Registre des délibérations de la municipalité d'Antrain
Le 8 floréal an XI (28 avril 1803). «
En vertu de l'arrêté des consuls du 7 ventôse et l'article 27 de la loi du 18 germinal an X pour la restitution de l'église et du presbytère a usage du culte et du logement des prêtres. l'étal des réparations a faire est établi par des commissaires et s'élèvent :
A 1224 livres pour les plus urgentes a l'église plus 1,000 livres si on veut refaire la couverture de la nef et réparer la charpente « et comme l'église est dépourvue de tous les ornements et autres objets du culte le conseil a été d'avis d'ajouter une somme de 300 livres pour les achats les plus indispensables » plus 226 livres pour les réparations du presbytère.
Parmi les recettes a percevoir pour aider a ce supplément de dépenses communales, le conseil décide qu'il sera passé une adjudication pour la fourniture de chaises à l'église dont l'abonnement annuel est, réglé a raison de lf25 par chaque chaise ordinaire et de 2' pour une grande et une petite, ce qui pourra produire une somme de 300 livres. 11 sera perçu pour la grande croix au service des particuliers dans l'église 0,50 c, pour le son de deux cloches aux sépultures 0,50 c, pour le son des cloches aux enterrements et services pour chai pie branle, 0,75 c. : par chaque cierge à l'usage des particuliers 0,20 c, ces divers objets pourront produire 100 livres. D'ici là s'adresser à Me Lacoquerie.
Le conseil examinant l'état actuel de l'instruction publique dans cette commune areconnu que plusieurs s'adonnaient à cette partie intéressante sans qu'aucun réunisse les qualités nécessaires pour être choisi instituteur primaire, mais comme il paraît être vraisemblable que l'organisation prochaine du clergé produira un établissement qui réunira la confiance de la majorité des habitants, il a arrêté de surseoir à l'exécution de la loi du 11 floréal an X.
Le conseil municipal vu l'article 47 de la loi du 18 germinal
1. Registre i les délibérations de la municipalité d'Àntraiix.
an X ainsi conçu : « Il y aura dans les cathédrales et paroisses une place distinguée pour les individus catholiques qui remplissent les autorités civiles et militaires. »
Considérant que le sanctuaire de l'église destinée aux cérémonies religieuses et dont la police appartient particulièrement au curé se trouve rempli pendant les oftices des dimanches et fêtes de manière à gêner les ministres dans l'exercice de leurs fonctions et à priver les fonctionnaires des places qu'ils ont droit d'occuper.
Arrête, après en avoir conféré dans cette séance avec M. Laeoquerie, curé d'office de cette paroisse.
Art. 1er. — Les places du sanctuaire autres que celles réservées aux ministres du culte sont réservées pour
Le maire et l'adjoint de la commune
Les membres du conseil municipal
Le receveur de l'enregistrement
Les membres et syndics du bureau de bienfaisance
Le juge de paix et son greffier
Les notaires, les huissiers, le commandant de la garde nationale, le chef de la gendarmerie
Et les citoyens choisis par le curé pour faire la quête dans l'église.
Art. 2. — Nulle autre ne pourra occuper de place dans le sanctuaire sans la permission du curé de la paroisse sous peine d'être considéré comme contravenant aux règlements de la police civile.
Art. 3. — Le présent arrêté sera communiqué à M. Le curé avec invitation de la publier au prône de la messe paroissiale de dimanche prochain, pour avoir son exécution le dimanche suivant.
12 floréal an XI (2 mai 1803).
... S'est présenté le citoyen François Lesbeaupin demeurant à Rennes procurateur par acte sous seing privé du 5 du présent mois du citoyen Yves Jean Cadeu. frère germain et héritier de feu Bonaventure Anne Cadeu curé de cette paroisse décédé le 24 du mois de germinal dernier, lequel citoyen Lesbeaupin a dit en sa dite qualité que voulant d'après les pouvoirs qu'il a
reçus de sou commettant exécuter la volonté notoirement connue'du dit feu Bonaventure Anne Cadeu, il donne purement et simplement à cette commune pour le service de l'église le calice d'argent cizelée qui appartenait au même Bonaventure Anne Cadeu et qui est encore déposé à l'église de cette paroisse, duquel don il a demandé acte.
La municipalité accepte ce don avec reconnaissance.
4 messidor an XI (23 juin 1803).
Le presbytère est restitué au clergé paroissial.
24 thermidor an XI (12 août).
Nous Pierre François Perrin maire de la commune d'Antrain certifions que M. Julien Louis Lacoquerie nommé curé de cette paroisse ayant prêté le serment exigé parla loi du 18 germinal comme il est constaté par la lettre du Préfet du 16 de ce mois a été installé ce jour avec les cérémonies d'usage par M. François Jouanne desservant la paroisse de S1 Ouen de la Rouerie; cette installation à laquelle nous avons assisté en costume et qui s'est faite sous les yeux d'un concours très nombreux d'habitants a été suivie d'une messe solennelle et d'un discours prononcé par M. le curé analogue à la circonstance sur le bien de la paix et de la concorde. Ou a chanté le Te Deuni pour terminer cette cérémonie.
Signé : Lacoquekie curé, Pekkin maire.
L'an 13 le premier jour du mois de floréal (21 avril 1805) a deux heures du soir par devant nous Pierre Anne Péan maire et officier de l'état civil de la commune d'Antrain canton d'Antrain département d'Ille et Vilaine est comparu le sieur Herbert chirurgien accoucheur demeurant rue de la Liberté de cette commune, lequel nous a déclaré que le jour d'hier 30 germinal à Il heures du soir est né un enfant du sexe féminin qu'il nous a présenté et auquel il a déclaré donner les prénoms de Louise Perrine, lequel enfant est né de dame Anne Cécile
Victoire Fénoux demeurant rue de l'Union de cette commune. épouse du sieur Charles Caron professeur de belles lettres à Paris. La dite déclaration faite en présence des srs François Prioulx marchand âgé de 39 ans demeurant rue de la Fraternité et de Jean Charle aussi Marchand 30 ans rue de l'Egalité.
Le 5 juillet 1806 le préfet prend un arrêté qui ratifie une dépense de 200 fr. faite par la municipalité d'Antrain pour permettre à Mnie Caron et à ses enfants de rejoindre leur mari et père à Paris.J