CHAPITRE II
Agis en Dieu, c'est-à-dire avec vérité et justesse. Le sage trouve en Dieu la puissance de tous les sages.
Ne fais rien sans savoir toi-même pourquoi, et sache d'abord que les contraires se corrigent quand ils ne sont pas déiruils par les contraires.
La science est la connaissance de l'équilibre. Rends palpable le volatil pour t'en emparer, submerge le n^étal volant, sépare-le de la rouille qui le tue, faisen la prison non volatile du volatil que lu délivreras à volonté, il te servira et lu seras le maître du chaos. Tire quand tu voudras le rayon de son ombre. Fais jaillir la splendeur de son nuage sombre; Le soleil est caché dans la sombre rougeur, Abandonne ce voile au liquide rongeur.
Comme le feu caché dort dans la cendre vive. Ainsi sommeille et fuit Ulercure, ton convive; Sache le réveiller, le prendre, l'enchaîner. Et sur un siège enfin, doucement l'amener. Quand tu auras éteint le charbon de vie, réimbibe-le de son eau pendant les trente jours que tu sais, et le voilà roi couronné.
Tu sais que l'eau passe de l'air à la terre, et de la terre i l'air. Prépare ainsi ton eau philosophique, sépare-la doucement de sa terre rouge par évaporation et fais Timhihition avec précafîon et lenteur.
LES SEPT CHAPITRES D*HKRllte. tU
La gmisse de noire lerro est lumière ou feu, tem* on nitre, soufre ou air, et meri'ure ou eau. Ou en lira uim huile de pierre et une substance céi^ébnile eonlenant les deux mercures qui attirent les deux lumiiVcs et qui contiennent la vertu créatrice de tous les corps (i).
Ce mercure fixe le soufre philosophique, c'est-Mire la lumière astrale et la change en teinture; les deux foroes agissent Tune sur Tautre et se font Tempreinte gt^nëmtriœ en se repoussant.
Le vase philosophique est unique et toujours le ni(^maf c*est un œuf bien autre que celui de la \Hm\€i^ mais fait un peu sur ce modèle. Les quatre forces élémentairet doivent s*y conjoindre et agir simultanément.
Le feu est double, céleste et terrestre. Nou» ap|N;lun» ciel, le principe générateur actif, et terre, le prini;i|ie passif.
— Quel est le plas fort de ces deux ?
— C'est le troisième qui en résulta.
L*eau est dessus, le limon au milieu, b ti^rre au* dessous.
Le dragon traven»^.* ces trriis milieux; il mtmUi tk b terre noire et du lîrnon ^ dans Teau ÏAuwim.
Fixe b fuaiee de IV^au, bbn^rbii» le liuum H vivifie b terre morte, au rrKiyen du feti uMizUnir qui eM li; diiK solvant universel.
Tooles ks 9CÎef».ie« et Uni^^ le^ arl<^ tftîî Urtin \fritî^ ctps da» «e q^ieje vkm *V dfr«r« %iu\^ il faut mw '/nt^Ur
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Mortifier ou putréfier, exciter la génération, vivifier les esprits, purifier la matière, Timprégner de lumière astrale, voilà tout l'œuvre.
Il y a dans notre pierre quatre éléments qu'il faut opposer les uns aux autres, féconder les uns par les autres, allumer la terre, condenser Teau, fixer le feu dans le vase qui lui convient.
Notre instrument est une eau exaltée, une âme de Teau, qui dissout les éléments et nous donne le vrai soufre ou le vrai feu ; alors la noirceur cède, la mort s'en va et l'immortalité commence avec la sagesse (1).