UNE PROPHÉTIE Et DIVERSES PENSÉES DE I^AtÂCELSE
toujours voilée ne prononce jamais des oracles sans mystères, et c'est d'elle, assure-t-on, que nous vienl l'astrologie. Dieu aveugle les yeux et endurcit le cœur de ceux qu'il a promis à sa vengeance, car il ne veut plus les sauver.
En finissant cette préface je prie tous ceux qui me liront d'interpréter simplement mes paroles et de ne pas chercher de personnalités sous mes emblèmes.
Qu'ils tiennent leur esprit libre de toute pensée de haine, de crainte ou d'envie. L'événement frappera juste el alors se reconnaîtra qui voudra.
J(î sais que beaucoup d'autres ont travaillé dans le même sens, je ne méprise ni leur science ni leurs efforts, je les encourage au contraire. Je vois la mort planer sur beaucoup d'institutions monastiques; mais si les hommes voulaient être sages et se retourner vers Dieu, il est miséricordieux et bon et se laisse fléchir par la persévérance des prières.
Nous n attribuons pas aux astres une puissance fatale, ils nous poussent par leur influence, mais si le maître veut, il peut seul tout détourner et tout changer. Josué a prié et le soleil s'est arrêté pour lui laisser achever sa victoire. Ézéeliiiïs a prié et l'ombre s'est arrêtée sur son cadran solaire. Élie a prié et le ciel s'est fermé. La prière continuelle* du juste est toute-puissante. Ceux donc qui voudront conjurer la menace n'ont qu'à se repentir, a prier, à vivre sagement et sobrement. Dieu notre père nous en fasse la grâce par son Fils bien-aimé et dans son Esprit saint. Amen.
UNE PROPHÉTIE ET DIVERSES PENSÉES DE PARACELSE. tS85
A la suite de cette préface commence une série de figures.
La première représente deux meules de moulin, les doux forces de l'État, la populaire et raristocratique; mais la meule populaire est traversée par un serpent qui a un faisceau de verges à la gueule, une main armée d'une épée sort d'un nuage et semble diriger ce serpent qui renverse la meule et la fait tomber sur l'autre.
La seconde ligure représente un arbrt^ mort dont les fruits sont des fleurs de lys et le texte annonce IVxil à la famille dont les lys sont l'emblèntc.
Plus loin la meule populaire tombe sur une couronne et la brise.
Plus loin on voit un évêque plongé dans l'eau et entouré de lances qui r<nnpêcheiit <le gagner le rivage. Dans le texte il est dit :
« Tu es sorti de tes limites, maintenant tu demandes la terre et elle ne te sera point rendue. »
Puis on voit un aigle planant sur le Bosphon^ où le sultan semble si"! noyer, et cet aighî n'est pas à deux tètes, il n'est pas noir, ce qui exclut la Russie <^t l'Autriche.
Il ne serait peut-elri» pas prudent a Theure qu'il (»st de publier le reste. Les curieux |>ourr()iit consulter le livnî latin imprimé sous le litrt> de Prognosticatio eximii docioris Theophrasli Paracelsi (|ui doit se trouver dans les bibliothèques publiqu<'s.
Nous en possédons deux exem|>laires, Tun manuscrit et l'autre photographié d'a|»rès un exeni|ïlaire imprimé
LA GÉNÉRATION DES PSPRJTS PE L'AI|l (1).
Lémures gigniintur per deperditiones aestatieas spermatis (H snnguinis mensirualis.
Siiiil l'phemeri et maximi morlales. Constant aere coagnlato in vnporc saiigiiinis vel s|>ermatis, et quasi bullà qurtî si Torro frangalur périt anima imperfecta lemunim.
Qn«nmt sim|)li(vs et credulos, fugiunt autem et doctos et ineplos insolentes ebriosos, etc.
Timitti sunt et fugilivi sicul aves cœli et semper mon relbrmidant, quia huila aeris est vita eorum et statu fecile (H>rnnnpilur.
(PlRAGGLSE.)