Archives de la Mairie de Sens
COMMUNE DE V1EUXVY
Population en 1792 1,148 h.
— en 1902 1,413 h.
NOTICE
Louis Chevalier, recteur de Vieuxvy, 6 juin 1181. Préside l'assemblée des électeurs de sa paroisse, 4 mars 1190. Refuse de prêter serment et pour obéir aux ordres du département, quitte la commune et se rend à Rennes prendre domicile à la Fleur de Lys, rue Rêver diais, 30 mai
Joseph Billon, son vicaire, lui aussi refuse le serment, quitte Vieuxvy pour se rendre à Saint-Aubin-du-Cormier, 22 mars 1192, puis va à Rennes ou il loge Porte Saint- François, maison Gardais, le /'"' mai.
N'ayant été enfer m es ni à Sa int-Me laine, ni à la Trinité, nous ne savons ce qu'ils de viennent. Le 2 juillet 1195, ils signent au directoire du département rengagement « de vivre sou mis aux lois purement civiles de la république. » M. IMllon .mourut à 65 ans à l'Hermitage, dont il était recteur depuis 1803, le 21 mars 1822, entre les bras de sa vieille mère âgée de 88 ans, venue de Saint- Aubin -du- Cormier pour lui fermer les yeux. Il était né à Saint-Jeansur-Couesnon de Jean Billon et de Jeanne Henry.
André Itoulry, ancien recteur démissionnaire, âgé de 73 ans, étant insermenté, dut aussi quitter Vieuxvy et se rendre à Hennés; il fut d'abord enfermé à la Trinité, puis à l'hospice Saint-Méen. Le 25 juin 1198, il habitait Vitré, chez M Buron, sa parente, dit M. Guiilotin de Corson.
♦Jean-Michel-Aiine-Pierre Fauvelais, 25 ans, vicaire de Su/ni-Murd-le-Blanc, nommé le /."> décembre 1191 par le district curé provisoire de Vieuxvy, est confirmé dans ce poste par les électeurs le 1er avril 1192 et en prend
possession le 22. Abdique ses fonctions sacerdotales le 9 mars 119k et perd celle d'officier public la semaine suivante. Il était né à Saint-Ouen-des-Alleuœ le 3 mars 1161 de Pierre Fan relais et de Anne Mardelê, et épousa à Vieuœvy même, le 25 pluviôse an 11(13 février 119k), une jeune fille de Saint-Mard-Ic-Blanc, de- deux années plus jeune que lui, Mlle Pautonnier, fille de Gilles Pautonnier et de Anne Lan tin. Un des témoins à son mariage était le curé de Gahard, Petitpain.
Le 18 juillet 1198, Auguste Delaunay, « ministre du culte à Vieuœvy, » demande la place d'instituteur. Sa demande est bien accueillie et il exerce ces doubles fonctions jusqu'en 1803, époque à laquelle fut en exercice, pendant très peu de temps d'ailleurs, M. Fissal, que remplaça l'ancien recteur, M. Louis Chevalier, Le 21 mai 1815, ce vénérable vieillard préside, ainsi qu'il l'a fait 25 ans auparavant, l'assemblée des électeurs de sa paroisse, pour l'élection d'une nouvelle municipalité. Décédé le ? mai 1818, à l'âge de 70 ans. Il était originaire de Melesse et fils de Louis Chevalier et de Perrine Prioult.
M. Jean Morin, vicaire de Louvigné-de-Bais, insermenté déporté, était originaire de Vieuœvy.
DOCUMENTS
Le présent registre contenant 496 rolles de grand papier pour servir a insérer les actes relatifs aux élections et aux délibérations de la paroisse de Vieuxvy sur Couesnon pour la présente année 1790 et les suivantes a été coté et paraphé par première et dernière feuille conformément aux décrets de l'Assemblée nationale des 18 et 20 janvier 1790 par nous missire Louis Chevalier président de l'assemblée des citoyens de la dite paroisse le neuvième mars 1790.
Chevalier président.
L'an 1790 le neuvième de mars aux huit heures du matin, nous habitants et citoyens actifs de la paroisse de Vieuxvy sur Couesnon, évêché de Rennes, province de Bretagne rassemblés au son de la cloche dans l'église d'icelle pour procéder conformément au décret de l'assemblée nationale et lettre patente du roi, a la formation de la municipalité de la dite paroisse aux fins de publication et affiche faites le 28 février dernier, et conformément a la délibération du corps administratif de la dite paroisse du 21 du même mois portant assignation a ces dits jour et heure, par laquelle vénérable et discret missire Louis Chevalier recteur de cette paroisse fut commis pour convoquer la présente et y expliquer aux citoyens assemblés les motifs sur lesquels ils avaient a délibérer.
Ayant de suite procédé par scrutin de liste a l'élection d'un président et d'un secrétaire, la pluralité relative des suffrages s'est réunie en faveur de vénérable et discret missire Louis Chevalier recteur, pour président, ayant obtenu 104 voix sur 120 votants, et de M. Joseph Billon curé de ladite paroisse pour secrétaire, ayant eu pour lui le même nombre de voix, lesquels ont prêté serinent de maintenir de tout leur pouvoir la constitution du royaume, d'être fidèles a la nation à la
loi et au roi. de choisir en leur âme et conscience les plus digues de la confiance publique H de remplir avec zèle et courage les fouet ions civiles et politiques qui pourraient leur être contiées.
80 mai 1790.
T. a municipalité, etc. Un membre a dit qu'il existait au chancel de cette église plusieurs endroits en indigence de réparation, que le grand autel, murs du chœur, vitrages et autres objets dépendant du dit chancel étaient pareillement susceptibles de réparations importantes et de conséquence, que le sieur Duvoisin prieur de Gahard était en cette qualité et comme décimateur des grosses dîmes de cette paroisse tenu a faire faire les dites réparations, que la révolution du moment et l'incertitude sur la solvabilité du dit sieur Duvoisin exigent de prendre les précautions nécessaires pour que le produit du revenu du dit abbé ne soit versé par ses fermiers entre ses mains et ne mettent les habitants de cette paroisse dans l'impossibilité de faire remplir au dit sr Duvoisin les charges qui lui incombent en conséquence, etc , que le dit Duvoisin soit mis hors d'état de se soustraire a ses obligations et que pour cet effet il fut mis des arrêts conservatoires aux mains de Michel Louis et de sa mère les fermiers généraux, et en celles de Christophe Hochet, principal fermier des dismes de cette paroisse.
20 juin 1790.
Le retard apporté a l'inventaire des titres et papiers de la fabrique de cette paroisse vient de ce que ces titres étaient épars et répandus sans ordre dans différents endroits sans clôture solide, que le coffre fort était de même sans attache ni fermeture propre a le mettre hors d'état d'être attaqué, que cependant il est urgent etc... en conséquence il sera fait travailler au plustôt par ouvriers compétents a l'emplacement du coffre-fort dans l'endroit qui lui est destiné et lui donner toute la solidité dont il est susceptible, et comme a cet effet il sera nécessaire qu'ouverture soit faite du dit coffre-fort, autorisons le dit Labbé a réclamer l'assistance du sr recteur de cette pa-
roisse, des deux trésoriers en charge et du procureur iiscal encore chargé des clefs.
9 janvier 1791, s'est présenté Mr Louis Chevalier recteur de cette paroisse qui jaloux de se conformer en tout au décret de l'assemblée nationale et particulièrement a l'article 22 du décret du 24 juillet dernier concernant la constitution civile du clergé et la fixation de son traitement, nous a ce jour présenté son mémoire de régie du tiers des dîmes novalles et charnages de cette paroisse dont il est titulaire ainsi que de son mémoire de dépense de récolte et pension dont il est grevé, dont cy copie.
1° 29 livres d'orge paumelle.
2° 05 bouesseaux de blé de seigle.
3° 2 — de froment rouge.
4° 15 sommes d'avoine.
5° 143 bouesseaux de blé-noir.
G0 5.385 serts de chanvre.
7° La dîme de charnage affermée 20 livres.
8° Les pailles.
Sur quoi il faut diminuer
1° 559 journées d'ouvriers a vingts sols 559 liv.
2° 120 livres pour charrois desdites dîmes 120
3° Dix livres pour la nourriture des ouvriers pour charrier les dixmes 10
4° Vingt livres pour ramasser la dixme de chanvre. 20
5° 350 livres pour la pension de M1' le curé 350
6° 300 livres pour la pension payée à mon résignant 300
Trois experts sont nommés pour de concert avec Mr Chevalier recteur mesurer et estimer la valeur des dits grains sur les prix des trois derniers marchés de Sens.
6 février 1791.
Le procureur de la commune a dit : Messieurs les tous notables, entre les fonctions confiées à vos soins une des principales est de veiller a la décence du culte divin et a l'entretien
du temple auguste que la piété de nos pères a érigé a l'être suprême dans notre canton; votre attachement à la religion sainte que nous professons tous, les sentiments de respect et de vénération qui nous y attache inviolablement me sont garant de ceux que vous allez manifester pour les réparations et changements que je vais exposer à l'assemblée. — [Suit le détail des réparations à faire.] — La vieille sacristie servant autrefois de chœur et le mauvais état des vitraux de cette église n'a pas échappé a vos regards, les écussons qui s'y trouvent placés en quelques endroits et dont la suppression a été décrétée par l'assemblée nationale, vont vous mettre a lieu de réparer le tout à la fois. L'enfeu placé dans ce chœur, du côté gauche et dont la propriété n'a point été réclamée ni prouvée par le ci-devant seigneur, devient encore conformément aux décrets un objet que vous devez abolir ainsi que tous autres intersignes honorifiques s'il s'en trouve.
Eh bien, Messieurs, je propose comme un moyen productif et avantageux pour cette fabrique qu'il soit permis aux différents habitants de cette paroisse ainsi que cela se pratique déjà dans des paroisses voisines, de placer dans cette église des chaises pour leur commodité moyennant qu'ils payeront chaque année une somme que vous fixerez. Par ce moyen les bancs d'attache proche les murs deviendront a la disposition des personnes que la modicité de fortune empêchera de se
pourvoir de chaises.
Julien Labbé.
A MrB les Administrateurs composant le départ1 d'îsle et Vilaine 1.
Messieurs,
La municipalité et les citoyens actifs de la paroisse de Vieuxvy sur Couesnon viennent chercher dans le patriotisme et les lumières qui vous caractérisent un azile contre les ennemis du bien public, ils viennent y réclamer l'exécution des décrets de notre auguste assemblée pour rétablir dans leur paroisse le calme et la tranquillité.