PHILOSOPHIE HERMÉTIQUE
Mais ce ternaire est multiplié par le quaternaire : « Et ecce al9s quatuor avis super dorsum ejus. »
Quatre ailes font aussi deux oiseaux qui sont les colombes de Diane, et elles excitent le léopard à se battre contre Tours ou le dragon.
Le léopard de Daniel avait aussi quatre têtes, par lesquelles il faut comprendre les quatre couleurs ou apparences élémentaires, qui sont le bleu, le jaune, le blanc et le rouge.
a Et potestas data est ci super caeteras bestias, » sur le lion et sur Tours pour les vaincre, les percer et faire couler leur sang glutineuxet niercuriel.
Et alors, comme synthèse des trois antres, naîtra le quatrième animal dont la naissance est formidable, e^r il 6*élève alors une fumée capable de vous donner la mort. Cette quatrième bête a des dents de fer et dix cornes, car elle possède la vertu de tous les nombres appliqués aux métaux, et du niilien de ces cornes s'élève une autre [petite corne qui parle et qui révèle de grandes choses. Une celui-là les comprenne à qui Tintelligence est donnée.
L*© est placé en Géburah par transposition, et le règne de Tiphercth est attribué à o^ , parce que Tun fait la conquête de Tautre et parce que Mars est le soldat du soleil. Mais chaque Séphire a sa décade, et le Kether de Tor est
aAgh mezareph. &15
ce précieux cro que le Cantique (V, 11) rapporte à la tête de Choemah. Or mystérieux et caché, dont le nom s'explique parChesed; car Tor vient de Taquilon et reçoit sa forme dans le Midi. Son Tiphereth c'est l'or du trône, et son Malchuth est le trône de Tor; il est aussi appelé la coupe d'or (Job, XXVllI, 17); couronne d'or {Ps. XXI, 4); vase d'or (Cantic. V, 15); or renfermé {IReg. VI), etc..
Giesi nrPîf, le serviteur d'Elisée, est le type des scrutateurs profanes de la nature, qui creusent les vallées et ne montent jamais sur les hauts lieux, aussi travaillentils en vain et sont-ils pour jamais esclaves; ils abondent en systèmes pour enchaîner et vendre Joseph, le fils préféré de Jacob, dont la génération a élé le miracle de la nature; mais pour accomplir un tel miracle, il faut les vertus d'Israël ou d'Elisée ; et de tels aveugles ne peuvent rien vivifier, eux qui sont morts.
Ce sont des trompeurs, des avares et des menteurs, des raconteurs de ce que font les autres (II Reg. VllI, û, 5), et au lieu de richesse, ils acquièrent la lèpre, le mépris et la pauvreté (II Reg. V, 27); car le nom de Giesi et la parole Sn , qui signifie profane , ont le même nombre.
&16 PHILOdÔPtaiS ttEftViTiQCE.
Jind3 $ dans la science des minéraux.
Ce principe se réfère à Binah à cause de sa chaleur, et dans la décade de Binah, il est représenté par géburah ou ©, nommé Charuz, dont le nombre réduit est 7 Ç.
I/arcane de la science doit être Charuz, c'est -a-dirt^ un © déterré avant sa parfaite cuisson. Celui-ci est le 4 qui donne hi couleur ignée pénétrante et changeant les métaux impurs, tels que ^ avec © (1) {Deui. X\IX, 23 1 $ avec A pleuvant sur les impies, c'est-à-dire hs métaux immondes (Psal. XI, 6).
Tu dois excaver ce $ ; excave-le donc des V et tu obtiendras du A de V.
Si ton sentier est droit devant le Seigneur, le cy» surnagera sur y (II Reg, \1, 6). Va donc au Jourdain avei^ Elisée.
>Iais qui racontera le géburah du Seigneur ? {Ps. C VI , 2. > Plusieurs cherchent d'autres $ , mais celui qui est enlre dans Tenclos des sentiers réservés {Ps. V, 2) aura la vraie intelligence, car les 5 de ToDet du g , dont Testraction est enseignée par plusieurs, est facile; ainsi de © du r^ du ? et de ô , lesfjuels après les tonnerres sonl rcrueillis par la lessive au moyen d'un A changé en %"" rouge, par le 'mélange du vif-aif:ent baniide.
(I) £|)urant les métaux comme rantimoine UAi Tor.
l,-.ô n.yM.citîo du tcinpit; de Salonion .
h^ éij
fn r U—r^rrf^ P^n.
La slalue melalliquc suivant le Prophète Daniel
ASCII MEZAREPH. &17
Us sont la vraie teinture de la lune : «c Hoc est thesaunis desiderabilis et oleum in habita-oulo sapientis. » {Ps. XXI, 20)
Dans la kabbale naturelle nn, hod est le règne de Tairain — cuivre — laiton.
Sa couleur est presque dorée, mais tire plutôt d'un côté sur le feu, de Tautre sur le vert, chaleur et végétation, mais la lumière synthétique lui manque.
Le nom de Tairain et celui du serpent ont le même nombre. (]'est pour cela que le serpent d airain de Mois est Temblème du règne androg> ne de ft , les in^uments dliarmonie et les vases du parvis sacré sont d*airain, le nom du serpent vm sert de racine à celui de onpna, enchantemejits. Si donc lu veux pénétrer les mystères, sache comprendre la décade séphirique de Hod, car diaque métal a la sienne a Tinstar de chaque séphire.
Dans le prophète Daniel, au songe de Nabuchodonosor, on voit une statue métallique dont la tcle est d'or, mais les picMis sont de fer mêlé ù de Targile. Tu dois ainsi ouvrir la terre philusophi<iue avec la lance de Mars, et tu pourras asseoii* les colonnes qui portent la couronne d'or.
C'est là cet or létragrammatiquc du gi*and-prêtre
hiS PH1L080PHIB HERMÉTIQUE.
Aaron, cet or fusible qui doit être réduit en poussière et jeté dans les eaux {Eœod. XXXII, 5*20). Tu verras ensuite d'autres espèces d'or s'entre-suivre. D'abord Tor simple, et pour ainsi dire nu, ani, c'est-à-dire le © non encore entièrement sorti de sa marcassite humide et non desséché par la violence du feu, sortant vivant des eaux, de couleur tantôt noire, tantôt jaune, souvent même couleur de pavot, puis rétrogradant de soi-même et se replongeant dans le bain de sa nativité : on peut rappeler KaMm, c'est-à-dire l'or de la captivité, parce qu'il est encore ressente dans sa prison où il jeûne pendant (piarante jours i'[ quarante nuits, en sorte que tu ne sais ce qu'il est devenu [Eœod. XXX, i). Alors il semble inerte et indiflerent à l'opération du dehors, mais vient le moment où il est comme meurtri et tué; il meurt comme s'il était égorgé, puisse putréfie et devient un cadavre noir; là il subit le jugement de l'épreuve, et les écorces, c'est-à-dire les déuions ou les scories, exercent leur empire sur lui. Il passe par le cercle entier des 42 lettres, puis il devient d'une couleur cendrée dans un temps que les 22 lettres détermintMit : il est (ait TâiKam, car il peut déjà fournir la teinture, non pas encore de l'or, mais de l'argent. Conunent ensuite l'argent se change, comment l'or se lYvèle par son vêtement rouge, tu j>eux le voir en Job ^Wll, 24).
Lusse donc la pourpre s'étendre sur iMc, qui est le \) philosoplii(|ue, cVst-à-dire Tor blanc; car de celui-là tu obtiendras l'argent, si tu le laisses dans sa blancheur; emploie a*Vna des tonvnts d'eau métallique et tu auras Tilt; tu as déjà le nombi^ s;icré du nom frnu, laréalisatkm;
ASCII MKXAREPII. A19
après vingl ot un jours de travail, tu possèdes le fruit tie ton onivre. Si lu veux ouvrir Ion tréso^ ouvre -le, il te doiuiera de Targeut eonune des pierres (I lîeg. \, 27). Mais si tu attends davantage, et que lu laisses mûrir le \j au teu, lu auras lor parfait d'Ophir.
L'or sommeille dans Toeéim des sages, et, pendant le temps de son sommeil, Sauison frappe et dé|>ouille les trente Philistins pour donner lem'S vêtements aux (compagnons infidèles, e'esl-à-dire aux métaux imparfaits.
Alors se forme eette forée aiguë el pénétrante qui, s*»lon Jol), doit s'étendre sur Targile avee la toute-pm'ssîHiee de l'auréilé : « Kt fervere faeiet veluli ollam |)rofundam, » le bassin des eaux nu'talliques épaissc^s et vis- (pieuses, « ponet ut vas |)igmenti, post illud lueere faeiet semitam.»^
BtMii soit le nom glorieux du règne éU^rnel ! maintenant, et de sièeleen sièeleî
J'ai éerit ees (*hoses selon la mesuiv de mon intelligence, paive qu'en eluTchant les n»mè<les aux maladies des honuni's, j'ai trouvé le seeret de la guérison de toutes les 4*nV.)lun*s.
(> qui m'y |M)rta était un texte du Sohar sur Ic8 devoirs d'un médeein, nix il me semblait voir un ordro pour moi de ne |N)int m'arrèter dans mes reeherches jusqu'à ee que j'eusse trouvé la médecine |mrfaite. Voici les paroles. Il est écrit au /Jedl.t.WXlI, 10) : « Causas^H plicabitet intelligent facitM <'um.» Il est donc dans Tordl (|ur riionune [uu vienne à la vérité quand il la rherd
&20 PHILOSOPHIE HRRHÉTIOUE.
el les écorces mêmes de Teneur sont au senire de son travail et de sa bonne volonté.
loi finissait le nianuserit du médecin de Kartane. Quel était ce inédei^in? Nous n'avons pu en rien apprendre jusqu'à ce jour.
Seulement, et il y a longtemps de cela, un marchand isi'aélite me raconta avoir entendu de son père que de son temps vivait un médecin qui, au seiil aspect du malade, déclarait sur-le-champ s'il vivrait ou mourr.iit. Il avait la réputation d'un homme jusle, vrai, craignant le péché. Lorsqu'un de ses (îlients ne pouvait pas se piwurer les méilicaments nécessaires, il y suppléait tlo s;i propre hourse, cl il n'y avait pas au monde un lionuiie plus savant. Le marchand ajouta : H a écrit un livre sur les choses les [dus cachées, et ce livre est certainement entre mes mains, parce que je Tai eu de rhérilajre do mon père. Toutes les paroles de ce livn^ sont caoh«Vs dans les arcanes de la loi, et il n'est |>ermis de le coniprendn* qu'à ceux qui sont exempts de péché.
Rabbi Kléazar répondit : Si tu as (t livn^ avec toi. pr}le-le moi. Et il répondit : Je le ferai, pourvu que tu v«Hiill(*s me montrer celui de la sainte lamp«\ Kt nous nous acM'ordâmes, dit Rahhi Éléazar.
Ce livre fut entre nos mains pendant douze mois, «»l nous y avons trouvé de sublimes lumières. Béni s^iit le l)i(»u <le miséricorde* qui donne aux hommes riiitelli^ence de la sn|>réme sajresse 1
Ile livre, cjiii sc^miilo imir lou ;i oîr m<^rvN^k' |vn ti^x riipisti'S. A la siiilc ilr i^i^li* lin ivimîs c^voi^v <n^ïinxi\>^ iIi^ nombreux frapinoiits «In i^opjks iIo roM\rc^>:i^ Kn >»^bM <i*;ilKMxl un (|ue nous iv^mlons roinino )o pinv iinpor-
tant :
nnûy
\j^ dans la kabbale iialun'll(\ se rii|)porte \\ lu Hit^emie. cïir siiree plomb est rondée l:i tern' nHHi)llii|ne, i|ni es! une |K)ussièreauriiëre.
;m fi ffi ^9 :;#•!*•• •» #•?■».!»» •»* .-iiii» fini**»-- ■• ifruf^
ftSS raiLOsomic ■ebméthice.
CD bas e^ UD cercle, et au-dessus quatre daleth« dont les angles coucoureot dans un même point.
PASSAGE REMARQl ABLB DE BASILE VALENTIN.
Véritablenienl le trésor des sages n'est pas For mondain, ni Fargent.
r.o nest ni le in«Tcurc, ni le soleil, ni lantimoiney le iiitre, le soufre, ni autre chose semblable.
A8CH Bll!XAllBI»n. &SS
Mais c*est iesprit de Tor, le mereui^e, qui esl appelé des philosophes, la pn^mière et seconde matière propre, et seule de sa nature et propriété. Or très pur oriental, nayant senti la force du Teu, surtout excellent, plus mou et aisé à fondre que l'or du vulgaire.
11 est le vrai mercure de l'or et lantimoine (1).
(f) AUiriDtlet qualités des corps, s*H est liquéfié, sa préparatioii a*6st astre qoa de le Inen laver et dissoudre par reau et le feu.
(Basile Valentin, Trmiié ie Vazoih^ p. (i.
Suivant Berselius, PaykuU ou Pat-KuU ayant fait de l'or pour Charles 111, laissa son secret au général Hamilton. Or, voici quel était ce secret, tot^ours suivant Berselius :
• Obtenir du sulfure d'antimoine par des voies détournées et par des moyens dont plusieurs sont contraires aux lois connues de la chimie, et le combiner avec deux poudres, dont l'une est du cinabre, qu'on bit bouillir trois fois dans de l'esprit de vin jusqu'à la volatilisation de ce liquide, et l'autre de l'oxyde ferrique ou safran de mars, obtenu par la combinaison du nitre avec la limaille defer.»
(BerieUtts, Chimie, t. VUl, p. 7).
Plusieurs chimistes ont avancé que la dissolution de plomb dans l'acide nitreux pouvait être décomposée par l'eau seule et former un magistère de fatame, comme cela arrive an bismuth. Cette précipitation doit être attribuée aux seb, et particulièrement à la sàénite contenue dans presque toulea les L ordinaires.
{Dictiîmnaire de chimie^ p. S67.)
62& PHILOSOPHIE HERMÉngiQfi.