‹ Le clergâe et le culte catholique en Bretagne pendant la râevolution: district de Dol (volume 3)Chapitre 38 sur 130 · Les Confesseurs de la Foi, pages · texte numérisé non relu

Les Confesseurs de la Foi, pages

•; Entre autres dans les communes de Saint- Ouen-de-la-Rouerie, La Fontenelle et Chauvigné, dit une pétition de son frère, adressée au directoire de Dol en frimaire an IV.

4 Yves Le Bon, fils de Jean Lebon et de Anne Pain, recteur-doyen de Bain était de Tremblay. 11 refusa le serment, fut enfermé à Saint- Melaine eu 1792 et exilé à Jersey. Rentré à Bain en 1801, il y mourut le 8 avril l.x-20. âgé de 75 ans.

« On conserve dans celle part fisse, dit M. Guillotin de Corson, le souvenir du massacre de deux prêtres dont on ignore les noms; l'un fut fusillé sur la landedu Pontavice, Vautre fut brûlé à petit feu proche le village du dur. Ce furent des soldais étrangers à la paroisse qui commirent ces atrocités* . »

Naquit aussi à Tremblay un religieux de V abbaye de Suvigny, que nous retrouverons à la cure de Baguer-Pican, et dont voici la famille :

En 1790, V auberge des Trois croissants, au bourg de Tremblay2, était tenue par son propriétaire , Michel Bobon, époux de Marguerite Masure. Six enfants, nés de ce mariage, étaient majeurs, lorsque vers 1793 ou 1794, le père Bobon et sa femme moururent à peu d'intervalle l'un de l'autre. Ces six enfants étaient :

1° Louise Bobon, dont le mari nommé Mirman, disparut pendant la chouannerie.

2° Jean Bobon, volontaire au 4" bataillon de la Sarthe, 4G compagnie, mort à l'hôpital d'Angers vers 1797 .

3° Joseph Bobon; mort en Amérique, oii il s'était expatrié en 1785.

4° André Bobon, qui ayant loué l'auberge paternelle aux époux Cogranne, devint le terrible chef de chouans dont le nom seul terrorisait tout le pays environnant. -- Tué à Saint-Etienne-en-Cogles, le 25 mai 1800, par un détachement de militaires d'Antrain.

5° Michel- Jacques Bobon, volontaire à la 13° demi-brigade d'infanterie légère, 3e bataillon, 2e compagnie, — Déserteur, compagnon de son frère André, tué le 1er juin 1800 à Luitré, par un détachement de la garde nationale d'Ernée.

Ce Michel avait épousé à Saint-Brieuc Modeste-Jeanne Nollet, de Tremblay, laquelle abandonna ses deux enfants

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