Mairie de Sens
Sens, 30 messidor an VI (18 juillet 1708).
Le secrétaire de V administration municipale du caon de Sens au citoyen Delaunay ministre du culte catholique à Vieuxvy.
Le compte a été fendu a l'administration citoyen, de l'engagement que vous ave/ pris d'encourager de tout votre pouvoir les institutions républicaines, en conduisant vos élèves aux fêtes nationales et décadaires: le commissaire du directoire exécutif, d'après la lettre du ministre de l'intérieur du 19 brumaire dernier, a observé que l'administration devant inviter les ministres des cultes a transférer leurs principales cérémonies religieuses aux décadis, elle avait le droit d'exiger qu'un instituteur public (et c'est sous cette dernière qualité qu'elle vous envisage) donna l'exemple de son amour pour ces sages institutions et que la meilleure preuve que vous pourriez donner serait la translation de vos principales cérémonies religieuses aux décadis. L'administration a cru devoir différer de répondre a votre pétition jusqu'à ce que vous n'ayez fait connaître votre détermination et consignée sur le registre au secrétariat, et me charge de vous instruire de sa décision.
Séance publique du 10 thermidor (28 juillet) '. — S'est présenté le citoyen Auguste Delaunay ministre du culte en la commune de Vieuxvy, «auquel a été donné lecture de l'arrêté pris dans la précédente séance. Interpellé par le président de répondre aux invitations qui lui sont faites de transférer ses principales cérémonies religieuses aux jours de décadis, a ledit Delaunay protesté de sa profonde soumission aux lois et de son amour pour les institutions républicaines, et déclaré qu'aussitôt qu'une loi exigerait la translation de ses principales cérémonies aux jours de décadis. il s'y conformerait en qualité de ministre: s'il croit devoir différer jusqu'à l'époque où elle pourra paraître, c'est qu'il a droit d'appréhender que la confiance de ses sectaires dont il désire être entouré tant pour la propagation des lionnes mœurs que des institutions républi-