‹ Le clergâe et le culte catholique en Bretagne pendant la râevolution: district de Dol (volume 2)Chapitre 37 sur 98 · Arch. dép., L, V. 1 R · texte numérisé non relu

Arch. dép., L, V. 1 R

tal. Nous vous le répétons encore aujourd'hui en sollicitant auprès de vous. Messieurs, la liberté de choisir un prêtre non assermenté et à nos frais. Cette faculté a été généralement accordée à toutes nos maisons; elle est entièrement conforme aux principes établis par l'acte constitutionnel de laisser à chacun les opinions religieuses libres. Si vous vous y refusez, à combien d'inconvénients nous exposez-vous? Le plus grand, Messieurs, serait sans doute celui de ne pouvoir donner autant de soins à nos malades par les absences continuelles et journalières que nous serions obligées de faire pour remplir les devoirs que la religion nous impose : le plus sensible serait de nous voir plus que jamais exposées aux injures de certaines gens malintentionnées; nous vous croyons trop judicieux pour vous refuser à nous accorder la grâce que nous demandons. En y déférant, ce sera un nouveau motif pour nous de redoubler nos soins au soulagement des pauvres malades qui nous sont confiés et de nous assurer de la reconnaissance respectueuse avec laquelle nous ne cesserons d'être, Messieurs, vos très humbles et très obéissantes servantes.

Jouquan, supérieure; de Bkllechère. hospitalière de Saint-Thomas-de-Villeneuve.

Registre de la municipalité.

10 juillet 1192. — [Le curé constitutionnel est invité à dire la messe et à prononcer un discours à l'occasion de la fête du 14 juillet, dite fête de la fédération, qui aura lieu à Dol en présence des délégués de toutes les gardes nationales du district. Un autel de la Patrie sera élevé sur le champ de foire.]

22 juillet. — Juhel. procureur de la commune, sur la représentation qui lui en a été faite par l'un des officiers municipaux que le vœu public était qu'il y eut des prières faites à Dieu pour conserver les moissons qui paraissent en danger par les pluies continuelles et l'intempérie de la saison, pour seconder le vœu public et le sien en particulier, il espère que

IUILLKT 1792

le conseil général, loin de se refuser à cet acte de religion y coopérera ainsi que toutes les âmes pieuses. Persuadé de son assentiment, il requiert avec confiance que M. le curé de cette ville soit prié d'annoncer au public, au prône de la grand'messe. qu'il sera fait à l'issue des vêpres des prières publiques suivant et conformément à l'usage pratiqué en pareilles circonstances et pendant le laps de temps que jugera à propos le conseil général ainsi que M. le curé constitutionnel.

[Les 15 et 16 juillet, élections de curés pour six paroisses.]

Paris, 18 juillet 1792, l'an quatrième de la Liberté1.

A MM. les administrateurs et procureur général syndic composant le directoire du département de VIsle-et- Vilaine.

Expose le sieur Jérôme Blanchet, capitaine du bataillon des vétérans de la garde nationale parisienne, demeurant à Paris, rue de Jouy, qu'il y a dix-huit mois que le sieur Guillot de Folleville, cy-devant curé de la ville de Dol, lui a fait une obligation d'une somme de 315 livres sur ce qui lui était dû à la caisse du district de Dol. Mais le sieur Guillot n'ayant point été payé depuis le 1er octobre dernier, l'exposant n'a pu l'être. Cependant le sieur Guillot n'a point quitté la France, il a été remplacé au 15 avril dernier, et il doit conformément aux décrets être payé jusqu'au dit jour de son remplacement.

Le procureur de l'exposant à Dol lui écrit que vous avez refusé d'ordonnancer le mandat expédié par le directoire du district pour le trimestre de janvier au profit dudit sieur Guillot : ce ne peut être que sur un faux exposé, et comme ce mandat est le gage de la créance de l'exposant, il pense que vous voudrez bien rendre au plus tôt justice en ordonnant ledit mandat pour qu'il soit acquitté par la caisse du district de Dol.

Blanchet.

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