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Mairie de Dol

274 AVKIL 1803

cloche qui lui est nécessaire pour l'exercice du culte, à condition de la replacer aussitôt l'installation du curé, dans la tour de l'ancienne cathédrale •.

Saint-Malo, 24 frimaire an XI (15 décembre 1802) 2.

Le sous-préfet au maire de Bol.

Le préfet et l'évêque s'étant concerté sur la manière d'appeler au culte catholique par le son des cloches, les dispositions suivantes ont été arrêtées :

1° h' Angélus sera sonné soir et matin ;

2° Les messes hautes et basses seront annoncées par quelques coups de cloche les jours ouvrables. Les dimanches et fêtes conservées, les messes basses seront annoncées de la même manière, et pour les grand'messes et vêpres les cloches seront sonnées à volée deux fois par intervalle d'une heure;

3° Les saluts du Saint-Sacrement seront annoncés par une seule volée, ainsi que les offices qui pourraient être demandés par des particuliers;

4° L'on pourra sonner pour les enterrements et les services des personnes au-dessus de 7 ans et pour les baptêmes dans les campagnes. L'on pourra même frapper quelques coups de cloches pour les baptêmes dans les villes;

5° Chaque fois que l'on sonnera, l'on ne pourra le faire pendant plus d'un quart d'heure et il ne sera permis de sonner dans aucune circonstance non indiquée ci-dessus sans ma permission dans le chef-lieu et celle des maires dans les autres

lieux, et il m'en sera rendu compte.

Boullet.

8 floréal an XI (28 avril 1803). — Le conseil municipal, etc., considérant : 1° que la ci-devant église cathédrale que le conseil destine comme l'édifice seul convenable à la célébration du culte est dans l'état le plus urgent de grandes réparations,

1, 2. Mairie de Dol.

ainsi qu'il résulte du procès-verbal rapporté par les commissaires délégués à cet effet, lequel en fait monter le prix à une somme de 9,424 fr. seulement pour celles urgentes et indispensables ; 2° que le ci-devant presbytère de la commune a été aliéné au bénéfice de l'Etat, et qu'il n'existe plus de maison dont la commune puisse disposer pour le logement du curé ; 3° que les revenus actuels, etc..

Décide d'établir un octroi de 5 fr. par hectolitre de vin et de 0 fr. 50 par hectolitre de cidre et de bière, et de 0 fr. 50 par chaque 7 litres d'eau-de-vie et liqueurs.

[La municipalité, le 20 pluviôse an XIII, se plaignait amèrement que des formalités administratives interminables empêchaient depuis deux ans l'homologation de leur tarif d'octroi et par suite la privait des ressources qui lui permettraient de faire les réparations dont la cathédrale avait si grand besoin.

Cet octroi fut enfin autorisé par un règlement préfectoral du 20 ventôse an XIII (11 mars 1805), mais parvenu à la municipalité longtemps après, il n'a pu être établi qu'au commencement de prairial.]

Dol, 20 floréal an XI (10 mai 1803).

Le maire de Dol au citoyen sous-préfet.

... Ci-joint une pétition au préfet que je vous prie de vouloir bien appuyer.

Au citoyen préfet du département.

Nous prenons la liberté de vous observer que l'église cathédrale, seul édifice dans cette commune qui puisse convenir à la célébration du culte, a servi d'écurie à un corps de cavalerie, principalement le chœur de cette église, pavé en marbre, ce qui l'a brisé en beaucoup d'endroits ; qu'ensuite elle servit d'entrepôt et de magasin à blé versé pour contributions en nature pendant près de deux ans; que des étrangers préposés à

cette régie, munis d'ordres, s'emparèrent de cette église et la dévastèrent; qu'ils employèrent les boisures des chapelles pour établir des magasins particuliers, renfermer la partie du chœur afin de dérober au public la vue et le mélange de leurs farines ; que les vitrages de cette église où ils jouaient tous les jours à la paume se ressentirent beaucoup de ces jeux; que la table du maître-autel disparut dans ce temps; que les planchers viciés et pourris de la sacristie qui leur servait de bureau et de poulailler datent aussi de ce temps ; que sous tous ces points de vue il paraîtrait juste que le gouvernement vint au secours des habitants de cette ville et commune de Dol pour les réparations à faire à cet édifice, le plus beau de la ci-devant Bretagne et qui milite avec ce qu'il y a de plus rare en France dans cet ordre d'architecture.

Les pertes énormes que ce pays a souffertes pendant la Révolution, tant par la famine, la guerre, l'armée de la Vendée, les chouans, que par la suppression de tous ses établissements quelconques, la privation de plus de cinq cent mille livres de rentes consommées dans le pays et qui se portent actuellement ailleurs, attachées aux évêché, chapitre, vicariats, chapelles, chapitre obiterie, abbayes voisines, couvents, collège, séminaire, etc., sont un titre suffisant pour solliciter avec raison les grâces du gouvernement, etc..

Saint-Malo, 14 prairial an XI (3 juin 1803) '.

Le sous-préfet de l'arrondissement de Saint-Malo au tnaire de Dol.

Citoyen maire,

Je vous adresse les certificats d'amnistie pour qu'après l'enregistrement sur votre registre d'ordre, vous les remettiez aux dénommés ci-après :

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