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ino apostasie no smèmo aux lois istc est un pactiî aWicalion de rnipirajje la
â7/i myst}:rës magiques.
On nous dira que la rencontre de Caïn peut ètn? latale pour Abel. Sans doute; mais une pareille fatalité est uo bonheur [)our la pure et Sitinte victime, elle n'est un inalhem* que pour Fassassin.
Ue même qu'il existe entre les justes une grande communauté de vertus et de ujorites, il existe entre les méchants une solidarité absolue de culpabilité fatale el de châtiment nécessaire. Le rrimc est dans les dis|K)sitions du cœur. Les circonstanrcs prcs(|ue toujours imlépendantes de la volonté font seules la j^^ravitc des artiî. Si la t'alalilé avait lait de Néron un esclave, il fut deveuu un histrion ou un gladiateur, et n\'ùt [»as incendié Uoine: faudrait-il lui en savoir gré?
Néron était le conijJicc du peuple romain tout entier, et ceux-là seuls étaient responsables des fureurs de if monstre qui eussent du les cnjpècher. Séncque, Burrhns, Thrasea, (iorbulon, voilà les vrais coupables de ce rêirije affreux : grands hommes égoïst(»sou incapables! ils n'uut su (|ue mourir!
Si Tun des ours du Jardin des |)lantes s'édiappit rt dévorait i|uelqu(^s ]»ersonnes, est-ce à lui ou à ses jrardiens qu'il tàudrait eii demander i^omple?
Quie(ni(pH* s'alfraurhit d(îs erreurs conmnnies dd
, payer une rançon proportionnelle à la somme jIc ces
erreurs : Socrat(î ré|K>nd pour Anitus, et Jésus a Ai
souiïrir un supplice égalant en horreurs toute la trahison
de Judas.
C'est ainsi (|u en payant les dettes de la fatalité, 1* Uberté concjuise achète Tcmpire du inonde; c'est à ék
DES IlfPLtJENCBS MYStÉtlIEUSËS. $75
qju'il appartient de lier et de délier : Dieu lui a remis les defs du ciel et de Tenfer.
Hommes qui abandonnez les bêtes à elles-mêmes, vous voulez qu'elles vous dévorent.
Les multitudes esclaves de la fatalité ne peuvent jouir de la liberté que par Tobéissance absolue à la volonté les hommes libres; elles doivent travailler pour eux, parce qu'ils répondent pour elles.
Hais quand la jbête gouverne les bêtes, quand Taveugle conduit les aveugles, quand Thomme fatal gouverne les [nasses fatales, que faut-il attendre? D'épouvantables catastrophes, et elles ne manqueront jamais.
En admettant les dogmes anarchiques de 89, Louis XVI avait lancé l'État sur une pente fatale. Tous les crimes ie la Révolution pesèrent dès ce moment sur lui seul ; Im' seul avait manqué à son devoir. Robespierre el Marat ml fait ce qu'ils devaient faire. Girondins et Montagnards se sont fatalement entre-tués, et leurs morts violentes (l'ont été que des catastrophes nécessaires; il n'y a eu I cette époque qu'un grand el légitime supplice, vraiment sacré, vraiment expiatoire : celui du roi. Le principe de la royauté devait tomber si ce prince trop faible eût été ibsous. Mais une transaction était impossible entre Tordre 3t le désordre. On n'hérite pas de ceux qu'on assîissine, 3n les vole, et la Révolution a réhabilite Louis XVI en l'assassinant. Après tant de concessions, après tant de faiblesses, après tant d'indignes abaissements. Cet homme sacré une seconde fois par le malheur a pu dire du moins, ;n montant sur l'échafaud : La Révolution est jugée , et e suis toujours le roi de France !
276 MYSTÈRES MAGIOUES.
Etre juste^ c'est soufTrir pour tous ceux qui ne le sont pas, mais c'est vivre; être méchant, c'est souffrir pour soi-même sans conquérir la vie, c'est se tromper, mal faire et mourir éternellement.
Résumons-nous : les influences fatales sont celles de la mort , les influences salutaires sont celles de la vie. Suivant que nous sommes plus faibles ou plus foris dans la vie, nous attirons ou nous repoussons le maléfice. Celle puissance occulte n'est que trop réelle; mais rintelligeiu^ et la vertu auront toujours le moyen d'en éviter les obsessions et les atteintes.