pii ne veut pas se mettre inutilement au ban de la société. Ainsi va le numde.
L(' charlatanisme, lorstpi'il réussit, est don<*, en magie ruiiniie en toutes choses, un grand instrument de puis- 8;iiice. Fasi'iner habilement le vulgaire, n'est-ce pas déjà le dominer? Les pauvres diables de soniers, <pii, au moyen âge, se faisaient bêtement brûler vifs, n'avaient |ias, on le voit, un grand empire sur les autres. Jc^anne d'Arc était magicienne a la tclc des armées, et à Rouen la pauvre fille ne fut [uis sorcière. Elle ne savait que prier et combattre, cl le prestige (pii renlouiail cessa dès c|irelle fut dans les fers. Kst-il dit dans son histoire que 11* n>i di* Fnmce l'ait rcclamé»e ? Que la noblesse françaist*, que le |NMiple, <|iie I arm<r aient protesté contre sa condanmation ? Le pape, dont le roi de France était le iils aîné, a-t-il exconnnunii' les bourreaux «le la Puoelle?Non, rien d(* tout cela. .Ieann<» d'Arc fui sorcière [K>ur tout b' monde dès (prcllc cessa d'clrc magirieniie, et ce ne sont certaincmerit pas Ws Aujilais stnds M"i l'ont brûlée. U>rs(|u'on i'xnro un pouvoir en appa-
226 MYSTÈRES MAGNÉTlOUfiS.
rence surhumain, il l'aut Texercer toujours ou se résigner à périr. Le monde se venge toujjurs lâchement (lavoir trop cru, trop admiré et surtout trop obéi.
Nous ne coinprenons le pouvoir magique que daits son application aux grandes choses, si un vrai magicien pratique ne se rend pasmaitre du monde, c'est qu'il le dédaigne; et à quoi alors voudrait-il bien abaisser sa souverahic puissance? Je le donnerai tous les royaumes du monde si tu tombes a mes pieds et si tu madores, dit i Jésus le Satan de la parabole. - ttctire-toi, lui dit le Sauveur, car il est écrit : Tu adoreras Dieu seul... . Eli, Eli lamma SabbaclUani ! devait crier plus tard ce subliûieet divin adorateur de Uieu. S'il eut répondu a Satan : Je ne l'adorerai pas, cl c'est loi qui vas tomber à mes pieds, car je te commande au nom de rinlelligcnce et de l'éternelle raison! il n'cùl pas dévoué sa samté el noble vie au plus alVrcuxde tous les supplices. Le Salaii de la monlagne lut bien cruellement vengé.
Les anciens appelaient la magie pratique Tari sacerdotal et l'art royal ; el Ton se rappelle que les mages ont élé les mailrcs de ia civilisation primitive, parce qu'ik étaiiMit les maitics de toute la science de leur temps.
Savoir c'est pouvoir lorsqu'on ose vouloir.
La première science du kabbaliste pratique ou du mage, c'est la connaissance des hommes. La phrénologie, la psychologie, la chiroiiiancie, l'observation des goito et des mouvcmcnis, du son de la voix et des impi'essiofls soit sympathiques, soil aijtipathi(iues, sont des brancte de cet art, el les anciens ne les ignoi^ient pas. (iall^ Spurze'im ont retrouvé de nos joms la phrériolog».
Lavater a|)rès Porta. Cîirdaii, Taisnier, Jean Belol et qiiel(|iies autres ont deviné de nouveau plutôt (prils n*ont retrouvé la WMence de la psyeholopie ; la eliiromaneie est eneoiv oeculte, et c est à |)eine si Ton eu retrouve <|uelques Iraees dans Touvrage tout récm\{ et fort inléivssîuit «railleurs du ehevalier d'Arpentigny. Pour en avoir des notions suflissuites, il faut remonter jusqu*oux sourees kabhalistiques mêmes nux(|uelles n |)uisé le savant (!or* nélius AjrripiMi. II est doue à jjroposd'en dire iei quehpies mots en attendant rouvr^frede notre ami Desbarrolles.
1^ main est rinstrument de racticui dans Thomme : c'est, eonmiele visage, une sorte de synthèse nerveuse, et elle doit avoir aussi ses traits et sa physionomie. Le i-araetère des individus y est traeé par des signes irrécusables. Ainsi, parmi les mains, les nues sontlaborieuses, les antres paress4Mises ; h»s unes lourdes et (*arrées, les autres insinuantes et légères. L(»s mains dures et sèehes MHit faites |K»ur la lutte et le ti'avail, les mains molles et liiiinides n'aspirent qu'à la volu|)té. Les doigts pointus S4int scrutat(»urs et myslicpies, les doigts earn»s mathéiiiaticiens, h*s doigts spatules opiniâtres et and)i(ieu.\.
Ijc |MUiee, potleXy l<» doigt de la force et d(* la puissance, corn\'ipond dans le synd)olisine kahl)alisti(|ue à la pivmière lettre du nom de Jcliovali. ('.e<l(M>^t est <lonc k lui seul comme la synthcst* de la main : si! est fort, riionune est Ibrt a u nn;::sil est lailil<\ rimninic est débile. Il a trois phalanges, d(»nt la |)rcmicrc(sl radiée dans la |i;uune de la main, comme Taxe ima^iinaire du iiMHMle travein^e l'éïKiissenr de la terre. Celle premiert; |iliiilau;;c C4>rrespoud à la vie physique, la seconde à I iii-
238 MYSTERES MaC?SÉTIQL'£S.
telligenoe. la dernièiv à la volonté. Les paumes de main {:ra>s«^s et rf^iissi^s iliMuilenl «les {roiits sensuels et une grande lon-e de vie |iliysiijne ; nn pouce lonjr, surtout dans sa dernière jihalaii^T, révèle une volonté forte qui |K)urra aller jusiju'au des|)0tisnie; les |H}uees courts, au contraire, sont des caractères doux et faciles à dominer. Les plis habituels de la main y déterminent des lignes. Ces lignes sont donc la trace des habitudes, et Tobsenaleur patient saura les reconnaître et les juger. L'homme dont la niain si^ |>lie mal est maladroit ou malheureux. La main n trois fondions principales : prendre, tenir ot pal|»cr. Les mains plus souples prennent et palpent mieux: les mains dures et furtt^s retiennent plus li»n'rtem[is. Lis rides mcnn* les [jIus léirères attest(M»t lés sensations Iwhituelles de cet organe. Chaque doij^^t a, d'ailleurs, une ronclion siuViale (pii lui a fait donner son nom. Nous avons déjà |)arlé du piuice: l'index est le doifrt (|ui drmoiilr(\ c*(»st celui du verbe et <le la pro|)hétie ; le médius domine la main lont entière, (?'est celui de la destintr; l'annulaire est celui des alliances et des honneui's ; h»s diiromancicus l'ont consacré au s(»leil; ranriculaire rs! insinuant et bavard, du moins au dire des bonnes gensot des nourriees, auxquels leur petit doigt raconte tant d<' elioses : la nuiin a scjil protubérances (pie les kablwlistt^, d'après les analogies naturelles, ont attribuées aux sept |danèles : (M'Ile du pouce, à Vénus; celle do l'index, à Ju|)iter; celle du médius, à Saturne; celle de Tannulaire, au Soleil ; ec^lle de l'auriculaire, à Mercure ; les deux autres, à Mais et à la Lmie. D'après leur forme et leur prédominance, ils jugeaient les altrnilR, les nptiludes et pr
MYSTÈRES OBt HALLUCINATIONS, ETC. 220
conséquent les destinées probables des individus soumis à leur appréciation.
Il n'est pas de vice qui ne laisse une trace, pas une vertu qui n'ait son signe. Aussi, pour les yeux exercés de l'observateur, il n'est point d'hypocrisie possible. On comprendra qu'une science pareille est déjà une puissance vraiment sacerdotale et royale.
I^ prédiction des principaux événenienis de la vie est déjà possible par les nombreuses probabilités analogiques de celte observation : mais il existe une faculté qu'on nomme celle des pressentiinenls ou du sensitivisme. Les choses éventuelles existent souvent dans leur cause avant de se réaliser en actions, les sénsitifs voient d'avance les effets dans les causes, et il a existé avant tous le:; grands événements de très étonnantes prédictions. Nous avons entendu, sous Louis-Philippe, des somnambules et des extatiques annoncer le retour de l'empire et préciser la date de son avènement. La république de 18/i8 élait annoncée clairement dans la prophétie d'Orval qui datait au moins de 1830 et que nous soupçonnons fort, ainsi que celles attribuées aux Olivarius, d'être Touvrage pseudonyme de Mlle Lenormand. Peu importe d'ailleurs à. notre thèse.
Cette lumière magnétique qui fait prévoir l'avenir fait deviner aussi les choses présentes et cachées ; comme elle est la vie universelle, elle est aussi Tagenl de la sensibilité humaine, transmettant aux uns les maux ou la santé des autres, suivant riniluence fatalp des contacts ou les lois de la volonté. C'est ce qui explique le pouvoir des bénédictions et des envoûtements si hautement
2S0 MTST^ES MAGFCiTIQUBS.
reconnu par les grands adeptes et surtout ptr le niciveilh^ux Paracelse. Un critique judicieux et fin, ]\l. Ch. Fauvety, dans un article publié par la Aerue philosophique et religieuse^ apprme d'une manière remarquable les travaux avancés de Paracelse, de Pomponace, de Goglenius, de Crollius et de Robert Fhid sur le magnétisrno. Mais ce que noire savant ami et collaboraleur élndie SiMilemcnl comme une curiosilé philosophique, Paracelse et les siens le pratiquaient sans se souder beaucoup de le faire comprendre au monde, car c'était pour eux im de ces secrets traditionnels f^our lesquels Toccultismc est de rigueur, et qu'il suffît d'indiquer à ceux qui savent, en laissant toujours un voile sur la vérité pour dérouler les ignorants.
Or, voici ce (]ue Panicelse réservait seulement pour les initiés, et ce que nous avons compris en déchiiïrant les caractères kabbalisliques et les allégories dont il fait usage dans la collection de ses (euvres :
I/amc humaine est malcrielle, le rwerw divin lui est offert poui* l'immortaliser et la faire vivre spirituellement et individiicllcuRMit, mais sa substance naturelle estOuidique et collective.
Il y a d(inc dans l'homme deux vies, la vie individuelle ou raisonnable, et la vie commune ou instinctive. C'est par cette derriicre que Ton peut vivre les uns dans les autres, puisque l'âme universelle dont chaque organisme nerveux a une conscience séparée est la même pour tous. ,
Nous vivons de la vie commune et universelle dans l'embryonnat, dans Textase et dans le sommeil, Daiisle
MTSTÈRES DES HALLUaNATIOfIS, ETC. âSi
somineit, en edet, la raison n'a^'it pas, et la logique, lorsqu'il s'en trouve «lans nos songes, n'y arrive que fortuitement et suivant les hasards des réminisoences purement [physiques.
Dans les songes, nous avons la conscience de la vie univei^selle ; nous n(»us melons a Teau^ au feu, à Tair et à la terre; nous volons comme les oiseaux; nous grimpons connue les écureuils; nous rampons comme les * Iicicrpents; nous sommes ivres de lumière astrale; nous nous replongeons au foyer commim, connue cela arrive d'une manière plus eom|)lètc à la mort ; mais aloi^ (et c'est ainsi «pie Paracelsc ex|)li(pie les mystères de Taulre vie;, aloj*s les méchants, c\»st-ù-dire ceux qui se sont laisse dominer par les instincts de lahèteau |)réjudicede la raison humaine, se noitMit dans l'occan de la vie commune avec toutes les angoisses d'une mort éternelle; les autn's surnagent et jouissent à jamais des richesses de rot or lluidcipi ilssont parvenus à donûner.
dette identité dt* la vie physicpic* |>ermet aux volontés les plus fortes de s'emparer d<» rexislence des autres et de s'en faire des auxiliaires, ex|)li(iue les eoiuants sympathiques à proximité «mi à ilistam^e, et donne tout le secret de la nïédecine occultt^ |»aree que rclte médecine a ]N)ur princi|)e la grande hypothèse ih^s analogies universelles et, attrihuant tous hs phénomciirs tic la vie physique à Tagent universel, cnstMirnr qu'il laut agir sur W corps aMral pour n'agir sur le rorps matérirlirnïrnt visible; elh* ens<Mgnt» aussi que l'rsst'urr dr I:) luniièir astrale est un doid)I<* niouvt'incnt d^illriHlion rt de projodion ; ainsi «pie le> eorps llunl:^in^ s;»l(ii(Mil ri >r yr-
.—/—.-— : - :- •-iv.^îir i-ri^si s'al>st«rber,
- -* - — . - ^.r -- :ï!ir— -^ iiiT»? des édiaijje>: f- — r- :.;.. .r .»- m ;^rî:Tr?n! influer sur i- - ■ ''.'.:■ -i^i *!:>:!»»• sir > ô.">rps exlérirtir
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