‹ Le clergâe et le culte catholique en Bretagne pendant la râevolution: district de Dol (volume 3)Chapitre 18 sur 130 · Arch. d'Ille-el Vil.. L. 2 V · texte numérisé non relu

Arch. d'Ille-el Vil.. L. 2 V

2. Jean Goirre, vicaire insermenté de Bourgbarré, recteur de Drouges de 1803 à 1806, iils de François Coirre et de Françoise Siguer.

patrie, mais Michel Lambert a toujours passé dans L'opinion publique pour être le plus dangereux; il s'est montré plus a découvert dans sa commune pendant la chouannerie. Tous ont cessé d'exercer leur eu lie à l'époque de la loi du 19 fructidor et ont disparu. Il a déjà été l'ait des recherches pour les atteindre, on n'en entend pas plus parler que s'ils n'avaient jamais existes.

Perrin.

1er nivôse an VI (21 décembre 1797).

Bureau de concilia (ion entre Angélique Le Loutre et Philippe Jarry.

L'an six de la républ. française une et indivisible le premier nivôse dix heures du matin, en notre demeure et devant nous Jacques Louis Gabriel Perrin juge de paix: du canton d'Antrain. Jean Charles Jouenne et Noël Jamault assesseurs, assemblés au bureau de paix et de conciliation, est comparue la citoyenne Le Loutre veuve de feu Joseph Jarry demeurante en cette commune d'Antrain; qui a fait citer par cédule du 26 frimaire dernier notifiée le même jour par Lemarié huissier, enregistré à Antrain par Duhil le 28, qui a reçu 75 centimes, le citoyen Philippe Marie Jarry son beau-frère demeurant avec elle, lequel est aussi comparu.

La citoyenne Le Loutre ayant appris qu'il existe un prétendu acte de mariage entre elle et ledit Jarry son beau-frère rapporté devant l'officier public de la commune de Rennes le 27 germinal an deux, est parvenue après beaucoup de recherches a se procurer une expédition de cet acte civil. Sans chercher à développer les motifs qui ont pu déterminer et accompagner l'existence de cet acte, ladite Le Loutre qui n'a jamais eu la véritable volonté de devenir l'épouse de son beau-frère se trouve fondée à attaquer le prétendu acte de mariage dont il s'agit, non point par la voie du divorce parce que l'action en divorce suppose une union conjugale contractée dans les formes prescrites par la loi, mais par voie de nullité. Elle se propose en conséquence de prouver que nonobstant

L'acte du 27 germinal an deux elle n'a jamais été légalement Qi civilement unie en mariage avec Philippe Jarry son beaufrère. Le contrat civil ne peul exister lorsque les formes intrinsèques du mariage n'ont pas été observées, et comme ladite Le Loutre prétend que ce défaut d'observation existe dans l'acte dont est cas, elle se croit en droit de demander qu'il soit cassé, déclare nul et de nul effet et qu'en conséquence effet du jugement qui interviendra soit copié en marge du registre des mariages de la commune de Rennes a l'endroit où l'acte du 27 germinal précité a été rédigé ; mais avant de porter l'action au tribunal civil comme ladite Le Loutre en a l'intention, elle croit nécessaire de demander préalablement a être conciliée avec ledit Jarry et a signe après lecture réservant a faire valoir ses movens au besoin

Angélique Le Loutre

Le citoyen Jarry répliquant a reconnu les nullités du prétendu acte de mariage du 27 germinal an deux et a déclaré qu'il consent à la cassation de cette acte ; il a ajouté qu'il n'a jamais cru être vraiment uni en mariage avec sa belle-sœur ni voulu donner aucun effet à ce mariage, telles sont les déclarations

qu'il a sio-né après lecture.

n Jarry.

Ce dont nous avons fait et dressé le présent procès-verbal pour servir et valoir ce que de raison les jour et an que

devant1'2. ■

Perrin.

1 Le 15 messidor an VI (3 juillet 1798) Suzanne Larcher appelait devant le juge de paix « la citoyenne Le Loutre épouse du citoyen Philippe Jarry, propriétaire, demeurant avec lui, rue de la République de cette commune d'Antrain, défenderesse et signifiée et aussi comparue, et le citoyen Philippe Jarry aussi assigné en sadite qualité n'a pas comparu. ,

La citoyenne Le Loutre répliquant qu'elle est mal appelée sous l'autorisation du citoyen Philippe Marie Jarry, attendu qu'elle n'a point contrarié de mariage avec lui parce que la loi ne lui permet pas d'épouser SOM beau-frère el qu'elle est parente dudit Jarry a ce degré. »

Le 27 même mois, citée en justice de paix pour contravention aux arrêtésde la municipalité elle est dite* Angélique Le Loutre veuve Jarry 83 »

2 ei 3. Greffe de la justice de paix d'Antrain.

Aujourdhui 20 brumaire an VIIT (il novembre 1701)) de la république, devant moi Hyacinthe Anne Vallée adjoint municipal de la commune d'Antrain département d'Ille-et-Vilaine, s'est présenté en la maison commune le citoyen Charles Caron, homme de loi âgé de 41 ans domicilié de dol lequel était accompagné du citoyen Jules Thulier marchand âgé de 40 ans et de la citoyenne Anne Roussin veuve Guiard sa belle mère âgée de 60 ans demeurant dite commune d'Antrain : le dit citoyen Caron a déclaré que Anne Cécile Victoire Fénoux son épouse en légitime mariage était accouchée du jour d'hier en la maison de sa mère rue de la Révolution d'un enfant femelle auquel il a. donné les prénoms de Anne Julie Victoire, d'après cette déclaration et la représentation a moi faite du dit enfant j'ai rédigé le présent acte que le père et les témoins ont signé. Fait a la maison commune d'Antrain le jour et an que devant1.

12 prairial an 8 (juin 1800).

Est comparu devant le maire de la commune d'Antrain soussigné le citoyen Charles Caron domicilié de cette commune lequel a déclaré être dans l'intention d'enseigner publiquement la jeunesse et a demandé a faire la déclaration de fidélité a la constitution en conformité de la loi du 21 nivôse dernier, le maire sur la connaissance parfaite qu'il a des talents, du civisme du citoyen Caron et des services qu'il est en état de rendre à la société, l'a admis a la déclaration qu'il a faite comme suit : je promets d'être fidèle à la constitution et a signé

Caron2.

Le 13 germinal an 9 (3 avril 1801 acte de naissance de Thérèse Jeanne fille de Charles Caron, instituteur à Antrain.

Le 4 messidor an X ( 23 juin 1802) acte de naissance de Anne Michelle tille de Charles Caron. instituteur à Antrain.

1. Un fils, Allain Laurent Gecilien lui était né précédemment à Dol le 3 vendémiaire an VII (24 septembre 1798).

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