‹ Le clef des grands mystèresChapitre 6 sur 123 · ESULISSE DE LA THÉOLOGIE PROPHÉTIQUE DES NOMBRES · texte numérisé non relu

ESULISSE DE LA THÉOLOGIE PROPHÉTIQUE DES NOMBRES

l'lmté.

L'unité est le principe cl la synthèse des nonibres, c'est l'idée de Dieu et de l'homme, c'est Palliance de la raison et de la foi.

14 MTSlteES RSLlGtECX.

La foi ne peut èire opivosée ù la nùson, elle osl lukvsàtée parrainour, elle est identique à Tesi^éranoe. Atuier, c'est croire et espérer, et ce triple élan île Tànie t^l appelé vertu, parce qu il fout du courage i)our le faire. Mm y aurait-il du courage en (H>la, si le doute n'était pas possible ? Or, pouvoir douter, c'est douter. Le tloutc est la force éi|uilibrante de la foi et il en fiiit tout le mérite.

La nature elle-même nous induit à croire, mais les formules de foi sont des constatations sociales des tendances de la foi à une époque doimée. (Vest ce (]ui fait rinfaillibilité de Téglise, infaillibilité d évidence et de fait.

Dieu est nécessairement le plus inconnu de tous les êtres, puisqu'il n'est défini qu'en sens inverse de nos expériences, il est tout ce que nous ne sonuncs pas, c'est l'infini opposé au fini par hypothèse contradictoire.

La foi, et, par conséquent l'espérance et l'amour sont si libres que l'homme, loin de pouvoir les imposer aux autres ne se les impose pus t\ soi-même.

Ce sont des grâces, dit la religion. Or, est-il concevable qu'on exige la grâce, c'esl-ù-diR'i qu'on veuille forcer les hommes à ce qui vient librement et gratuitement du ciel? 11 faut le leur souhaiter.

Raisonner sur la foi, c'est déraisonner, puiscpie l'objet de la foi est en dehors de la raison. Si l'on me demande : Ya-l-il un Dieu? je réponds : Je le crois. — Mais en êtesvous sûr? — Si j'en étais sûr, je ne le (croirais pas, je le saurais.

Formuler la foi, c'est convenir des termes de l'hypotlièse commune.

SOLUTiM DU PREMIEn PHOBL^K. 15

La foi commence où la science flnit. ARiundir la science, c'est en apfmrcnce ôter à la foi, et en n'nililt^i c'est en agrandir également le domaine, car cVHt en amplifier la base.

On ne peut deviner Tinconnii que \mr ses proportionn supposées et supposabics avec le connu.

Uanalogie était le dogme unique des anciens mages. Dogme vraiment mcMlialeur, car il est moitié sciciitU fique, moitié hypothétique, moitié raison et moitié |H)ésie. Ce dogme a été et sera toujours le générateur de tous les autres.

Qu'est-ce que THomme-Dieu? C'est celui qui réalise dans la vie la plus humaine Tidéal le plus divin.

La foi est une divination de rinlelligenreetder«mour dirigés par les indices de la nature et de la rais^m.

Il est donc de lessence des choses de foi (ïHrr. inaecessibles i h science, douteusi^s [KHir la i^tiik^sopliie, et indéfinies pour la i^ertitude.

La foi est une nfalisation tiy|iollH'ti4|ue et one ^létermi^ nation conventionnelle des lins deniièresde re^pérance. C*est l'adhésion au ?^i^ie visihlf^ de<^ chruses qu'on ne voit pas.

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16 im^TÈHES RELlGtEUX.

ne se nie pas plus qu'il ne se prouve; on le suppose raisonnablement et on y croit.

Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dîea, a dit le Maître; voir par le cœur, c'est croire, et, si celte foi se rapporte au vrai bien, elle ne saurait être tronnpée, pourvu qu'elle ne cherche pas à trop définir suivant les inductions risquées de l'ignorance personnelle. Nos jugements, en matière de foi, s'appliquent à nous-nnêmes, il nous sera fait comme nous aurons cru. C'est-à-dire que nous nous faisons nous-mêmes à la ressemblance de notre idéal.

Que ceux qui font les dieux, leurs deviennent semblables, dit le psalmiste, ainsi que tous ceux qui leur donnent leur confiance.

L'idéal divin du vieux monde a fait la civilisation qiM finit, et il ne faut pas désespérer de voir le dieu de nos barl)ares pères devenir le diable de nos enfants mreux éclairés. On fait des diables avec les dieux de rebuts, et Satan n'est si incohérent et si difforme que parce qu'il est fait de toutes les déchirures des anciennes théogonies^ C'est le sphinx sans mot, c'est l'énigme sans solution, c'est le mystère sans vérité, c'est l'absolu sans réalité rt sans lumière.

L'homme est le fils de Dieu, parce que Dieu manifestéi réalisé et incai^ié sur la terre, s'est appelé le Fils de l'homme.

C'est après avoir fait Dieu dans son intelligence et dans son amour que l'humanité a compris le Verbe sublime qui a dit : Soit faite la lumière!

SOIXTION Dt PREMIKR PItOBLKMK. 17

L'Iioinnie, c'est la forme de la pensée divine, et Dieu c*'est la synthèse idéalisée de la pensée humaine.

Ainsi le Verbe de Dieu est le révélateur de Tliomme, et le Verbe de Thomme est le révélateur de Dieu.

L*homme est le Dieu du monde, et Dieu est Thomme du cieL

Avant de dire : Dieu veut, Thomme a voulu. Pour comprendre et honorer Dieu tout -puissant, il faut que Thomme soit libre.

Obifissant et s'abstcnant par crainte du fruit de la s<*ience, l'homnie eut élé innoceiU et slupide comme Tagneau, (furieux et rebelle comme l'ange de lumière, il a coupe lui-même le cordon de sa nativité, et, en tombant libre sur la terre, il a entraîné Dieu dans sa (*hute. Et c'est |K)urquoi du fond de cette chute sublime il se ivlève glorieux avec le gran<l condanmé du Calvaire et entre avec lui dans le rovaume du ciel.

Car le royaume du ciel appartient à Tintelligence et à Tamour, tous deux enfants de la liberté!

Dieu à montré à Thomme la liberté comme une amante, et, |M)ur éprouver son cœur, il a fait passiT entre elle et lui le fantoine de la mort.

l/homme a aimé et il s'est senti Dieu; il a donné pour elle <r que Dieu venait de lui donner : Tespérance éternelle.

Il s'est élancM» vers sa fiancée à travers l'onibn mort et le spcMtre s'est évanoui.

l/honmie possédait la lil>erté; il avait eml vie.

Kxpie maintenant ta gloire, ô Prométliëe!

Ton cœur dévoré sans cesse ne peut mourir; c'est ton vautour et c'est Jupiter qui mourront.

Un jour nous nous éveillerons enfin des rêves pénibles d'une vie tourmentée, Tœuvre de notre épreuve sera finie, nous serons assez forts contre la douleur pouTjij être immortels.

Alors nous vivrons en Dieu d'une plus abondante vie, et nous descendrons dans ses œuvres avec la lumière de sa pensée, nous serons emportés dans Tinfîni par le souffle de son amour.

Nous serons sans doute les aînés d'une race nouvelle; les anges des hommes à venir.

Messagers célestes, nous voguerons dans rinunensité et les étoiles seront nos blanches nacelles.

Nous nous transformerons en douces visions pour reposer les yeux qui pleurent; nous cueillerons des lis rayonnants dans des prairies inconnues, et nous en secouerons la rosée sur la terre.

Nous toucherons la paupière de l'enfant qui s'endort et nous réjouirons doucement le cœur de sa mère au spectacle de la beauté de son fils bien-aimé.

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