‹ Le clergâe et le culte catholique en Bretagne pendant la râevolution: district de Dol (volume 2)Chapitre 78 sur 98 · Mairie de Dol · texte numérisé non relu

Mairie de Dol

Modèle.

Le..., etc., nous..., maire, etc..., déclarons nous être transporté chez J.-F.-T. Dupuy. prêtre, demeurant en cette commune, prévenu d'émigration..., lequel nous a déclaré qu'il désire obtenir un certificat d'amnistie conformément, etc., qu'il n'a obtenu des puissances étrangères aucuns titres, places, décorations, mais qu'il a obtenu du gouvernement anglais un traitement à titre de secours auquel il renonce; nous avons, en conséquence de la déclaration ci-dessus, reçu son serment d'être fidèle au gouvernement établi par la constitution, et de n'entretenir, directement ni indirectement, aucune liaison ni correspondance avec les ennemis de l'Etat, et a signé avec nous.

7 brumaire an XI (29 octobre 1802) ».

[Les citoyens .lean-François-Toussaint Dupuy et Jean -Vincent Marie, prêtres, demandent la liquidation de leur pension, le premier comme obitier titulaire de Notre-Dame de Dol, le deuxième comme directeur du ci-devant séminaire.]

11 frimaire an XI (2 décembre 1802) 2.

Monsieur le maire de Dol, veuillez bien prévenir les chefs du clergé de votre commune que le préfet, sur ma demande, m'a autorisé à permettre provisoirement le son des cloches pour les oflices, en attendant le règlement général dont il s'occupera aussitôt que l'évêque lui aura remis ses propositions.

BOULLET.

1, 2. Mairie de Dol.

Dol, 12 frimaire an XI.

Le maire de Dol à MM. Ihimargaro, Veron et Marie, prêtres.

Je suis chargé par le sous-préfet de cet arrondissement de vous prévenir que sur ma demande le préfet vous autorise provisoirement, et en attendant le règlement général, à annoncer par le son des cloches les différentes heures des offices usitées jusqu'à présent.

Dol, 22 frimaire an XI (13 décembre 1802) *.

Citoyens.

La liberté que vous nous avez laissée de sonner la cloche pour annoncer l'heure de nos offices, loin d'être un avantage, deviendrait plutôt une charge réelle pour le prix que nous serions obligés de donner pour cet objet. D'ailleurs, les cloches ont ordinairement pour but d'appeler dans l'endroit même où elles sonnent: il paraîtrait donc plus dans l'ordre de pouvoir convoquer le public par un son qui partirait du lieu même où il a coutume de se rassembler.

C'est pour ces deux raisons, citoyens, que nous vous prions de vouloir bien nous autoriser à transporter dans l'église des ci-devant Carmes une cloche qu'on assure exister dans le bas d'une des tours de la cathédrale. Nous nous engagerons à la remettre à sa place aussitôt que cette église sera délivrée pour le service du culte.

Je vous salue avec bien du respect, citoyens.

DUMARGARO,

Prêtre, curé d'office pour la ville de Dol.

Dudit jour répondu au citoyen Dumargaro qu'il pouvait se faire remettre par le citoyen Desoindre, gardien du temple, la

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