‹ Le clergâe et le culte catholique en Bretagne pendant la râevolution: district de Dol (volume 2)Chapitre 81 sur 98 · Lettre du maire au sous préfet · texte numérisé non relu

Lettre du maire au sous préfet

appartements du ci-devant évêché pour contribuer au rétablissement des autels de la nouvelle paroisse. Je vous prie encore détendre la même mesure à ce qui pourrait se trouver de convenable dans l'ancienne église du ci-devant séminaire.

Dol, 5 fructidor an XII (21 août 1803). Le maire de Dol à M. le sous-préfet de Saint-Malo.

Je vous remets l'état demandé par votre lettre du 30 thermidor dernier, vous donnant les noms des églises et chapelles existant dans l'étendue de cette commune, tant de celles servant actuellement au culte que de celles qui y ont précédemment servi.

L'ancienne église cathédrale de Dol, à Dol. — Le culte catholique s'y exerce depuis plus d'un an. — Elle a remplacé l'ancienne église paroissiale.

L'église Notre-Dame de Dol, à Dol. — Sert de magasin. — A été affermée par le domaine et est réclamée par la commune.

L'ancienne église des Bénédictines, à Dol. — Fait partie de la caserne. — Est en ruine.

L'ancienne église des Carmes, à Dol. — Ne sert plus au culte depuis plus d'un an. — On est occupé à la démolir pour y bâtir une maison.

L'ancienne église du séminaire, à Dol, section de l'Abbaye. — Sert au culte — C'est la chapelle de l'hospice.

L'église de Carfantain. à Dol, section de Carfantain. — Sert au culte. — C'est la succursale de Carfantain qui deviendra chapelle si l'on fait les réunions de succursales décrétées par l'empereur.

Dol, 18 germinal an XlIIe (8 avril 1805). Le maire de Dol au citoyen sous-préfet. Les maisons réclamées par les filles de la Sagesse sont celles

cédées à l'hospice par arrêté du préfet du 5 ventôse an IX. Elles sont situées rue de la République de cette ville et en passable état. L'hospice les a affermées le 8 germinal suivant pour la somme annuelle de 230 fr. au citoyen François Chauvin qui les occupe.

Comme l'intention du préfet paraît être d'établir des bureaux de bienfaisance et que ces bureaux soient autant que possible secondés par des sœurs ou dames de charité, je crois qu'on doit saisir l'occasion qui se présente de coopérer à ses vues ; il me semble donc qu'on doit accueillir la demande des réclamantes et que leur rappel dans le pays, qu'elles n'ont quitté que par suite des tourmentes révolutionnaires, ne peut que lui être infiniment utile sous plusieurs rapports.

Mémoire des pertes que la ville et commune de Dol a essuyées depuis la Révolution française, sans en avoir été dèdoynmagèe par aucun bienfait ou établissement quelconque, si ce n'est une administration et un tribunal de district qu'on s'est bientôt empressé de lui enlever et un tribunal de police correctionnelle qu'on lui a été pour le transférer à Mont fort 1 .'

Art. 1er. — On se ressouvient qu'il était dû par l'ex-trésor royal à la ville de Dol une très ancienne rente de 70 à 80 fr. par an qu'on prétend même avoir été originairement de 100 à 120 fr., mais réduite en différents temps par des retenues et suppressions à 70 ou 80 fr.

L'armée vendéenne qui séjourna onze jours à Dol au mois de brumaire an II détruisit presque tous les titres de la ville, soit pour faire des cartouches et des gargousses, soit en les brûlant et les foulant aux pieds par les appartements et les escaliers de l'ex-évêché. Après le départ de cette armée, le général Tribout donna ordre de faire balayer, nettoyer et fumer la maison et de jeter tout ce qui provenait de ce balayage par les fenêtres, sans qu'on fût à lieu d'en faire aucun triage, les administrateurs n'étant point sur les lieux. On ne peut donner

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