Art'h. mun. de Sens
ne se renouvellerait pas dans mon arrondissement si mes collègues se déterminaient enfin à la faire cesser dans le lenr.
Cette infraction à la loi a encore lien dans presque tons les cantons ruraux et si dans quelques uns de ceux qui m'entourent elle a cessé dans quelques communes, elle existe encore dans les autres; tachez citoyens de remédier sans délai a cet abus, s'il subsistait, peut-être ne tarderais-je pas a avoir la douleur de le voir se renouveler encore dans mon arrondissement.
21 floréal an VII 13 mai 1799).
Nouvelles plaintes et gémissements de Rimasson au sujet du son des cloches qui persiste à se faire entendre ; il adresse la circulaire suivante aux ministres du culte catholique de son canton :
« Vous trouverez ci après, citoyen, copie de la loi du 22 germinal an IV au bulletin n° 40, j'aime a croire (pie vous n'hésiterez pas à vous y conformer et que dans aucuns temps vous ne vous exposerez a provoquer contre vous ses rigueurs. Je vous crois trop ami de votre pays pour enfreindre ses lois et trop honnête homme pour devenir parjure » *.
Le citoyen Frèbaut ministre du culte catholique à Sens au commissaire près le canton de Sens.
Citoyen,
Lundi dernier 13 mai 1799, le 24 floréal an VII de la république, le citoyen Gilles. Rabel adjoint me remit a huit heures et demie 33 secondes une lettre en date du 21 floréal an Vil de la république signée Rimasson comre du Caon de Sens. Citoyen ! qu'il est doux, qu'il est flatteur pour nous ministre du culte catholique de nous voir traiter dans cette dernière d'amis de notre pays et d'honnêtes hommes, vous qui dans votre première lettre du 4 frimaire an 7 nous traitiez si légèrement de monstres, de hideux fanatiques, d'infâmes superstitieux qui devions tous, disiez vous, expirer sous les coups de votre