‹ Le clergâe et le culte catholique en Bretagne pendant la râevolution: district de Dol (volume 3)Chapitre 125 sur 130 · Registres de l'état civil de Gahard · texte numérisé non relu

Registres de l'état civil de Gahard

certifions à qui il appartiendra que le citoyen Petitpain curé

de Qotre commune, depuis le commencement de la révolution

jusqu'à ce jour a constamment manifesté le civisme le plus

pur et son attachement aux lois, qu'il a toujours montré son

aversion pour le fédéralisme, qu'il s'est montré dans toutes les

circonstances en bon républicain, eu foi de quoi nous lui avons

délivré le présent en notre maison commune le dit jour et an

que dessus.

Signé : Dano maire. Lebeschu, etc.

Vu et approuvé en comité de surveillance de la commune et chef-lieu de canton de Sens a défaut du comité de surveillance établi à Gahard ; en comité permanent ce 6 ventôse an 2.

Douadin. Rabel, Sausset, etc.

14 floréal an deux (3 mai). Sur le réquisitoire de Mathurin Perrussel agent national, le corps municipal arrête que toutes les statues qui se trouvent tant dans la ci-devant église paroissiale que dans la chapelle seront descendues dans le plus bref délai pour être vendues au plus offrant et dernier enchérisseur ou en être fait ce que devra.

30 lloréal (19 mai) s'est présenté F. P. M Petitpain et a déclaré s'inscrire pour être instituteur des enfants de la commune et leur enseignera lire, écrire et les premières règles de l'arithmétique, et à ceux qui savent lire leur enseigner les prin cipes des lois civiles, le tout conformément aux livres et aux instructions élémentaires adoptées et publiées parla représentai ion nationale et au décret du 29 de frimaire dernier sur l'organisation de l'instruction publique, en foi de quoi il a signé sur le registre a ce destiné '

1'"" prairial an 2 20 mai1 le maire a exposé etc.. qu'il est nécessaire de nommer un instituteur, que le citoyen François Petitpain ex curé avait déclaré à la municipalité qu'il était

1. Les luis sur- l'instruction primaire figureront dans la troisième partie, à ['Appendice,

dans l'intention d'ouvrir une école et s'était inscrit en conséquence; l'honnêteté de ses mœurs est connue et la profondeur de ses connaissances, il produit le certificat de civisme et de bonnes mœurs exigés par la loi. l'agent national entendu il est procédé à la nomination d'un instituteur. A la majorité Petitpain est élu : informé de sa nomination est à l'instant entré et a déclaré a l'assemblée qu'il acceptait avec reconnaissance la dite place d'instituteur sur quoi le conseil général l'a autorisé a prendre possession de la dite place, ce qu'il a fait; de tout quoi il a donné acte.

Ce jour onze prairial an deux (30 mai 1794) de la république française une et indivisible avant midi, par devant nous Julien Jouleau officier public de la commune de Galiard département d'ille et Vilaine district de Dol, ont comparu le citoyen François P. M. Petitpain père de l'enfant, instituteur de la commune de Galiard, le citoyen François Descormier parent au quatrième degré maternel, maçon de profession âgé de 41 ans demeurant à la chapinais et la citoyenne Perrine Thouin laboureur demeurant au bourg de Galiard âgée de... Les tous ci-dessus dénommés même commune de Galiard, lesquels nous ont déclaré que la citoyenne Anne Dupré était accouchée d'hier vers les 3 heures de l'après midi en sa maison, bourg de Galiard, d'un enfant mâle issu de son légitime mariage avec le dit F. P. M. Petitpain, auquel enfant ils ont donné les prénoms de Bonté et Probité pour lui rappeler continuellement le souvenir de ces deux vertus sociales, et qu'ils m'ont représenté; après cette déclaration que les délibérants ci-dessus m'ont certifiée être véritable et représentation qui m'a été faite de leur enfant dénommé, j'ai rédigé le présent acte que les déclarants ont signé: fait en la maison commune de Gahard le dit jour et an

que dessus *.

Petitpain, Jouleau.

1. Registre des naissances de la municipalité de Galiard. Cet enfant mourut le 10 juillet suivant.

2 pluviôse an 3 21 janvier 1795).

Nous ag' national de la commune de Gahard, considérant que la maison ci-devant presbytère souffre considérablement par défaut de réparations et qu'elle tombera sous peu en ruine si on ne s'occupe de cet objet, requérons qu'appel soit fait au citoyen Boulanger ci-devant curé de la commune ' pour qu'il confère avec la municipalité sur le renable qu'il doit rendre, en second lieu en vertu de la loi qui remet a la disposition des municipalités les presbytères, nous requérons qu'il soit déclaré au citoyen Petitpain que la municipalité est dans l'intention d'user de son droit et qu'il ait a se procurer un autre asile dans le plus bref délai et a rendre compte de la jouissance qu'il en a faite et qu'il en fera jusqu'au jour de sa sortie.

Perrussel.

[Arrêté pris conforme a cette réquisition.]

Le 4 nivôse an 4e (25 décembre 1795), devant nous agent national et adjoints municipaux est comparu le citoyen Jean Gohel habitant à Gahard lequel a fait la déclaration dont la teneur suit :

Je reconnais que l'universalité des citoyens français est le

souverain et je promets soumission et obéissance aux lois de

la république.

Gohel.

Le G nivôse an 5e (26 décembre 1796) de la République française une et indivisible, plusieurs citoyens de la commune de Gahard, exerçant le culte catholique, s'étant assemblés aux fins de nommer deux trésoriers pour servir à l'exercice du culte, la majorité des suffrages s'est trouvée en faveur des citoyens Pierre Chevallier et Michel Fresnay qui commenceront leur exercice le 17 nivôse et continueront pendant un an.

Jean Jolis, Joseph Fresnay, Gohel curé.

1. Charles François Boulanger s'était démis de la cure de Gahard en 17 s:;.

Le 5 nivôse an six (25 décembre 1797)..... (môme rédaction que ci-dessus) la majorité des suffrages s'est trouvée en faveur des citoyens René Pierre et Michel Dougé, etc..

Ferron ag' natal, Gohel curé etc.

9 brumaire an 7 (30 octobre 1798).

Pétition du citoyen Gohel ministre du culte en la commune de Galiard pour être instituteur à Gahard 1.

30 pluviôse an 8 (19 février 1800).

« Je promets fidélité à la constitution. »

Gohel ministre du culte à Gahard2.

Municipalité de Gahard.

1800. — Les citoyens Joulaud et Pierre Tliébaut ayant réuni la majorité des suffrages ont été élus trésorierspour Tannée 1800.

Gohel curé.

1801. — Les membres administratifs temporels, assemblés au presbytère pour la nomination de deux trésoriers pour l'année 1801. la majorité des suffrages s'est reunie en faveur des citoyens, etc.

Joulaud, Gohel curé.

1802. [Même annotation.]

1803. [Même annotation.]

Le 5 nivôse l'an onze de la république (2G décembre 1802) les anciens trésoriers et administrateurs temporels de l'église

1 et 2. Registre de la municipalité de Sens.

de Gahard, sur la représentation des trésoriers en charge que plusieurs personnes se servent de chaises a l'église sans avoir jusqu'ici rien payé pour cette commodité, arrêtent qu'il sera perçu par les trésoriers en charge une somme de une livre cinq sols pour chaque chaise a escabeau et par chaque chaise simple la somme de quinze sols et ce a commencer pour Tannée 1803.

G oh kl curé.

Relevé des comptes qu'ont rendu les trésoriers : Le 1er prairial an 8 les trésoriers pour 1797

ont versé 15 1. 10 s.

Le 1er prairial an 8 les trésoriers pour 1799

ont versé 9 14

Le 13 prairial an 8 les trésoriers pour 1798

ont versé 17

Le 8 thermidor an 8 les trésoriers pour fin

1795 et 1796 ont versé 46

Le 2 messidor an 9 les trésoriers pour 1800

ont versé 2 1. 16 s. 6 d.

Le 6 floréal an onze (26 avril 1803) la municipalité se transporte a la maison du presbytère non aliénée et conservée à la commune, pour y estimer le montant des réparations à y faire; cette estimation s'élève à 374 fr.

Puis de là à l'église destinée au culte dont le montant des réparations à y faire est estimé à 1128 livres.

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