‹ Le clergâe et le culte catholique en Bretagne pendant la râevolution: district de Dol (volume 3)Chapitre 124 sur 130 · Voir commune de Chauvigné, canton d'Antrain · texte numérisé non relu

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DOCUMENTS

Séance de la municipalité du 18 juillet 1700. — Monsieur Petitpain recteur de la paroisse de Gahard est nommé égailleur pour les rôles des louages vingtièmes et capitation.

Le conseil général de la commune déclare « nécessaires des réparations au chœur, au chanceau et a la couverture de l'église, réparations qui incombent à Mr Duvoisin ancien titulaire du prieuré; en conséquence il arrête que le sieur Jean Aubré procureur syndic formera des arrêts aux mains du fermier général du prieuré afin qu'il ne se dessaisisse d'aucune somme qu'il redoit ou pourrait devoir audit ci-devant titulaire jusqu'à ce que les dites réparations ne soient faites et reçues. » l

Du 18 novembre 1790. — Le corps municipal et le conseil général assemblés; Mr Perrussel étant chargé des titres et papiers de la seigneurie de Gahard est prié de les remettre aux mains du greffier de la municipalité savoir : 1° la soumission qu'a faite Mr l'abbé Duvoisin au privé conseil pour avoir la liberté de vendre les bois. 2° un autant de la procuration consentie par M1" Duvoisin pour vendre les bois. 3" l'acte de constitution de quatre mille livres que défunt Mp l'abbé de Larlan avait placées sur le clergé de France dont M1' Duvoisin les a reçues, l'intérêt depuis qu'il est prieur, 4° la requeste (pie M. de Larlan mit devant les Messieurs du parlement pour savoir ce qu'il devait faire des sept mille livres qu'il avait reçues des héritiers de Cosniac, 5° la transaction passée entre les héritiers de M. de Cosniac et Mr l'abbé de Larlan, 0° l'aveu que rendit M1' de Cosniac au roi. le marché de bois qu'a fait

1. les biens et revenus du prieuré de Gahard étaient loués à Jacques- Louis et Julienne Richer, à raison de 5,000 IV. par an. Les charges de M. Duvoisin consistaient en 1,050 livres de portion congrue aux recteur et vicaire de la paroisse. Les biens furent vendus, Le prieuré proprement dit ei ses dépendances le 6 avril L791, 23.300 livres, et le moulin du prieuré, dit Moulin Picquet aux Moines, le \ mai, pour 5,150 livres.

M' Perrussel avec les adjudicataires des bois du prieuré, la grosse de l'inventaire des papiers fait après le décès de Mr de Cosniac, la transaction passée entre M1 Duvoisin cl, les héritiers de M1' de Larlan.

Le directoire de Bol à celui du département.

25 janvier 1791.

Nous avons l'honneur de vous adresser un mandat de la somme de 1662 livres 10 s. pour les curé et vicaire de la paroisse de Gahard : quoique suivant l'article 8 du décret du 24 juillet dernier ils auraient pu attendre pour le surplus de leur traitement les six premiers mois de cette année nous avons cru devoir les liquider définitivement. On doit des considérations a des ecclésiastiques qui ont été les apôtres de la constitution et qui vont jurer d'y être fidèles.

Registre de la municipalité.

François Pierre Michel Petitpain curé de la paroisse de Gahard a déclaré au greffe de la municipalité qu'il est actuellement dans la disposition de prêter le serment exigé par le décret du 19 novembre dernier de l'assemblée nationale et de remplir cette formalité selon le texte de la loi. A. Gahard ce 4 février 1791.

Procès verbal de prestation de serment civique par le curé de la paroisse de Gahard en exécution du décret du 27 novembre 1790. les formalités observées tant au greffe de la municipalité que par devers M. le maire de ladite municipalité, le dimanche G février 1791 le dit décret publié le dimanche précédent, et convocation faite le même jour de la municipalité et du conseil général de la commune, a onze heures du matin en l'église de la commune et paroisse de Gahard. a l'issue de la grande messe paroissiale en présence du conseil général de la commune et des fidèles assemblés, M1' le curé de Gahard s'est présenté pour prêter le serment civique en exécution du

décret de l'assemblée nationale du 27 novembre 1790 sanctionné par le roi le 26. publié en celte municipalité le 30 de ce mois : après un discours dans le quel il a exprimé son attachement à la nouvelle constitution a prononcé à haute et intelligible voix et la main levée, le serment solennel de veiller avec soin sur les fidèles de sa paroisse confiés a ses soins, d'être fidèle à la nation, à la loi et au roi et de maintenir de tout son pouvoir la constitution décrétée par l'assemblée nationale et acceptée par le roi. Fait et arrêté le dit jour et an que ci dessus sous les seings ci après et en présence des soussignés... etc.

16 février 1791.

Le directoire de Dol à Mv Petitpqin curé de Gahard.

Dans le dernier mandat etc .. on savait vos dispositions relativement au serment prescrit par le décret du 26 novembre, nous nous étions empressés de vous expédier un mandat, nous avions l'espoir que Mr votre vicaire eut suivi votre exemple. Mais nous nous sommes trompés, le maire de votre paroisse nous atteste qu'il ne s'est pas soumis à la loi, il ne peut donc rien en attendre. Tout ce qui lui est dû à la rigueur est la somme de 87 livres 10 s. pour les trois derniers mois de 1790 a raison de 350 livres. Je vous en fis avant de partir l'observation, vous me promites que vous ne lui efïecturiez le paiement du surplus que d'après son serment que vous pensiez qu'il eut prêté. Je vous rappelle Mr votre promesse et je vous prie de l'accomplir, la loi ne doit rien à un citoyen qui ncs'y donne pas. Rétablissez donc à la recette de ce district la somme de 525 livres qui vous a été comptée par erreur et que vous ne devez pas même avoir en dépôt; je vous prie M 'de me répondre de la manière la plus précise et par voie sure.

Gahard 19 mars 1791.

A Monsieur Rontonatj procureur syndic du district de Don.

J'ai reçu votre lettre du 16 février dernier; avant d'y répondre j'ai cru devoir faire consulter pour savoir si faute de remplir la loi du serment civique un fonctionnaire public serait privé de son traitement décrété pour 1790.

La réponse d'un administrateur de Rennes et de ses collègues est qu'on leur payera 1° la moitié, c'est a dire pour les vicaires 350 livres, 2° qu'on attendra a leur payer l'autre moitié a l'expiration des six premiers mois de cette année en punition de leur opiniâtreté. Il parait par cette réponse qu'ils auront leur traitement en entier pour 1790. fondé sans doute sur ce que la loi portant la privation du traitement n'a eu pour objet que celui de la présente année.

Je ne me suis point dessaisi de ce que vous m'aviez confié, engagement sacré pris entre nous, la requeste que j'envoie, le prouve et l'atteste.

J'ai l'honneur d'être avec respect votre très humble et très

obéissant serviteur.

Petitpain curé de Gahard.

P. S. — J'ai pensé Mr que le directoire ne serait peut-être pas flatté qu'il fut fait mention dans ma requête de l'erreur où il est tombé. J'enferme en votre lettre le compte que j'ai a faire avec lui et ma requête comme a l'ordinaire. Je vous prie Mr de vous rappeler que je vous ai fourni ma quittance de décimes pour les derniers six mois 1789, c'était viron vers le mois de novembre dernier.

Pktitpain curé de Gahard.

Suite des délibérations de la municipalité. Le 3 avril 1791 deux commissaires sont nommés pour aile 1. Mairie de Dol.

assister a la vente des biens du prieuré de Gahard, vente qui aura lieu mercredi prochain à Dol à dix heures du matin.

Le 4 avril 1791 François Petitpain curé de la paroisse de Gahard s'est présenté au greffe de la municipalité de la dite paroisse : 1° Aux fins de requérir l'exécution de la loi contenant des articles additionnels sur la constitution civile du clergé décrétée du lundi 18 octobre 1790 publiée en la dite paroisse le 27 février de la présente année enregistrée au dit greffe le 4 avril de la même année, portant qu'en cas que le jardin des curés ne contiendrai! pas l'étendue d'un demi-arpent, mesure du roi, il sera pris sur le sol une quantité suffisante pour former un jardin d'un demi arpent d'étendue, mesure du roi, le jardin du dit curé n'étant point de l'étendue fixée par la loi.

2° Le dit curé déclare avant toute vente des biens nationaux situés en la paroisse et notamment avant la vente du prieuré de la dite paroisse, que le dit prieuré est une fondation chargée de cinq messes par semaine pour les services des quelles messes lui et ses prédécesseurs ont toujours et de temps immémorial touché la somme de 156 livres par an.

Le 7 avril le curé de la paroisse de Gahard s'est retiré au greffe de la municipalité [et a ditj , que la sacristie du prêtre étant le dépôt des vases sacrés, ornements, linge appartenant tant a l'église qu'à lui et a son vicaire, des deniers du rosaire, principalement des registres de la paroisse, du moins du courant et dont le curé répond personnellement, il requiert comme bienveillant et comme intéressé lui même que Mr le juge de paix ou a son défaut la dite municipalité fasse condamner la porte qui donne sur le prieuré ou y fasse mettre le scélé, qu'elle ordonne au trésorier en charge de faire mettre une serrure ou loquet à la porte qui communique au sanctuaire à l'effet de tenir tout fermé; ledit curé requiert aussi de la municipalité et de la justice de paix que le scélé soit mis sur le coffre d<s archives tant pour la conservation de ses droits que ceux de la paroisse ou de la nation même, et comme le cas requiert célérité, il nous en a demandé acte, que nous lui avons délivré.

• 15 mai 1791.

... A l'égard de la chapelle la dite municipalité et conseil général donne ordre aux trésoriers en charge de faire descendre le pignon de ladite chapelle par adjudication au rabais.

26 juin 1791.

Messieurs du département drille et Vilaine district de Dol, nous officiers municipaux soussignants déclarons que nous sommes dans l'intention au nom des cy-devant dénommés [de faire] l'acquisition des domaines nationaux dont la désignation suit [à la] vente des biens de la fabrique de Gahard, savoir :

La pièce de terre nommée La Ghapleneurie contenant un journal 20 cordes estimé 40 liv.

Le pré Nouvel contenant 70 cordes estimé. ... 27 liv.

La Bouandière tant en taillis qu'en pré avec une petite maison nommée la Bouandière, le tout estimé 25 1.

Les prés nommés prés de l'église estimés. ... 241.

Le taillis de la Bernandière contenant 60 cordes. 6 1.

Une pièce de terre en labour appelée le Closet

contenant 45 cordes 10 1.

La pièce du champ Cour contenant 30 cordes. . 1 1. 10 s.

Les Chaplennerye de Borne en landes contenant trois journaux estimés 10 1.

Le pré sur la pièce de Launay et le pré de la

Douve contenant ensemble un journal et demi. 10 1.

La Cour maroneis en pré 30 cordes 3 1.

La pièce des Mottais en labour a charge de souffrir le passage accoutumé, 36 cordes 1 1. 10 s.

La petite Burette, 40 cordes 1 1. 10 s.

La maison de la Bouandière bastie de pierres, couverte d'ardoises , consistant en enbas , chambre au-dessus avec une petite cour fermant, au-devant une quantité de jardin, contenant le tout par fond 3 cordes 6 1.

Lesquels biens M. Petitpain recteur de Gahard en jouit par

sos mains et l'estimation a été faite par nous a la somme de 218 livres de produits annuels; pour parvenir à l'acquisition desdits biens nous nous soumettons en payer le prix de la manière déterminée par les dispositions du décret de l'assemblée nationale et quant a ceux des biens cidessus dont M. le recteur jouit dont il n'y a point de ferme et dont le décret ordonne que le produit annuel sera évalué par des experts, nous consentons à les payer également conformément a l'évaluation qui en a été faite par nous assejnblement, laquelle estimation nous déclarons nous y être comportés fidèlement. Si vous jugez Messieurs a propos d'envoyer un expert nous consentons passer par estimation dudit expert qui en cas départagé sera nommé par le département ou son directoire; en conséquence nous nous soumettons a déposer en la caisse de l'extraordinaire a la concurrence qui sera fixé, portant intérêts a cinq pour cent pour nous conformer d'ailleurs très exactement, et pour le payement de nos obligations jusqu'à l'époque des recettes, a toutes les dispositions du décret de l'assemblée nationale.

Nous vicaire de Gahard soussigné, fondé de procuration du sieur François Petitpain curé de cette paroisse, protestons pour lui et pour moi contre tout ce qui pourra se faire dans l'absence dudit curé par la municipalité de Gahard, relativement a l'apposition du scelé qu'il a fait mettre à la porte de la chambre qui renferme le coffre des archives du ci-devant prieuré de Gahard et a l'ouverture du dit coffre, ledit curé étant empêché de s'y trouver par suite de commission dont le public l'a chargé, a Gahard a 6 h. 42 minutes du matin le 4 septembre 1791.

Berel vicaire de Gahard.

Pour procès verbal de la prestation de serment par le vicaire de la paroisse de Gahard en exécution du décret du 25 novembre 1790 les formalités observées tant au greffe delà municipalité que par devant M. le maire de la dite municipalité, le dimanche 23 octobre 1791 a l'issue de la grande messe paroissiale de Gahard en présence du conseil général de la commune et des fidèles assemblés, M1' le vicaire de Gahard s'est

présenté pour prêter le serment civique en exécution du décret de l'assemblée nationale du 27 novembre 171)0 sanctionné par le roi le 26. publié en cette municipalité le 30 février, après un discours dans lequel il a exprimé son attachement a la nouvelle constitution il a prononcé a haute et intelligible voix, la main levée, le serment solennel d'être fidèle à la loi et au roi et de maintenir de tout son pouvoir la constitution décrétée par l'assemblée nationale et acceptée par le roi. fait et arrêté ledit jour et an que dessus.

Ce jour 1er nov. 1791 la municipalité étant assemblée le dit maire a représenté qu'il eut connaissance par le sieur Perrussel que le ci-devant prieur de Gahard a fait une déclaration à la municipalité de Rennes portant qu'il touchait sur le clergé de France une somme annuelle de deux cents livres au principal de quatre mille livres; a cet effet la municipalité a prié et nommé le sr Petitpain son curé pour vérifier la dite déclaration et en prendre un extrait.

Le 22 janvier 1792 ... en conséquence avons fait ouverture du coffre pour y prendre tous les aveux qui y étaient renfermés et avons trouvé plusieurs liasses desdits aveux dont la première contient 123 pièces la seconde 163, la troisième 21 pièces la quatrième 20 pièces. Des quatre dites liasses le dit sieur Dano maire de la municipalité de Gahard en est chargé par l'avis des officiers municipaux et notables de la dite municipalité de Gahard pour les remettre au dit Gollin.

A Mv* les administrateurs du déparlement d'IHe et Vilaine. .

Messieurs, la municipalité de Gahard vient de recevoir de Mrs du directoire du district de Dol un mandement dans lequel ils nous marquent que notre paroisse doit pour l'impôt foncier pour 1791, 7,781 1., non compris la somme de 1077 1. 4. s. 6 d. pour l'impôt mobilier et 40 livres 10 s. pour les frais de la confédération, et plus de 200 livres que les patentes fourniront, le tout réuni fait la somme de 9.098 liv. 14 s. 6 d. Messieurs, cette somme excède grandement le cinquième de nos revenus puisque le cinquième de nos revenus ne va pas à...? Messieurs

vous voyez que cela excède plus que la moitié, ce qui ne peut pas se faire ou nous serions cinquante fois pire que dans l'ancien régime, puisque nos vingtièmes, fouages et capitations ne se moulaient qu'à trois mille livres et les dixmes de notre paroisse n'étaient affermées que quinze cents livres, et les rentes qui étaient dues au cy-devant seigneur ne se montaient qu'à soixante livres, ces sommes réunies ne font que 4.560 livres et on nous demande 9,098 livres 14 s. 0 d.. somme qui effraye et afflige tout le monde, et leur fait dire que nous sommes bien plus malheureux que ceux de la paroisse de Vieuxvy qui n'ont que 3760 livres d'impôt foncier et 1040 livres d'impôt mobilier, ces sommes font 5,040 livres; cette somme n'approche pas de la notre ; cependant ils ont bien- d'autres avantages (nie nous, puisqu'ils ont six fermes qui sont la Bertais, les Bertais, la Meriardais. Orange, la Gespinnière.laCençaupier qui étaient sujettent a rachat qui valent mieux chaque l'une dans l'autre que 500 liv. de revenus net; d'autre partie sol de la terre de Vieuxvy vaut bien mieux que celui de Gahard, leurs dîmes valent 2250 livres puisque les deux tiers [sont] affermés 1500 livres. Nous n'avons de terres sujettent au rachat que la métairie de Villenoble et celles de Porteneuve et la terre du cy-devant prieuré ; lesdites terres ne produisent pas a leurs maîtres 900 livres. Messieurs il serait bien malheureux etc.

2 avril 1702.

On réclame toujours les réparations urgentes que nécessite l'état de l'église et aux frais des bénéficiers des biens du cy-devant seigneur auquel ces réparations incombaient.

9 avril 1792.

Les deux trésoriers en charge sont autorisés a faire clore par un mur la porte du haut de la sacristie qui conduisait au cy-devant prieuré.

22 juillet 1792.

Le curé de Gahard soussigné déclare aux fins du décret du '\ et 5 du même mois qu'il a un fusil a deux coups et pistolet sans munition de conséquence.

Directoire dît district. — Séance dît 15 septembre 1792

Sur le rapport qu'un citoyen de la paroisse de Gahard a dû s'ingérer de monter en chair pour engager ses concitoyens a ne point payer les contributions sous prétexte qu'elles sont trop fortes, l'assemblée, le procureur syndic entendu, a arrêté d'écrire au curé constitutionnel de Gahard une lettre dans laquelle seront développés les motifs de la prétendue surcharge que les habitants de sa paroisse s'imaginent éprouver dans les contributions qui leur sont assignées et de l'inviter a donner la plus grande publicité à cette lettre.

Le directoire de Bol au curé de Gahard.

15 septembre 1 792.

Nous sommes informés, Messieurs, qu'un citoyen de votre paroisse a du s'ingérer de monter en chaire pour engager les autres citoyens a ne point payer les contributions et a l'imiter en présentant leur requête au directoire a fin de modération, sous prétexte que la paroisse se trouve suivant lui chargée ; nous vous prions, Mr. de donner lecture de la,présente au public pour le détromper et de le prévenir qu'aucune requête en modération ne sera et ne peut être admise qu'autant qu'on y joindra la ""quittance du percepteur. Il est a propos de rappeler aussi aux habitants de votre paroisse que si elle se trouve surchargée, les autres ne le sont pas moins, mais que la suppression des corvées, des dîmes et l'abolition des rentes ci-devant féodales dont on ne représentera plus l'acte primordiale, font bien face et audela a la recharge apparente; ausurplus on aura égard dans la première répartition aux plaintes qui se trouveront fondées.

Suite des délibérations de la municipalité.

7 octobre 1792.

Le citoyen Petitpain curé de Gahard a dit qu'il était dans l'intention de faire le serment le dimanche 7 du même mois qu'exige le décret du 15 août, ce qu'il a ce dit jour fait a la porte commune de la grand messe en présence de la commune de Gahard et a levé la main et a juré faire le serment d'être fidèle à la nation, de maintenir de tout son pouvoir la liberté et l'égalité ou de mourir à son poste.

On demande le rétablissement des foires importantes qui existaient autrefois à Gahard et qui sont tombées depuis que les prieurs chargés de l'entretien de la halle l'ont laissée tomber en ruine.

1er janvier 1793.

... A cet endroit s'est présenté le citoyen curé de notre paroisse de Gahard pour prêter le serment ordonné par la loi du 15 août dernier et a tous les fonctionnaires publics, et devant la municipalité et le conseil général il a prêté le dit serment comme curé de notre paroisse, l'ayant prêté en bien des rencontres comme fonctionnaire public et nous ayant demandé acte de la dite prestation de serment ainsi que de celle ordonnée par la loi du 14 août qu'il fit le jour même qu'il publia la loi a ce sujet, nous avons reçu le dit serment et tous se souviennent qu'il a prêté l'autre publiquement et après la publication même de la loi. Nous ayant ensuite exposé que le certificat de résidence que nous lui avons donné ci-devant devait être affiché, nous officiers municipaux aux assemblés certifions qu'il l'a été aux termes de la loi.

Le 20 janvier 1793 le conseil général assemblé a l'effet de certifier les comptes et de recevoir les deniers provenant des fondations et chapellenies, le curé de la paroisse voyant que la municipalité de sa paroisse lui laissait les dites chapellenies a sa puissance, a cru devoir en prendre le soin que la municipalité

lui en laissait et répondre a sa confiance, il en a donc usé en bon père de famille et pour répondre a Tordre intimé à lui par la loi du 12 août dernier et la convocation de la municipalité et son avertissement de rendre les comptes, il s'est présenté et a montré le sien qui est calqué sur la recette fidèle qu'il a faite des deniers provenant des dites chapellenies et sur produits qu'elles ont donnés pendant les années 1790. 1791 et 1792. La municipalité après avoir vu et examiné le dit compte ne Tapas reçu et arrêté que le curé lui présenterait .un autre compte calqué sur l'estimation qu'elle a faite de nouveau des dites chapellenies: le curé a refusé de rendre un autre compte que celui qu'il présentait. Sur ce refus la municipalité et le conseil général de la commune ont arrêté qu'il serait assigné a rendre compte selon l'estimation qu'elle lui a proposée sur la réquisition du procureur soussigné : Petitpain procureur de la commune.

Sans avoir aucun égard a l'exposé du citoyen Petitpain procureur de la commune de l'autre part,

Vu (pie le compte des biens affectés à la fabrique dont il a eu l'administration ne sont pas portés par son compte a leur valeur, et que même les cy-devant fermiers de ces dits biens en jouissaient a un taux bien plus fort,

Le conseil municipal assemblé vu le refus qu'a fait le citoyen curé de payer les sommes de 958 liv. onze sols a quoi ont été évaluées par nous les dites propriétés dont il a joui, ont arrêté d'autoriser le nommé Michel Donon a citer le dit Petitpain curé devant le tribunal qui doit en connaître.

Ce jour 3 février 1793 l'an deux de la republique française, la municipalité étant assemblée aux fins de faire la liste de tous les prêtres non assermentés et émigrés qui sont originaires de notre commune, Nous avons

Mr Leray ci-devant recteur de Chanteloup,

Mr Thouin, ci-devant recteur de Moussé, qui sont dans la maison de réclusion de Rennes

Et M. Julien Joliff ci-devant curé de Combourtillé que nous croyons émigré. Voila tous ceux dont nous avons connaissance et déclarons n'en connaître point d'autres.

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30 mai. M. Petitpain donne sa démission de procureur de la commune, fonctions qu'il remplissait depuis 1792.

7 juillet. Protestation de la municipalité contre la vente des chapellenies de la commune, vente faite clandestinement, et adjugées aux citoyens Ducognet et Perras pour 2.400 livres. faute d'enchérisseurs, lorsque cette vente eut du produire 8.000 livres si les formes requises eussent été remplies. La municipalité réclame une nouvelle adjudication. Les citoyens Pochol et Carrier représentants du peuple s'y opposent.

21 juillet... oui le procureur de la commune en ses conclusions, sur le refus du citoyen curé de payer la valeur des jouissances des chapellenies de notre dite commune, il est arrêté que le dit curé sera appelé de nouveau pour rendre son compte sur les dites jouissances a dire d'experts, et en cas de refus de sa part il sera a la diligence du procureur de la commune cité devant les juges compétents.

Le 17 septembre 1793 l'an second de la république française, vers les onze heures du matin, par devant nous Jean Coterel élu par le conseil général de la commune de Gahard officier public provisoire de la dite commune à l'effet de rédiger les actes destinés à constater les naissances, les mariages et les décès des citoyens, sont comparu en la maison commune pour contracter mariage, d'une part le citoyen François Pierre .Michel Petitpain, curé de cette paroisse, tils unique de feu Jean Jérôme Petit pain et de la citoyenne Perrine Vinouse, marchand a Rennes, même district: d'autre part la citoyenne Anne Dupré tille majeure de feu Gilles Dupré et delà citoyenne Jeanne Moreau demeurante village Pouverie de Vieuxvy sur Couesnon district de Dol, tous les deux dits demeurant au presbytère de Gahard, entendaient faire rédiger devant nous Jean Coterel susdit, leur mariage; après leur avoir fait lecture de l'acte de publication du mariage entre lesdits conjoints dresse par moi susdit le huit du présent et affiché le môme jour a la porte de la maison commune du lieu des deux conjoints, après aussi que le dit François Pierre Michel Petitpain

curé de la dite commune et la dite Anne Dupré ont déclaré à haute voix se prendre mutuellement pour époux, j'ai prononcé au nom de la loi (pie le susdit François Pierre Michel Petitpain, curé aussi du dit lieu et Anne Dupré sont unis en mariage et, (Mi présence des citoyens Pierre Repelé? trésorier, Anne Baluais, Fustache Leguérinel oflV mu*1, Jean Marie Milet, etc.. tous de cette paroisse, et ont signé ainsi que les deux contractants Petitpain curé de Gahard, Anne Dupré etc. '.

10 ventôse 2e année républicaine ( 28 février 1794)

l'agent national a donné lecture d'une lettre du directoire du district de Dol à la municipalité de Gahard. portant qu'il doit être fait inventaire de tous les meubles et effets en or et argent de l'église et de faire l'apport des effets d'ostentation au directoire du district. Sur quoi délibérant, oui le citoyen Perrussel agent national arrête que le citoyen Jacques Rimasson Barru et François Levrel ex trésoriers seront sommés au nom de la loi de partir dans le plus bref délai pour Dol et y porteront toute l'argenterie et objets d'ostentation de l'église, «pie le citoyen Pierre Delaunay sera aussi sommé au nom delà loi de charroyer à la fonderie de Rennes les trois cloches qui sont descendues dans l'église.

29 ventôse (19 mars) s'est présenté à l'administration du département le citoyen François Pierre Michel Petitpain ex curé de Galiard district de Dol âgé de 47 ans lequel a remis ses lettres de prêtrise et a déclaré renoncer a exercer toutes fonctions sacerdotales, soit intérieurement, soit extérieurement, de laquelle déclaration il lui a été décerné acte après lui avoir fait prêter le serment requis en pareil cas et a signé

Petitpain.

République Française une et indivisible.

Le 14 pluviôse l'an deux de la république (2 février 1794) nous maire et officiers municipaux de la commune de Gahard,

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