LES INFLUENCES MYSTÉRIEUSES
^nde : c'est Tassistance universelle, c'est la charité.
Nous admirons tous et nous aimons saint Vincent de Paul, mais nous avons presque tous aussi un faible secret pour rhabileté, la présence d'esprit et surtout l'audace de Cartouche.
Les complices avoués de nos passions peuvent nous dégoûter en nous humiliant; nous saurons, à nos risques et périls, leur résister par orgueil. Mais quoi de plus dangereux pour nous que nos complices hypocrites et cachés? Ils nous suivent comme le chagrin, ils nous attendent comme Tabîme, ils nous entourent comme le vertige. Nous les excusons pour nous excuser, nous les défendons pour nous défendre, nous les justifions pour nous justifier, et nous les subissons ensuite parce qu'il le faut, parce que nous n'avons pas la force de résister à nos penchants, parce que nous ne le voulons pas.
Ils se sont emparés de notre ascendant , comme dit Paracelse, et où ils voudront nous conduire, nous irons.
Ce sont nos mauvais anges, nous le savons au fond de notre conscience; mais nous les ménageons, car nous nous sommes faits leurs serviteurs, afin qu'ils soient aussi les nôtres.
Nos passions, ménagées et flattées, sont devenues des servantes-maîtresses ; et les complaisants de nos passions sont des valets qui sont nos maîtres.
Nous respirons nos pensées et nous aspirons celles des autres empreintes dans la lumière astrale, devenue leur atmosphère électro-magnétique : aussi la compagnie des méchants est-elle moins funeste aux gens de bien que celle des êtres vulgaires, lâches et tièdes. Une forte anti-
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pathie nous avertit t'acilcjneiit et nous sauve du oontdLt (les vices grossiers ; il n'en est pas ainsi des \i(:es déguisés, amoindris en ({uelque sorle et rendus presque aimables. Une honnête femme n'éprouvera que du ilégoût dans la sorirMé d'une fdle perdue; mais elle a toul à erjindredes séductions d'uiH^ coquette.
On sait que la Tolie est contagieuse; mais les foussoot plus parliculicTcment dangereux (|uand ils sont aimables et symi)albiqucs. Ou enire peu à peu dans leur ivnir d'idées, on arrive à compnMKire leurs exagérations en partageant leurs enthousiasmes, on s'habitue à leur logi(]ue exceptionnelle et dévoyée, on en vient à Imiiver (pi'ils ne sont pas si fous (|u'on le croyait d'aU^rd. Delà à croire (pi'ils ont seuls raison, il n'y a pas loin. On les aime, on les ap|)rouv(s on est fou connue eux.
Les affections sont libres et [)euvent être raisonntVs; mais les sympathies sont fatales, elle plus souvent dénusonnables; elles dé|)cndenl des attractions plus ou moins é(piilibrécs de la lumière magnétique, et agissent sur les hommes d(^ la même manière (pjc sur les animaux, on >»• plaira bèlcnuMitavec une personne (pii n'a rien d'aimable. parc(M|u'on est mystérieusement attiré et dominé iwireik*. Souvent ces symi)athi<»s étranges ont connueneé |«ir <le vives anti|)athir's; les lluides se repoussaient d'alnml, puis ils se son! (M|nilibrés.
La spécialité éipiilibrante du médiateur plasticpie d*' chaipie [MMsonne (îst a) que Paracelstî appelle leur ascendant^ et il donne le nom de (lagum au redet piirticulier des idées habituelles de chacun dans la lumière univexsc^lhî.
LKS I>FLLKXCES MYSTÊKlErSES. 271
On iirrix e à la cnniinissaiico de ras<'<Muhml dune pcTsonne par la divination st^nsitivedu (lagum^ et par une direction persévérante di; la volonté, on tourne le eoté aetilde son pro|»re ascendant vi»i*s K» eolé passif de Tasceudanl d'un a>itre, lorsqu'on veul s emparer de eet autre et le dominer.
l/aseendant astral a élé deviné par daulres nui^istes, qui l'ont apjielé tourbillon,
C'esl, disiMtt-ils, un eounml de lumière spécialisée, ix'produlsani loujom's un même ecrcle (rijuap's, et |Kir i:oiiS('*(pient d impressions délerminées et d«*terminantes. (^es (ourlôlliMis existent poui' les honimcs connue pour les t'itHles. « {.es astres, dit l\u'acelse, respin^nt leur ànie lumineuse cl attiient 1(* rayonnement les uns des autres. I.'àme de la terre. ca[)live des lois t'alales de la ^ravilatitUL se dc^a^c en se sptrialisant et passe jiar l'instind de> animaux pniir arriver à rintclli^ence de llionnue. Li partie capti\c de ci'Ite Ame est muette, mais elle conserve |i;ir écrit les seerets de la natun\ La partie libre ne peut plus lin* celte écriture fatale sans perdre inslantanéMocnl >fli lil)crt('\ Ou ne passe de la contt*m|>lalion muette et vé^'étativc à la pensive libre et \ivante ipi'en ehan^i*ant dt^ liiilieiix et d'organes. De là \ient l'oubli «pii acc(impaf:ne la naissance et lc> ré*niini>cence> xa^ucsdt* no> intuitions nialatii\c>, anal().i:ues tonjoms aux xisioiis di* no> extases cl ilr nos re\es. '-
(!(*tle réM'Ialion de ;:rand maître de la médecine oeculte Jette une inmieiiM' iiimii n >tii' tnn> le> |)lié>iomeiie> du somn«indiulism(* et de la dixiiiatinii. I..1 csl aussi, pniir qui saura la trouver, la xérittdile ciel des é\ocalinn.>» et
(les communications avec Tâme fluidique de la "terre.
Les personnes dont rinfliience dangereuse se fait sentir par un seul contact, sont celles qui font partie d'une association fluidique, ou qui disposent, soit volontairement, soit à leur insu, d'un courant de lumière astrale dévoyée, (belles, par cxcnn>le, qui vivent dans risolement et h privation de toute communication humaine, et qui sont journellement en rapport fluidique avec des animaux nfonis en prand nombre, comme sont ordinairement les berf^ers, ceux-là sont possédés du démon qu'on nomme légion, et rèjrntMit à leur tour, despotiquement sur les Ames lluidi(piesdes troupeaux confiés à leur garde : aussi leur bienveillance ou leur malveillance fait-elle prospérer ou mourir les bestiaux ; et cette influence de synquithie aninrcde, ils peuvent Tcxercer sur des médiateurs plastiques humains mal défendus par une volonté faible, ou |)ar une intelligence bornée.
Ainsi s'explifjui^nt les envoûtements opérés lial)itut41ement i)ar les biTgers et les phénomènes encore tout n'^cents du presbytère de Cideville.
Cideville est un jM^tit village de Normandie où se produisirent il y a quelques aimées des phénomènes semblables à (*eux qui se reproduisirent depuis sous riniluenee de .M. Home. M. de .Mirvillcles a soigneusement étudiés, (»t 31. tiougenot des Mouss<nuix en a renouvelé tous les détails dans un livre publié en 1854, et intitulé • Mœurs et pratiques des démons. Ce qu'il y a de remarquable dans (»e dernier auteur, cVst qu'il semble deviner Texistence du médiateur [)lastique ou du corps fluidique. « Nous n'avons certainement pas deux âmes, dit-il, mais nous avons
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